08 juillet 2009

Bêtise du 8 juillet 2009

Contrastes sur le tour

Une adolescence captatrice

Et un vieil homme râpé

Le Rapp sot dit

Cap to the universe !

Le cap cane à sucre

Coco qui cocaïne

Cacahuète pour moi

Crack à Coco pour lui

Canal plus en direct

Banal puces pour habitudes

Le porteur d’eau pédale fort

Tandis que le maillot est jaune

Col de première catégorie

Lance cahute et cavale

Tour de France, four de transe

Les Pénitent en maillots avancent

Sur le pèlerinage routier

Ca cavale et ça valse

Déhanchement des cycles

Le tour avance sur le bitume

Les forçats boivent de l’eau

Pas de pot au feu ni pot belge

Le maillot à petit pois verts

Et celui du meilleur écolo

Celui qui marche à l’eau

Mais ça ne concerne personne

Faut quand même ne pas déconner

06 juillet 2009

Bêtise du 6 juillet 2009

Haïkaïs en Juillet

Question de couple
La Lune aime le Soleil
Épouse du ciel

Cristaux de neige
Des noirs hivers trépassés
Fondu dans mes mains

Et dans ce matin
Juillet s'égrène lentement
Chapelet de jours

Réalité cruelle
Hyper dure et tenace
Violence donnée

Motel horizon
Trop mortel aux saisons
Vacances ennuis

Passez passages
De ces vents mauvais
Juillet s'enfuit là

Ta lumière Bleue
Dans un ciel aussi très bleu
Blues du bleu cobalt

05 juillet 2009

Bêtise du 5 juillet 2009

Aujourd'hui

Aujourd'hui lumière de juillet

Très blanche très lumineuse

Aussi quelques nuages

Qui cachent le soleil

Un peu mal aux yeux

Tellement la lumière est forte

J'aime cette lumière

Qui n'existe quand ça va

Juillet me va bien

Juillet avec son tour de France

Juillet avec ses vacances

Juillet sans fards

Aujourd'hui ce n’est pas trop chaud

La lumière n'est pas voilée

Voilà le bel aujourd'hui!

J'aime bien ce ciel d'aujourd'hui!

04 juillet 2009

Bêtise du 4 juillet 2009

Un car de police agresse durement un petit voleur à l’étalage

 

Ce soir je vois ma voisine une Mama juive qui est  très perturbée par une arrestation d’un jeune noir qui venait juste de voler un truc à l’étalage dans le magasin Ed discount en dessous de chez moi… Bref une petite frappe du genre dix –sept, dix-huit ans tout maigre et surtout très très noir… La France pays des droits de L’Homme ? Mon cul ! Bref le gamin serré au collet est mis dans le machin à pin-pon mais comme il crache à ne plus où donner de la salive en insultant violement les braves pandores… Alors les braves pandore le sorte du pin-pon  a une dizaine de gros costauds et tous avec matraque contre ce pauvre gamin… Et la dizaine le met face contre le sol… La tête sur le bitume et lui assène une multitude de coups de bâtons… Bref une déverrouillée sévère… Ca se passe dans ma rue qui est la rue Haxo… Une rue normale de cette formidable ville de faux culs qu’est Paris… Ma voisine se demande ce qu’il faut faire ! Moi je  ne sais pas ! Alors je vous en parle du  brut du vécu de ce soir 19h  1,  rue Haxo Paris 20ième, ça gueulait dans ma rue… Une rue très vivante… Vous les flics ! Laissez nous tranquille et allez faire du chiffre ailleurs…  

01 juillet 2009

Bêtise du premier juillet 2009

Insultes à Dieu

Il jetait des pierres au ciel
En criant: Dieu est mort!
Et je lui crache à la gueule
Cet enfoiré de merde

Il lui parlait avec conviction
Comme il parlerait à son confesseur
Vous savez ces gens d’églises
Qui vous fouraillent dans l’âme

Mais là c’était le père éternel
Il l'insultait, le provoquait
Et le traitait plus que bas
Il jurait, il blasphémait sans cesse

Alors dans une grande inspiration
Il crut qu’en blasphémant
Sur ses capacités sous entendue
Comme maitre du monde

Et il osa un grand truc
Dieu si tu existes t'es qu'un con !
Alors Dieu qui s'en foutait ne répondit pas
Quelques parts les anges rigolaient...

28 juin 2009

Bêtise du 28 juin 2009

Bruno Quinchez vend

4 recueils de poèmes

Faits sur le Net

De 2004 à 2007

Entre 32 pages à 40 pages

Formats A5 (A4 pliés)

Fabriqués avec 

Microsoft Publisher 

Photocopiés et agrafés

Prix 5 € /unité

Frais de Colipostage compris

Contacts: Tél 01 43 64 33 29

Courriel :/ quinchez.bruno@free.fr

27 juin 2009

Bêtise du 27 juin 2009 bis

On va bosser jusqu'à la mort...

Je ne sais pas si vous avez mais le gars Fillion reprenant les géniales idées du nain Sarko... Ben il va nous faire des retraites sur mesures du genre 65 à 70 ans et 50 ans d'activité salariée...Tout ça pour vous dire que notre génération celle des 50 à 60 elle est déjà dans les retraités ou des non actifs... Mais que les gamins de 20-30 ans ils devront bosser jusqu'à 70 ans c'est à dire jusqu'à une mort statistiquement probable... Mais quand va ton taxer le capital et prendre l'argent... là où sont les sous... C'est à dire dans les fonds de spéculations bancaires...

Bêtise du 27 juin 2009

De la Littérature

Ce matin je suis branché sur TLP

Quoi de plus ordinaire vous me direz

En même temps j'ai branché sur ma chaine Hifi

Le CD de Léo Férré sur Rimbaud et Verlaine

J'écoute sans vraiment les écouter

Ça passe des assis de Rimbaud

A des poèmes de Verlaine

Ils passent bien les poètes Maudits

Surtout avec la voix de Léo

C'est mieux qu'un bruit de fond

Ca me donne des idées dans les formes

Quoique je les connais par cœur

Puis les musiques de Léo ça arrange

Je suis là dans un temps mi doux mi chaud

Avec Léo, Arthur et Paul qui causent

Je me dis ça parait si facile la poésie

En fait non c'est l'usage de l'ordinateur

Qui nous permet de rectifier

La c'est Verlaine... De la musique avant tout!

Et tout le reste est littérature

C'est bien sur PC...  ça évite les ratures

26 juin 2009

Bêtise du 26 juin 2009

La nuit

Aimez-vous l’obscurité ? Celle qui fait peur...

De celle qui terrorise les petits enfants

Personnellement j’ai mis longtemps

A pouvoir apprivoiser ma peur du noir

 

Milles petits démons gluants me veillaient

Tous prêts à me faire mille tortures diverses

Puis j’ai  un jour fait la paix en moi-même

Et la nuit est devenue comme une amie

 

Dans l’obscurité il y a les horreurs certes

Mais il ya aussi cette intimité partagée

Les plus beaux moments se passent dans le noir

Sans que l’on voit rien tout dans les caresses

 

Des fois j’imagine des femmes vampires

Qui me font l’amour sans morsures sanglantes

Mais ce ne sont que des fantômes fantastiques

La nuit je rêve aussi de déesses incroyables

 

Elles sont toute parfaites dans mes nuits

Je ne vois pas ce que je vois dans les jours

C'est-à-dire cette acrimonie et ce flasque

Elles sont encore plus belles que Vénus

 

Vénus qui se tait dans le noir, amoureuse

Je n’imagine pas ces hanches trop molles

Et elle ne voit pas ma brioche de mec

Dans la nuit nous sommes tous parfaits

24 juin 2009

Bêtise du 24 juin 2009

La Beauté...

La beauté ? C'est le soleil éclairant le dos de Laetitia
Qui  est encore plus beau éclairé par le soleil levant
C'est mieux que les nus d'Ingres et le surnuméraire
Là! Ce n'est qu'une fille belle et nature que dore la lumière

Le plus beau dos du monde à la lumière du soleil


 

23 juin 2009

Bêtise du 23 juin 2009

Un homme assis

Un homme assis regarde ses pieds
Ces pieds sont sales dans les vieilles basquettes
Il aimerait tellement les dégourdir ses pieds
Se balader dans l’eau clairette du bassin
Et les rafraichir sans pudeur ni gène
Mais il ne peut pas il y a les flics qui le surveillent

Un homme assis regarde sa main droite
Sa main droite est pleine de cicatrices
Celles là que lui a laissées la vie parfois
Mais il tend la main avec un gobelet
Le gobelet a quelques pièces jaunes
Sans doute s’achètera-t-il un sandwich et une bière ?

Un homme assis regarde sa main gauche
Sans doute veut-il regarder sa montre
Non il compte ses amis qui sont dans la rue
Un ! Celui là ! Il viendra vers cinq heures
Deux ! Celle là ! C’est une radine sympathique
Puis trois, puis quatre et il a trop de doigts
Ces amis sont au pays l’ont-ils oublié ?

Un homme assis regarde son ventre
Son ventre c’est une boutonnière fermée
Pourtant il est en anorak en plein été
Il a toujours froid il ne sait plus le soleil
Il regarde dans ces poches et il cherche
Il cherche quoi je ne sais pas et lui non plus

Un homme assis attend, attends… Mais qui ?
Il m’attend moi et il me sourit toujours
Parce que de temps en temps je lui donne
Et que  lui donner ça me rassure aussi
Il attend le regard d’un donateur
Ou il attend le bavardage d’un ami
Mais cet homme assis attend toujours

Un homme assis attendait là bas
Je m’y étais habitué… Car c’était lui
Et moi qui me disait où est il ?
Je me souciais de ce quotidien
Qui marquait mes jours ordinaires
Je ne sais pas si Sarko l’a renvoyé
Peut être pas ! Il était aussi hongrois

21 juin 2009

Bêtise du 21 juin 2009 VI

Silences

Dans tous les silences il ya trop de non dits
Comme une envie ou même une revendication
Ou même parfois c’est une prière impossible

De tous ces trucs idiots qui nous traversent
Et que l’on oublie aussitôt sans problèmes
C’est ce pauvre bougre qui ploie sous la misère

Cette femme toujours violée et encore plus exploitées
C’est un enfant qui regarde le monde et  qui attends
Je ne sais pas quoi encore le silence est une non action

La non action chez les bouddhistes c’est laisser faire
Laissez faire c’est aussi la mort qui tue l’ami aimé
Mais le silence n’est pas que cela c’est de la musique

Vous savez cette mélodie qui s’arrête et qui pourtant dure
Le silence de Dieu ? Je ne sais pas… Il y a cela qui est  peut- être !
Le silence c’est aussi l’approbation des maitres si vous en avez

Ou la folie sans limite de ce fol amour, l’amour sans limites
Vous savez ce fol amour conquérant et sans rémissions
Parfois j’ai peur de ce silence  car c’est comme l’absence

Ou bien le noir le plus complet dans une nuit sans étoiles
Le silence c’est aussi ce don merveilleux de se sentir bien
De ne rien  vouloir, ni  demander, ne rien attendre et rien espérer

Ce n’est pas une forme du désespoir mais une plénitude
Celui là est réservé à ceux qui ont aimé toute la vie
Pour la mort je ne sais pas ?  J’aime me savoir immortel !

Mon âme ne fera jamais silence de  tous ceux que j’aime
Même si parfois l’absence est aussi le silence de l’attente
Je ne connais pas de silence qui ne puissent me combler

J’aime l’idée que la présence de Dieu est dans le silence
Et je laisse à tous les bavards le droit de jacter sans fin
Mais ils n’atteindront jamais la profondeur du silence

Le silence c’est la présence et la non-présence à la fois
Dans le silence il ya mille choses qui se disent encore
Comme autant de secrets cachés dévoilés par l’ange

Bêtise du 21 juin 2009 V

Le temps de l’œuvre

Pour tailler toutes les facettes d’un diamant
Un bon lapidaire mets des années de polissages
Encore lui faut-il connaître les inclusions de sa pierre
Et prendre son temps dans la taille de la gemme

Pour fabriquer un collier de pierres précieuses
Un bijoutier met plus d’une bonne année
Il lui faut sertir les pierres et souder les armatures
Il prend son temps aussi ses bijoux sont chers

Pour faire une bague, ma nièce prend son temps
Elle grave ses inscriptions sur le métal et la forme
Elle se donne quinze jours pour faire son œuvre
Et elle vend sa bague à un bon prix comptant

Pour faire un sonnet un expert met un jour
Il travaille les vers, les rimes et l’hémistiche
Mais il veut les règles classiques de la versification
Son sonnet est dit classique et il est donc parfait

Moi j’aime les vers libres et ça vous le savez
Et quand j’écris un poème qui est sans rimes
Je prends encore moins de temps que les autres
Cela veut il dire que mon poème ne vaut rien ?

Bêtise du 21 juin 2009 IV

Bye Papa ! (NB Fête des  pères)

Mon père est mort il y a longtemps
Je pense aussi à lui… Et alors quoi ?
Je pense aussi à ma mère pareil
Je n'aime pas fleurir les tombes

Papa tu es bien loin maintenant
J'ai grandi sans toi sans maman
Je suis resté cet éternel adolescent
Tandis que vous vous êtes ailleurs

Ailleurs ce n'est pas la mort
Mais comme un long voyage
A l'étranger ou des vacances
Bonne fête papa ! Je pense à toi!

Bêtise du 21 juin 2009 Ter

Habile ?

Lorsque l’on devient habile dans son écriture
Que ce ne sont plus ces prières très intimes
Des cris vers Dieu, et ça devient presque une habitude
Ce ne sont que des jeux d’écritures pour soi –même

Lorsque l’on devient habile dans sa poésie
Que ce ne sont plus que des poèmes impersonnels
On croit avoir atteint le sublime de l’universel
Mais ce ne sont encore hélas que des verbiages

Je me sens habile et très rusé dans les sentiments
Cela veut il dire que je ne suis pas vraiment sincère
Non ! Mais cela surtout dire que je me laisse guider
Par la forme du sens et par les mots que j’aligne

Certains prient en parlant de leur meilleure part
J’ai aussi l’impression de ma pure hypocrisie
Et pour ma prière je me tiens à des formules
Il me serait aisé d’écrire de très belles prières

Mais mon âme n’est pas heureuse car le poète ment
Il se donne toujours le beau rôle et ça je le sais trop bien
Alors parfois j’ose dire un petit Ave Maria ou un Pater
Et j’essaye encore de m’y tenir en pensant à leurs sens

Le poète que je suis, il sait trop bien ces possibilités
Il sait aussi trop bien que ce n’est que lui-même qui parle
Je n’aime pas beaucoup prier avec mon monde à moi-même
Les prières canoniques alors me suffisent bien assez

Je ne sais si ce poème là est aussi un poème habile
Je n’aime pas paraître plus intelligent que vous
Ma foi serait heureuse dans une prière silencieuse
Comme de penser à Dieu dans un jeu très idiot