Fuite vers le vide (Néant ?)
Ce matin en me levant, j'avais une mauvaise impression, celle d'un vide dans ma tête et un léger vertige comme si mon cerveau faisait des siennes. J'ai connu Jean-Pierre Rosnay du club des poètes à Paris et je l'ai vu lentement perdre ses esprits avec un diabète qui faisait sauter les cellules de son cerveau. Personnellement je ressens cela aussi mais je n'ai pas vraiment peur, ni vraiment envie de combattre quoique ce soit... Et je n'ai même pas peur sinon une certaine sérénité du vide et du silence. Pour combattre cette dégradation personnelle avec la foi en moi, on m'a déjà suffisamment comprendre que la foi que j'avais en moi ça dérangeait profondément ce monde absurde et matérialiste. Je n’avais pas le droit de monopoliser pour mon usage personnel de Dieu, la réalité telle que je la perçois. Alors tout comme un bouddha serein, j'envisage sans peur de me retirer du monde, de ce coté immortel et divin. Ce monde personnel, celui qui souffre d'un manque d'amour entre toutes les folles et tous les fous qui veulent entrer de force dans mon monde. Ce que je voudrais pour moi, c’est la plénitude de l’amour et du désir et non pas la compétition des ego. J'en ai marre des gros nombrils qui veulent exister. Pour l’amour réciproque, à savoir que j’ai été très amoureux mais il y a maintenant surtout une vraie absence. J'aimais passionnément une femme à 20 ans, Elda ou comme une apparition très lumineuse en 1972... J'avais en moi toute sa lumière dans les yeux puis j'ai renoncé à cette lumière pour des raisons d'un enfer bien réel, d’un ego surdimensionné. Aussi j'aimais l'autre celle qui avait, pour moi et en moi, une foi profonde, mais cette foi, cela reste celle d'une morte et maintenant j'ai du mal à croire en moi. Je ne sais si je dois aller sereinement vers ce vide ou encore faire une incursion dans le domaine de la foi... Celle que j'aime est vraiment bien loin et il faut être un vrai amoureux pour aimer. Cette folie amoureuse par la puissance que cela me donne. On ne m'autorise plus à être fou car cela dérange. Je mourrais tranquille et apaisé et il n'y aura plus rien de ma part. J'aimais ! Aimerai-je ? C'est ma question ! Je ne sais dire à une folle que je l'aime car elle est beaucoup trop matérialiste. Je ne sais dire que ma folie à besoin du grand espace de la foi et que je ne saurais me laisser limiter par des conventions. A savoir que je trouve tous mes contemporains du vingt et unième siècle vraiment trop con et ce monde beaucoup trop matérialiste pour savoir rêver et créer un monde meilleur...