04 décembre 2005

TLP Octobre 2004

Les Mots...

Prenez soin des bons mots dont vous usez
Nettoyez-les ! Ne les négligez pas !
Toujours de bons serviteurs, aimez-les !

Si un mot parait relief de repas
Les mots sont précieux, nul ne peut me dire
Comment vous aimez et vous respirez,

Un seul mot suffit pour faire rire
n’insulte pas ! Parle ! Soit inspiré !
Les plus beaux sont amour et liberté
Ne crois pas la liberté limitée !

Globbe-trotters

Si tous les gars du monde voulaient se donner la main
Comment feraient-ils pour se moucher...
Entre parenthèse, mon père, dans les années 50
Rêvait du premier citoyen du monde
Mais je me rappelle plus son nom
Garry Davis je crois bien (Rectification Décembre 2005)
L'époque est dure mais on y arrivera
Mais dans combien de temps
Y'a urgence et ça c'est poétique

Amour des quatre saisons

Un amour en hiver est beaucoup moins prolifique
Qu'un amour de printemps mais beaucoup plus stoïque

J’veux être Dieu …

M'ennuis le jour et la nuit
Si j'étais tout puissant, m'emerderais pas
Ma vie serai enfer ou paradis.. Qui sait ?
Poids des jours que tu es lourd
J'aime ce poids car je sais que par lui j'existe

Nuages

Je vois passer les nuages là bas
Oui les fragiles nuages, où vont-ils
Ils vont là où le vent les mène
Libre et léger, sans présent, ni passé
Les nuages sont là, ciel éternel
Juste un peu de notre éternité

Le temps est variable

Le temps est variable,
Un anticyclone, passe, avec un peu d’avance, devant ma porte.
Un train de, mesures acoustiques, bouche la voie,
Les particules, se font décapiter, sous de hautes tensions,

Le temps s’égrène,
Goutte à goutte, incertain,
Un soliste démarra en première position,
Les chœurs se greffèrent, dès le premier tempo,

Un demi-chef d’orchestre, dirige les satellites,
Le méson pi, se pose en douceurs, dans le fond de ma cour,
Dans les yeux éblouis, d’un grand gosse rigolard,
La girouette indique le sens, du vent de l’histoire,

Une si, gale, indique la note et donne le la,
Pierrot décroche sa lune et l’apporte à John F Kennedy,
Langevin rencontre le petit Robert et le grand Albert,
Le petit, la rousse, pisse en lits, de sang froid,

Monsieur Littré, lui fait la morale, l’air sévère,
Wagner se tire en douce, Eanes mange des lentilles,
Le temps, n’est plus variable,
Il pleut sur le Nord de la planète terre,

l’hagard du Nord est interné à Dallas,
Il neige, sur nos dernières utopies,
Le croissant rouge, refuse, l’assistance d’un ami,

Le temps est mesuré,
Il ne mousse pas assez de chocolat, sur la moquette,
Les bâches sont pleines, les vaches produisent le lait,
Les pies, s’encanaillent, elles nous piquent nos rêves,
Les chiens aboient, la caravane passe,
Le feu s’allume, piéton, je traverse,

l’heure est, avancée, je m’arrête,
Un clou s’enfonce, une tête dépasse,
Un trou, qui jouit, se fait combler,
Une bourse se vide,
Un wagon de jarretelles se met à craquer,

Un facteur multiplie ses termes,
Une vidéo sépare le bon grain de l’élite,
Le jour est finissant, Les heures sont comptées,
Un ouvrier, passe à la caisse,
Vers vingt-trois heures trente,
Les temps sont finis,

Un de mes premiers poèmes écrit en 1977 ou à peu près c'est si lointain 1977


La Femme à la Fontaine

En allant me promener, je vis une femme
Bien seule au bord de sa fontaine
Mais je vis aussi des fleurs des fruits
Et quelques-uns uns qui lui tenaient compagnie

Je me disais quel joli tableau
j'irais bien boire de cet eau
Mais la fontaine était loin

Et elle en est encore que plus belle
Cette fontaine quelques part là bas
Là où sont les arbres, les fleurs et la femme...

Dure la Vie

La vie est dure mais sans toutes ses joies
Et ses grosses emmerdes
Vaut-elle la peine ?
Tu verras... Je ne dis rien
Pas question de jouer le vieux sage

Assemblée de poètes

Nous étions un, puis deux et alors trois
Puis par un prompt renfort nous fûmes mille
Et alors au bord de l'eau nous causâmes nous causâmes
Ces bavardages ne changeaient rien au monde
Mais qu'est ce que ça faisait du bien
De causer de parler de partager et de savoir
Que nous étions plus d'un à rêver
D'un monde meilleur et encore à refaire
Nous fumâmes, nous buvâmes nous parlâmes
Mais que de la bonne herbe, du bon vin et de bonnes paroles
Et nous étions heureux ensemble

Entre parenthèse j'étais cet après midi à un spectacle
avec des poètes vivants à Paris au Lucernaire 53, rue ND des Champs
pourvu qu'ça'dure

Compter avec ses doigts

T'as deux pieds deux mains et vingt doigts en tout
Léo Férré disait que ceux qui comptent leurs pieds
Ce ne sont pas des poètes mais des dactylographe
à savoir que dactyl veut dire doigts en grec

Soleil bien pâle

Une nuit de septembre
Cœur qui a mal

Une feuille morte
Le décès dérisoire
un jour d'automne

Un otage meurt
Mille cadavres de plus
La Guerre me tue

Dire aux soldats
Demain reste à venir
Mais quoi encore ?

Cœurs trop fatigués
Nuages sous la lune
Mes espoirs déçus

Demain loin Paris
Revivre en savoie
Dans les noyers

Noyers m'attendent
Pour tout bien ramasser
Paniers plein raz-bord

Des pensée autres
Très loin de cette guerre
Vivre, respirer

Demain à l'heure
ou soleil couchera
serait en ce lieu

Voir des bons amis
Soleil brille dans mon cœur
Hiver sera blanc

Sur le temps

N'avez vous jamais songé comme le temps passe vite quand on est amoureux et qu'il est trop lent lorsqu'on en est loin? Le temps des amoureux n'est pas le même que celui des patrons ou des banquiers puis, il y a le temps des musiciens avec des tempo d'orchestres tous différents le temps est un sablier qui fuit comme le tonneau des Danaïdes

TLP Méandres Janvier2004

Sur l’infini

Zéro plus zéro égale la tête à Toto...
En relativité rien ne vas plus vite que la lumière
et toutes les vitesses se composent...
Alors question d'infinis y'en a pas
même les dimensions de notre univers sont limité
par l'âge de l'univers 13,5 milliard d'années...
Non nous sommes dans le très grand l'incommensurable
mais pas dans l'infini

Rapports de masses à pékin (juin 1989)

Les chars avancent lourdement,
Les chars avancent lentement,
Vingt fois trente tonnes de métal,
Vingt fois trente tonnes, vingt fois,

Trente tonnes, a vingt a l’heure,
l’homme descend de sa bicyclette,
L’homme descend de sa bicyclette, et il attend,
Un homme, un individu, de soixante kilogrammes,

Un individu, fétu de paille devant les monstres d’acier,
Et miracle, les dragons de fer s’arrêtent,
Les hommes qui les conduisent,
Les hommes qui avançaient,

Les hommes qui avançaient, dans les masses d’acier,
Contre la masse humaine,
Ces hommes du pouvoir sont bien des hommes,
Des hommes de chairs et de sang, les hommes du pouvoir,

Arrêtent, l’homme de la masse, ils mènent l’homme de la masse,
Dans les cachots du pouvoir, ils jettent l’homme de la masse,
Dans la prison du pouvoir, le pouvoir était au bout du canon,
Mais quel en était le bon bout ?

Le pouvoir est au bout,
Mais vous savez et vous connaissez la suite !

Pékin chine mois de juin 1989 (fin d’un printemps) Idem partout en ce moment Irak, Afghanistan, Russie, USA, Ossétie, Tchétchénie, Israël, Palestine et tous les pays en guerre contre des puissances qui les dépassent de loin

Tempête dans une tête

j'ai l'impression d'être au milieu d'une tempête
Il n'y a pas que les tourments que j'ai dans la tête
Mais je vois une violence historique sous mes yeux
Des clochards dans la rue qui ont le ventre creux

Et de faux mendiants qui exploitent tout mon crédit
Mais quand on me demande qu'est-ce qu'alors je fais ?
Ce que je peux donner! Ce qui est faux, est aussi vrai
Un politique non-coupable mais responsable l'a déjà dit

Je me sens impuissant comme devant ces vampires
Pas ceux qui me sucent le sang, c'est encore bien pire
Mais c'est de voir tout cela comme si c'était normal
Tout cela me fait mal au coeur et un poids au moral

La politique échoue là où elle devrait encore plus exister
c'est à dire panser les plaies ou soutenir mes pensées
Mais je vis dans un monde déraisonnable, fou et insensé
Ou le plus important, c'est de plaire aux électeurs pour rester

Merde j'ai voté, j'ai choisi mon seul et unique bourreau
Et ce salaud, il fait trop bien son boulot qui m'épouvante
La tempête ne se calmera pas, celle qui est dans mon cerveau
Hier encore je croyais en demain mais aujourd'hui déjà s'invente

Et je ne sais même pas si demain cela vaut la peine d'essayer
En Tchéchénie ou en Ossétie, en Afghanistan ou encore en Irak
Les militaires dirigent le monde... Mais il ne faut pas m'effayer
Mon unique et grand rêve ce n'est que tout cela ça craque

Dans un grand Krach boursier ou par une bonne reprise une reprise en main
de cette conscience si inhumaine
Je veux pas des sectes humanistes SVP ! Ni gourou à analyse
Mais la simple conscience de la fragile existence humaine

Rimes au mot raison

Raison
Oraison
De profondis
Qu'est-ce que t'en dis

Le Poète cet emmerdeur

Le poète a toujours raison;
La femme est l'avenir de l'homme
Et tous ce genre de chose...
Disait un certain poè-te

Avant d'abandonner sa femme,
Et d'aller conter fleurette aux petits garçons...
Bref Le Poète y'en a marre! Je ne le connais...

Quant à moi je ne connais que des humains
Qui écrivent avec leurs petits problèmes,
Leurs grands ennuis et une capacité

De sentir le monde plus développé que d'autre...
Mais le POETE merde! Quezaquo ?
Je ne connais pas Le POETE !

De la liberté et du confort

La liberté, ce n'est pas confortable
Et certains lui préfèrent la sécurité
C'est comme cela que les tyrannies prospèrent

Humour très noir dans le style des pub pour les fourrures

Vous aimez les bébés ?
Achetez donc un manteau en peaux de Bébés !

Vous ne savez que faire de vos Bébés ?
Vendez-les à Peaux de Bébés Incorporated

Rien n’est plus doux qu’une peau de bébé !
Vendez et achetez leurs peaux…

Cynicus Hominus Habilis Paris le 19 décembre 2002
Idée qui vient d'un dessinateur de BD Gossens
qui a fait l'encyclopédie des bébés en 3 volumes de BD,
et à force de voir la pub à la télé j'ai fait l'association d'idée...
Puis c'est très surréaliste au sens fort du thème

Sur les seins

Le fétichisme des seins
C'est purement masculin
Moi aussi j'adore les beaux seins

Mais j'ai une bonne copine
Qui quand je lui dis ce truc là
Ben elle me dit que ça la répugne
Beurk beurk beurk ....

Le Choix

Paradis ou enfer nous n'avons pas le choix
Parlez pour hier, demain ou autrefois
Déjà un peu de temps passe hélas
Et l'éternité se montre encore trop lasse

Mais savoir que demain existe est sagesse
Même si parfois les poètes la confonde avec tendresse
j'ai longtemps rêvé sous plus de mille étoiles
mais mon Dieu je n'ai plus peur de tes voiles

Je ne veux pas mourir sans avoir vécu
Avec de bons amis et beaucoup d'inconnu
Merci! Est la miséricorde accordée aux hommes
Et nul curé, pasteur ni rabbin jamais me sermonne

Car je sais bien que la haut il soit miséricordieux
Ce mec bizarre... Le barbu que l'on nomme Dieu
Même si c'est aussi une femme avec tous ses appas
Mais pas une femme qui ne se vends... Non pas

Léda et Danielle

Si j'étais un chanteur je dirais fais moi signe
Si j'étais avec la belle Léda
Je lui dirais fais moi cygne
Mais je ne suis qu'un poète
Et je ne te dirais peut-être
Demain ou après demain
Elle te prendra par la main

Le poète me fait chier

Le poéte est un chieur voir Rimbaud
le Poéte est un albatros voi Baudelaire
Le Poéte doit s'affranchir des conventions
Le poéte se conserve dans l'alcool
Le poéte sera maudit ou inconnu
Le poète mort est rentable
Le poéte a toujour raison ce chieur
Le Poète est dans la marge donc homo,juif ou Punk
Le Poète est pauvre sinon ça emmerde le populo
Le poète est une création littéraire
et le poète m'emmerde car il me force à le lire

Razemotte 22 janvier 2004

TLP Septembre 2004

Comptine

Y a qu'une dent
dans la mâchoire
à Jean Baptiste

Propos de retour de vacance

A des branchés forcenés
Vous savez quoi ?
Moi! J'ai pris des vacances
Pendant ce temps là
Les guerres continuent
Et les gars et filles de TLP
Balancent leur ennui
Faut vous dire et je vous l'avais déjà dit,
Il faut vivre, le virtuel ça n'existe pas vraiment
Et que le bon air pur m'est plus indispensable
Que des poètes qui font la gueule et qui gueulent
Avis à la population de TLP
Prenez du large
Ca fait toujours du bien à la tête et aux sentiments
En trois mots : vive les vacances !

Aphorisme

L'amour ça finit au lit à 20 ans pour faire l'amour et à 90 ans pour y mourir

Poètes et Poésies sur TLP

Poésie bonbon acidulé
Pas assez roboratif trop mignon
Parlez-moi de con
Bordel de merde de chiure
De pète plus haut que son cul
J'm'enuie ici sur TLP
Il y a trop d'eau de rose
Et pas assez de belles choses
Ca oscille entre Poupée Barbie et Terminator 1000
Et ce n'est pas mon monde...
Rien à foutre des petits jeunes
Qui ne savent dire qu'il fait beau
Comme le bleu de tes yeux

Petits matins

J'avais un copain un peu plus jeune que moi
qui le matin se réveillait avec un peu de priapisme matinal
il devait avoir fait des rêves érotiques durant sa nuit

Réponse à un poème de prière à Dieu

Dieu t'écoutera peut-être
Mais il nous demandera notre participation
A nous tous les hommes et femmes de cette terre
Car sa toute puissance s'arrête devant notre liberté

Septembre

Voici revenues Les mélancolies froides
Et tristes du terme de l’été,
Où la clarté descend, inflexible,
A la rencontre de la nuit,
Mon cœur désabusé,
S’épanche d’un pleur vacant,
Sans bruit,
Le vent d’août
M’éloigne des chaleurs
Des crépuscules tourmentés,
Sombre fraîcheur de ces jours d’automne,
Qui accroît mon cafard,
D’une tristesse, sans fin,
Cet exil amer, gracieuses fleurs s’anémiant,
Des souvenirs,
Accompagnant la moiteur des canicules,
Ardente et sans fards,
Dans la fusion aimable
Aux soleils torrides
Et aux sourires charmants,
Les grands arbres se décharnent
De leurs feuilles,
Grands squelettes d’hivers,
Où mon cœur se couvre
D’un manteau de laine
Et de songes pervers,
Nuits de solitudes,
Voiles sans clarté,
Ô jours bénis !
O farouche soleils !
Les ténèbres confuses
Des mois d’hiver,
Viennent avec la froideur des frimas,
Et elles coulent mes pensées
Dans ce moule où l’espoir
Est ce triste et blême déjà,
Ah ! Quand reverrons-nous les frissons
Des lueurs de l’aube
Et les bleus réveils ?

Victorugueux 1996

La mer Quatrain

La mer est une éternité stable
De vents, de vagues et de marées,
Et des fleuves s’y déversent
Comme autant de temps différents…

Poème pour une ange

S'il n'y avait pas tous ces pauvres fous
Que diraient alors ton âme et ton cœur ?
La vie ne serais jamais que... M'en fout !
Et tu n'aurais à jamais aucune ardeur

Pour pouvoir espérer voir venir cette fin
Que tu as l'air de vraiment beaucoup désirer
Mais toi, te sais-tu déjà te savoir cette adorée ?
Un tourment, un seul pour ton unique destin

Mais seules les belles anges se lassent
Du tourment d'être parfois aussi bien aimée
Mais jamais, elles ne vivent, ni ne trépassent
Ni joie, ni peines, ni jamais la joie d'être consumées

Un de mes amis poètes vieux parmi les vieux
Un certain Jean-Pierre Rosnay  disait
Les garçons sont plus romantiques que les filles
Et qu'un garçon amoureux vous proposera la Lune
Mais que vous les filles vous n'avez rien à faire de la Lune...

Ma muse… Un souvenir chéri

Ma muse s'amuse de toutes mes ruses
Mais elle sourit de toutes ses dents
Elle croque la vie comme ces enfants
Qui courent çà et là et qui s'amusent

Sur la balancelle, debout elle se balance
Et moi prudemment vers elle, je m'avance
Elle a ce rire heureux de ceux de son âge
Et avec elle je me promets de faire mille voyages

Ma muse, elle n'a que vingt ans et moi aussi
le temps est toujours beau, là bas, comme ici
Le vent souffle et décoiffe ses grands cheveux
et je suis amoureux d'elle et ses beaux yeux Bleus intenses

Moi  à 20 ans Ma muse s'appelle Elda
Elle m'a rendu fou d'amour
Elle s'est mariée avec un autre
Mais je l'aime encore et toujours

Prédatrice, prédateurs et solitudes

Dans les histoires de marins les sirènes étaient des prédatrices dans un milieu spécifiquement masculin...  Là vous me faites penser à des fantômes où plus exactement au poème de Baudelaire "mon rêve familier" mais peut être croyez-vous qu'il existe un au de-là pour les amoureux... Ceci j'aime à le croire mais la cruelle réalité me parle de l'entropie de chaque choses en ce monde... Où tout casse, tout passe, tout lasse mais contrairement à Léo Férré qui disait "avec le temps on oublie tout" j'aime mieux Jacques Brel qui disait : "on n'oublie rien de rien, on s'habitue c'est tout ! "

Mort aux vieille peaux

C’est après midi en revenant d'une promenade dans Paris,
il y avait une dame avec une poussette,
laquelle était devant moi, arrive un passage étroit sur le trottoir...
Comme un innocent je la suis sans mollir...
Mais, et il y a ce mais sur le même trottoir
il y avait une dame soixante, soixante-dix ans
qui s'adresse à moi en me disant : la politesse aurait voulu...
Qu'est-ce que je fais ? Je lui casse la gueule
en pensant qu'une infirme a droit à mon empathie,
mais comme un couillon, je lui ai dit : La politesse c'est pour les vieux !
Avais-je raison ou tort ? Il me semble que la dame aurait aimé
Que je m'excuse, mais je ne lui ferais pas ce plaisir...
Il me semble qu'aller dans le mouvement naturel des choses
et suivre la poussette était plus dans ma pensée
qu'un protocole fait pour des vieux qui se foutent pas mal des autres...
Morts aux vieilles dames indignes !

TLP Juillet Aout septembre 2004

Deux petits aphorismes

Premier aphorisme :
La haine et l'amour sont d'une essence très
et une petite étincelle suffit à tout enflammer

Second aphorisme:
L'amour conserve et la haine détruit tout

Vacances

Moi je m'en irais de çà et de là
pareil à un vacancier pour là bas
et je m'en irais sur les chemins
de mes vacance à passer enfin
Du 15 juillet au 15 août
Je serai un absent très fidèle
Jusqu'aux temps du black-out
Mais pour des vacances bien réelles
T'en fais pas luce-Ile le coeur y est
n'avais tu pas de belles iles...
Me semble-t-il où poser tes rêves

Aphorisme: L'hypnose une méthode de pouvoir aussi
la pub en est le meilleur exemple

Messie

Parait-il que le gars Jésus ne se savait pas Dieu
Mais l'envoyé de Dieu ...
En aucun cas il n'a revendiqué sa divinité
C'est le gars Paul de Tarse qui a parlé du fils de Dieu...
Il était thaumaturge mais parait il à l'époque
C'était une chose courante parmi tous les concurents
Pour le titre de Messie

Carte du tendre

Ah la carte du tendre, c'est un beau sujet
A chaque fois, c'est une nouvelle exploration
pour des montagnes, des vallées et quelques forêts
Mais à chaque nouvelle cartes de nouveaux mystères

Quatrain

Mon Cœur est triste ce soir
Vous ne m'avez pas dit bonsoir
Peut-être dois-je vous le dire encore
Mais le temps cruel vous honore

Histoire de prise

Priser par le nez
Ou bourrer sa pipe
C'est Tabac tout ça

Haïkaïs

Allons au jardin
Cueillir cent-mille roses
Pour fleurir nos vies

La lune grossit
Un tout nouveau printemps
Ouvrant ses fleurs

Sa lune m’est due
Calculait le bel amant.
Devant son rire

La lune ronde
s’épanouit de girondes
Où va le monde ?

La lune verte
Martèle à ma porte
Toujours ouverte

La Lune sourit
Elle visite ses quartiers
Son empire luit

Je sais pas dire
Tout ce qu'il faut dire
Mais je vous le dis

Hier ou demain
Un peu de temps passe
Futurs à venir

Avec sourire
Tous les détours sont permis
Prenons notre temps

Je m'en vais de ci de là...
Pareil à la feuille morte...
Et je m'en vais

Soleil qui brûle
Tout ce qu'il éclaire
Mais soleil de vie

Aimez-moi ! Vous tous
Je suis encore jeune
Nous criait Rimbaud

Le jeune Arthur
Etait aussi un chieur
mais un Poète

Déjà le printemps
Puis passe le bel été
c'est déjà passé

Un soir de printemps
je regardais blanche mer
déposer l'écume

Vagues à l'âme
Et vives tempêtes
Me font absent

Ire de femme
Rendent toujours plus belle
Moult paraboles

Amour et haine
Peuvent nous contrarier
Mais pas la beauté

Dans tous les grands ports
Une femme a son marin
Pour un seul homme

Mon coeur est si dur
Que même un beau diamant
Ne peut le percer

La neige est blanche
le sang est très rouge
mais l'amour rose

L'aigle vole haut
les piafs volètent bas
les poètes aussi

Cigales d'été
réjouissent tous nos cœurs
pas les fourmis

Tendresse et beauté
Sont de bonnes compagnes
Pour toutes nos vies

Colère d'homme
Survient par déception
Sur une illusion

Plus on va vite
Plus notre temps parait court
Vivons pour la vie

Donc vous comptez cinq!
Sept syllabes encore
Puis à nouveau cinq

Questions sur Dieu...

Où est Dieu ?
Qui Prie?
Qui Pries-tu ?
Où est celui qui prie ?
Où est celui qu'on prie ?
Puis que lui dire ?
Mais Priez est bon
Pour soi, pour le monde
Et pour aimer les autres
Tous ceux qui prient pas
Comme toi ou moi..

MA MUSE QUE J’AIME

Ma muse s'amuse de toutes mes ruses
Mais elle sourit de toutes ses dents
Elle croque la vie comme une enfant
Qui courrent cà et la et s'amusent

Sur la balancelle, debout elle se balance
Et moi prudement vers elle je m'avance
Elle a le rire heureux de ceux de son age
Et avec elle je me promet de faire un voyage

Ma muse elle n'a que vingt ans et moi aussi
le temps est toujours beau là bas comme ici
Le vent souffle et décoiffe ses grands cheveux
Et je suis amoureux d'elle et ses beaux yeux

La Voix du Dedans

Léo Férré parlait de la voix du dedans
Et il disait qu'il n'y avait pas moyen de l'arrêter
Comme une radio qui bavarderait sans cesse

il n'y a pas de moyens de l'arrêter
Durant ses nuits il passait un examen de minuit
Plus courament on appelle cela la conscience

Ou psychiatriquement des bouffées délirantes
Mais tous les homme sensibles la possèdent
Il ne faut y voir que le branchement

Sur Dieu , l'inconscient collectif ou notre imaginaire
Et c'est parfois pénible de pouvoir vivre avec
Je ne crois pas que cela soit une tare
Mais un imaginaire qui déborde la conscience

Sourire à une étoile filante

Quand je vois une étoile Filante
En général comme tous je fais un vœux
Mais comme en général c'est dans un ciel d'été
Je me contente d'être tout bêtement heureux
Parce que l'été est beau, le vent doux
Et que je pense à elle

Attention Poète !

Tout poète qui fera des alexandrins
Sera puni de mort par pendaison
Et par les pieds de préférence

La vie est dehors

La vraie vie est partout
la vérité est dans les coeur
le prêchi-prêcha est aussi sur le net
Il y'a pas d'exception entre tous les pseudo
il y a des curés et il y a des fouteurs de merde

Paris sous un ciel étranger…

Ce soir, Paris me montre le ciel d’un exil, celui de l’été,
La lumière a changé, plus fraîche que pendant ce mois d’août,
L’Ordonnance, des nuages gris, remplace les ciels vifs et pourprés
Le soleil semble avoir fait sa valise, dans un immense black-out…

Le quinze août arrive et c'est la mauvaise affaire du calendrier,
Les voyageurs lointains ont parfois ces cieux nouveaux à Paris,
De vagues impressions, les mêmes que là-bas et en ces temps-ci,
Le vent souffle et fraîchit, la pluie tombe, le temps est inhospitalier,

Je vois mon Paris, partir dans l’exil d’un temps qui me lasse,
Tout casse, tout passe, encore un peu de temps et l’été trépasse,
Soleils adorés comme de l’or, les roses embaument très fort,

Les arbres se chargent de fruits mûrs que l’automne recueille,
Il me semble que bientôt les vents souffleront dans leurs feuilles,
Paris est sous le ciel d’un exil, celui de l’été qui est déjà mort…

TLP 2004 ???

Gazouillis de Barbon

Quel âge a ce bambin est-ce l'aîné une fille
Mais vous me direz que vous êtes curieux
Et vous aurez parfaitement raison madame
Dors bébé maman est en haut qui fait du gâteau

Poème pour rigoler des poètes,

Le poète a une très grosse tête,
Il écrit des vers, parce qu’il s’embête
Ho la-là ! Que c’est bête, que c’est bête,

Le poète a un gigantesque nombril,
c’est pour cela qu’il écrit et qu’il babille,
Ho là-là ! Ce ne sont que des broutilles,

Le poète possède un énorme ego,
c’est là son unique et son grand défaut,
Ce qu’il dit, Ho là-là ! Que c’est beau,

Le poète est un albatros dans les cieux,
c’est qu’il s’y croit le pauvre vieux,
Ho là-là ! Que c’est triste d’être sérieux,

Le poète a son public qui l’admire,
c’est ce qui le motive et qui l’inspire,
Ho là-là ! Cela aurait pu être pire,

Le poète est marqué par le destin,
Il sera poète, sinon il ne sera jamais rien,
Ho là-là ! Que c’est désopilant de faire des alexandrins,

Le poète est influencé par une muse,
Sa muse s’amuse de ses ruses,
Ho là-là ! Qu’est ce qu’on s’amuse,

Le poète a une grosse tête,
Ho là-là ! Que c’est bête, que c’est bête,
De se croire un grand poète,

Du feu de la terre et du vent…

Bonjours bambin ! Bébé babillard et rêveur...
Tu vois les lumières et les feux de la ville.
Connais-tu les affreux crapauds de la campagne
Qui croassent longuement dans les mares jaunâtres ?
Sens-tu l’odeur des crottins des ânes bâtés de sacs de ciment ?
N'as-tu jamais vu le matin se lever dans un ciel d’été ?
Sais-tu la peur des bêtes sauvages qui fuient au loin,
Les fouines, les mulots et les mille bêtes des terriers.
La boue d’un chemin de Terre
Avec la marque du tracteur imprimé profondément
Dans le chemin qui chemine vers les prés d’herbes humides et jaunissantes.
Ceci par une journée de l’automne un peu avant la nuit.
Ne t’es-tu réchauffé aux feux de la cheminé de la salle,
Où le tic-tac des pendules électriques indiquent les heures,
Perdant le temps où toi tu visualises le dernier épisode
D’aventures incroyables et toutes ces images qui n’ont pas de poids...
Peux-tu encore imaginer les libellules
Qui bourdonnent sur l’étang verdâtre et froid
Où ton père rêve de pécher, les goujons
Que tu ne mangeras pas dans ton assiette tristounette.
Tu ne rêves que de lendemains sans surprise
Et tu t’ennuies à l’idée surprenante
Que tu connaisses déjà les bêtes sauvages
Car tu les as vus sur l’écran multicolore des programmes télé.
Les hérissons ne sont plus que des héros de feuilleton,
Les coccinelles sont de gentilles petites filles sages et instruites.
Connais-tu les lumières des étoiles qui brillent vraiment dans le ciel
Et sais-tu seulement ce qu’est la cruauté des gentilles bêtes de la télé ?
As-tu vraiment eu peur du loup du voisin qui aboie quand tu passes ?
Respires-tu encore l’odeur des mousserons qui sommeillent dans l’herbe ?
Petit enfant ! Evade-toi de ta télévision et regarde le vrai monde des animaux !
Il est cruel, mais il est réel avec la mort comme sanction des vies.
Pour manger les gentils animaux tuent d’autres gentils animaux
Qui ne demandent qu’à vivre au chaud comme ton chat qui ronronne.
Souris ! Es-tu une gentille souris ? Fais bien attention à mon chat,
Qui dort sur le canapé parfaitement heureux de se faire caresser.
Dis-moi ! Mon bon chat de quoi rêve les bons chats matois
Et gras qui regardent dame télévision dans un rêve de temps sans fin....

Commentaire 1 du textes ci dessus/

J'aime et je déteste le genre humain
Mais je ne peux pas vivre sans lui
Parfois j'aimerais un peu moins de connerie
Mais faut faire avec la condition humaine
Qui est ce qu'elle est, ni réformable, ni immuable
Peut être ai-je confiance en l'homme ...
Peut être me dis-je que c'est une véritable merde
Mais ce que je crois et ce que je pense
Tout cela ça n'a que peu d'importance
Mon désespoir c'est que la télé
Désapprends à regarder et fait de nous des voyeurs
d'un spectacle qui nous échappe notre regard est à rééduquer

Commentaire 2/

A vrai dire je comprends
Que le mot rééduquer ne vous plait pas car c'est vrai,
Ce n'est pas un joli mot.
Je voulais dire que la télé déforme le regard
comme pour une scoliose ou le problème
D'un être qui a poussé de travers.
Je veux dire que j'aimerais mieux
Que les enfants soient plus actifs
Dans leurs visions de ce monde qui les entoure
Plutôt que de consommer des images,
Bref qu'ils aient une culture artistique
Pour avoir prises sur le monde où nous vivons

La femme lune et l’homme soleil

Tu me fais penser aux beaux soleils d'autrefois
Mais je sais qu'ils sont lointains et éteints
n'as tu vécu qu'à l'ombre du grand homme ?
Et pourquoi lui et pas d'autres passions...

Ce sont des choses que tu as vécues pas nous
n'as tu jamais rêvée d'un autre homme
j'ai eu la patience de te lire car ça m'interpelle
Quelques part dans mes souvenirs moi aussi

(Ce texte est le croisement de la technologie moderne,telle que pourrait l’utiliser un oulipien et tiré d'un texte très connu de Charles Baudelaire, Au lecteur)

Au légionnaire,

La soubrette, l’érudition, la pécore, le lest,
Offensent nos essais, et trébuchent nos correspondances,
Et nous allégeons, nos aisés remous,
Comme les ménestrels numérotent leurs véroles,

Nos pécores sont théâtrales, nos répertoires sont laïcs,
Nous fanons gravement nos avions,
Et nous nous répandons généreusement dans des chemises bourrées,
Crucifiant par de violentes pléthores, légitimer nos taffetas,

Sur l’orgasme du malaise, c’est Satie trimestriel,
Qui berne lucidement notre esquisse encombrante,
Et le rigide métallurgiste de notre voltige,
Est tout véhiculé, par ce scatologique chiot,

C’est le diagnostic, qui terrasse les filets, qui nous reposent,
Aux obligations les plus résignées, nous trustons des appétences,
Chaque jour, vers l’enfouissement, nous désenflons d’une passe,
Sans hors-jeu, à travers des ténors qui pullulent,

Ainsi qu’un débris payable qui balance et manœuvre,
Le sexe masturbé d’une apaisante cause,
Nous votons au passé, une platitude classique,
Que nous prétextons fortuitement, comme une vierge osseuse,

Sidéral, foutu, comme un milliard d’hémicycles,
Dans nos cervelles, rigole, un phallus de dentiste,
Et quand nous ressassons, la morue dans nos préceptes,
Désunit, flirt invulnérable, avec de souterraines plages,

Si la vipère, le poivre, le poing, l’inceste,
N’ont pas encore broyé de leurs paisibles destriers,
La cannelure bariolée de nos placides déterministes,
C’est que notre amidon, hélas, n’est pas assez hasardeux,

Mais parmi les chiottes, les papes, les lieder,
Les sirènes, les scrupules, les vélomoteurs, les serveurs,
Les monte-charge, gobant, idéalisant, gueulant, rampant,
Dans le ménisque ingénieux de nos vicissitudes,

Il en est un, plus langoureux, plus mécréant, plus immuable,
Quoi qu’il ne prêche, ni grande gifle, ni grande critique,
Il farcirait volontiers la tête de déchets,
Et dans une balafre, aveuglerait le monde,

C’est l’enseignement, l’œuvre chargée d’un plomb ionisé,
Il revêt d’échecs, en fusillant sa huche,
Tu, le consacres, légionnaire, ce monte-charge déliquescent,
Hystérique légionnaire, mon sépale, ma fleur,

(Victorugueux ; Charles Baudelaire) Bruno Quinchez
(Sceaux 1977 Paris 1988 Morsang sur Orge les, 24 novembre 1991 et juin 1995)

Méthode Texte cible au lecteur de Baudelaire puis remplacer les verbes et les noms Pour les Verbes Prendre le N suivant sur le dictionnaire de son choix Pour les Noms + Prendre le P suivant sur dictionnaire idem Les formes grammaticale et les adverbes restent les mêmes à l'époque j'avais de la patience

Sur les sauveurs du monde

Lorsqu'un rédempteur quelconques
Ne vendra pas pour du pouvoir ou de l'argent
Son trésor d'amour seulement là, je croirais en lui

Période sombre

Dites donc poètes est-ce parce qu'il pleut ?
Que dans vos têtes et vos cœurs, y a pas de ciel bleu
Ca devient sinistre TLP et à quand le suicide en direct
Je vous foutrais bien un uppercut au foie des plus correct

Allez un peu de patience la météo prévoit du soleil
Mais pour vous plus rien n'existe
Et sur l'écran tout est pareil

Allez camarades Poètes un petit effort
Souriez ! Vous êtes beaux
Parfois il vaut mieux jeter ses poèmes et les mettre au caniveau

NB… Non ! J'ai des indigestion de poètes y'en a trop et pas toujours comestibles

Sur l’édition de livres et de poésie en particulier

Le vrai problème c'est la diffusion car même si tu le fais à compte d'éditeur il faut écouler les stocks, puis je te conseilles de faire une souscription auprès de tes amis, connaissances, famille etc.. Si tu en as placé un certain nombre, c'est déjà un investissement pour le recueil puis tu en auras déjà écoulé un certain nombre. Pour les prix des éditions, tu compares! Il y a beaucoup de différences entre diverses maisons d'éditions.... Tu peux aussi le faire à compte d'auteur... Là! Tu demandes à l'AFNIL des ISBN pour ta propre maison d'édition et cela ne te revient que les frais d'impression. Si tu es débutant, limite le stock et le nombre de pages car il se vendra plus facilement... Tous mes amis poètes sont des fauchés, alors un livre pas trop cher, ils apprécient Voilà! Voilà! Voilà! Nota-Bene: Le contrat à compte d'éditeur avec un éditeur n'existe pas en Poésie, à moins d'être un auteur connu, donc il n'y a que le compte d'auteur ou l'auto édition...

TLP mai 2004

Poème pour une mouette et une girafe de TLP

Dis moi donc! Ô oiseau aux grandes ailes!
Pourquoi n'as-tu pas choisi le bel albatros
pour exprimer ton oeuvre par ton zèle
Mais une simple mouette comme pseudo

Comme il est gauche et veule ce géant
Ce prince des nuées, sur le sol en marchant
Une Girafe lui sert d'un bel et haut perchoir
Que la mer est grande et quelles drôles d'histoires

Rimaille en ose

La vie n'est pas toujours très rose
Mais la vie n'est pas que morose
Il m'arrive parfois de louer la rose
Mais parfois l'ennui est ma dose

Une femme dans chaque ports

Mon coeur est aussi un grand navire
dans chaque ports, il s'émeut et il chavire
mais je ne reste pas toujours sans te dire
que parfois j'aime aussi beaucoup rire

Mais parfois rien n'est jamais que le pire
qu'une absente pour reine de mon empire
le vent me dit il vaut mieux tous en sourire
car la solitude ce n'est qu'une que tu désires

Toi mouette tu voles partout mais que dire
des mille est unes qui me font souvenirs
j'aime qu'une pour le meilleur donc le pire
Reste quelques bonne amies que j'admire

Chevaliers du WEB

Sur le net nous mecs nous sommes chevalier ou Preux
la réalité est plus cruelle soyons donc honnêtes
Mais parfois se connaître et pouvoir se permettre
Quelques bêtises ou quelque sentiments amoureux

Cà fait du bien parfois dans un monde de brutes
Tout est permis pendant la saison du rut
Mais jamais essayer de demander à une pute
Si elle éprouve pour vous des sentiments... Puis Zut!

Poète! Oui! Toi Poète! Prends donc ton luth!
Et charme-nous en sol majeur ou en contre ut
Les dames vous dirons oui! Puis elle vous dirons flûte!
Mesdames parfois des chevaliers pour vous se disputent

Derrière l’écran

L’illusion de l'amour nous aide toujours
mais quand notre coeur est épris
c'est une joie ou une douleur infinies
Cela dépends de l'histoire d'amou

Je sais j'ai fait rimer amour et toujours
un grand classique de la poésie amoureuse
mais j'aime à croire que ça va durer

Le port-beau et le paillard

Maîtresse au Port-beau avance avec un beau sourire affiché,
Elle attirait en ces lieux un jovial et exubérant Paillard d’un bel âge,
Quand soudain maître Paillard, par ses opulents appas, alléché,
Lui tint à peu près ce vigoureux, intrépide et aimable langage

Mille bonjours ! Ô belle au port si beau ! Sans galéjer si vos yeux,
Sont semblables aux étoiles qui luisent dans les vastes cieux
Alors vous êtes la plus ravissante qui resplendit en cet empyrée,
Vous êtes l’élue de ce cœur qui aspire à votre hyménée,

A ces mots la femme au Port-beau sentit l’impétuosité agrandir ses ailes,
Elle succombe à l’instant dans les bras du Paillard et lui donne son gage,
Elle se laisse tomber, se pâme, elle est heureuse et elle fait la belle
En quelques mots, elle rend hommage à qui dépeint de si nobles images,

Maître Paillard est tout émoustillé, s’en saisit et il la papouille,
Que les hommes sont caressants quand ils vous la jouent fripouille,
Maîtresse au Port-beau est contente car l’homme est bon et plaisant,
Il me dit pour la vie, sans doute cet homme doit être le prince charmant…

Quinze jours ont passé, maître Paillard est lassé et il la laisse tomber,
Maîtresse au Port-beau se dit : Quelle pétasse j’ai été de succomber !
Elle se jura d’éviter les Paillards mais de recommencer une autre fois,
Moralité : monsieur de La Fontaine dit des bêtises, dans ses fables, parfois…

NB j'ai vu ce bonhomme parfois dans des lieux de poésie
c'est un vieux copain de 84 ans que j'aime bien,
publié dans un concours de poésie et déjà publié
sur TLP sous une autre version
mais réédité pour Suhali victorugueux le 26 juin 1999

Se noyer dans un regard

une chose qui peut arriver
mais la réalité te rattrape avant
Vu! Suhali qui vivra verra
Et une girafe m'apprivoisera peut être

Avec l'expression de mes regrets
et une demande de tranquillité d'esprit
je ne connais pas des gens virtuels
Mais des personnes de chair et de sang

c'est toute la différence
le virtuel c'est crypté
le réel est lisible

Pour toi mon amour emprunt à Jacques Prévert

Je suis allé au marché aux oiseaux,
Et je t’ai acheté des oiseaux,
Un rossignol qui chante au matin,
Des piafs qui volettent dans la poussière,
Et des albatros qui volent haut dans la nuée,
Tous ces oiseaux je les ai achetés,
Pour toi mon amour...

Je suis allé au marché aux fleurs,
Et j’ai acheté des fleurs,
Les roses rouges de notre passion,
Des lys très blancs,
Et des petits coquelicots des champs,
Un bouquet de fleurs dissemblables
Pour toi mon amour...

Je suis allé au marché à la ferraille,
Et j’y ai vu des pièces de métaux
De terrifiantes chaînes d’acier,
Des pièces d’argent et d’or,
Des armes et des bijoux,
Pour mieux te garder,
Pour toi mon amour...

Je suis allé au marché de la poésie,
Pour y acheter de beaux poèmes
Des poèmes d’amour,
Qui me souviennent de toi,
Pour te les dire,
Pour toi mon amour...

Puis, je suis allé au marché aux esclaves,
J’ai même fait le 36-15-cul
Mais je n’y ai trouvé que des courtisanes,
Je n’y ai trouvé que des solitudes,
Je t’y ai cherché longuement,
Mais je ne t’ai pas trouvé
Mon amour...

Paris le 24 juin 1997 Jacques Prévert 1947

Roux doudou

Chou! Mon hibou
Tu veux des cailloux
Ou des bijoux
Tu l'aimerais bien sur tes genoux
Lui cherchant des poux

Pour une mouette de TLP

Chouette la mouette rit
Moutarde lui monte au nez
Ou un Pétard l'hallucine
Vole !O petite mouette!

Croquer la pomme

Attention petite madame
Parait que pour Adam
Elle lui est resté dan'l'cou

Feux et fous

Il y a des fous poètes
et des fous pyromanes
je n'aime pas trop parler du feu

Urgences de vivre

Vivre dans l'urgence dans sa jeunesse
Puis s'ennuyer profondément
Le bonheur est là dans le pré
Empresse-toi donc de le saisir
Sinon il va t'échappe
Et tu le regretteras

NB J'ai un peu plagié mais pas tout

Le martien dit au terrien

bv;dmbh!F:nfg:bkn!Fg:dmgk Mais ils ne se comprirent pas

Rimbaud a dit : changer la vie, X-files a dit: La vérité est ailleurs

Moi je vous dirais vivez intensément dans une réalité parfois bien dure

je suis absent de TLP

Parce que je continue de vivre
Bises à tous ! Changeons tout
Nous y arriverons bien un jour

Vacances

Je suis pas en vacances
seulement en dehors de TLP
et Place St Sulpice à Paris
Voilà voilà voilà

Bénérice

N'auriez vous pas vu la chevelure de Bénérice ?
Il me semble que c'est une constellation
mais je ne sais plus où la situer dans le vaste ciel

Sur le temps et TLP site internet

La civilisation c'est toute notre humanité
Demain n'est pas écrit telle est la formulation de ma liberté
Mais grâce aux bug de TLP je sais ce qui sera écrit demain
On est un peu Dieu dans ces cas là!

Victor le 11-05-2004 à 20h 23 à ma pendule

Femme libres

Michelet en son temps
l'église catholique en son temps
Eussent dit sorcière à brûler
Moi je dis libres femmes celtes
Telles qu' Yseult et Morgane
l'amante et la fée, de libres femmes
condamnées par l'ordre et le machisme

Colombes et Palombes

Vladimir Vittowsky un poète Russe d'avant la chute du mur disait dans un de ses très beau poèmes chanté!:ce n'est pas la colombe qui arrête les balles mais la balle qui arrête la colombe...Donc le combat est pour que les colombes ne puissent être tuées par des soldats ou des chasseurs de palombe et accessoirement la fin des guerres,

Sans l'humour que possède le hasard
nos vies seraient d'une platitude effrayant
Puis que sait on de l'avenir ?
Peut être de bonnes surprises...

TLP Mai 2004

Algèbre divine

Dieux + Dieux
cela donne quiatre raisons de se battre
puis il n'y a pas de garanties
Sur l'existence du vrai Dieu

Georges Walter Bush croit en Dieu
Oussama ben Laden croit en Dieu
Yasser Arafat croit en Dieu
Ariel Sharon Croit en Dieu

Je me demande quel est celui
Que Dieu croit et aide!
Le premier le second le troisième
Ou il se fout de la gueule de tous
Donc Dieux + Dieux = Quiatre cons
En ce qui concerne la tolérance
c'est une valeur essentiellement Laïque
Ou Dieu n'est qu'une affaire personnelle
c'est le cas dans notre république Française

Les oiseaux du malheur et les amoureux

Deux corbeaux noirs regardent un couple d'amoureux
Le Premier dit crois-tu qu'ils s'aiment d'amour ou non ?
Le second lui dit: Moi je vois qu'ils se tiennent par les yeux
Mais que voit-ils tous les deux, leurs images ou leurs vrais fonds ?

Car le fond est incroyablement sordide mais l'image est belle
Le premier lui dit: Je ne laisse à cet amour que peu de chance
Entre l'image d'un désir actuel et la sordide réalité qui s'annonce
Cette image permet la fusion en ce moment mais la réalité sera cruelle

Les deux oiseaux du malheur parlaient ainsi pour ces deux là
Mais ces deux là savaient tout sur l'autre et déjà bien au-delà
Espérer ensemble dans la joie, dans la peine et à deux renaître
Ces amoureux s'étaient promis encore et encore se connaître

Et les deux oiseaux du malheur n'étaient que de vils jaloux
Les oiseaux du malheur dirent alors: Cet amour est fou!
Et rien ne pourra les séparer ni les calomnies, ni la médisance
Ils tentèrent tous deux d'être heureux ensemble, leur unique chance

Moralité si vous voyez un oiseau noir qui dans sa barbe murmure
Conjurez donc le sort en pensant que votre amour défit le temps
Qu'il sera demain comme aujourd’hui protégé par de hauts murs !
Que cet amour promis défiera les malheurs que jettent les croquants !

Mon Die! Protége donc notre bel amour de tous tes hommes de lois
Les lois sont dans le marbre… Lois écrites pour des temps et des temps
Mais moi je j'aime qu'elle et celle ci malgré toutes et toutes vos tristes lois
Mille lois ne peuvent annuler une bonne promesse échangée au printemps

Les jours s’envolent

Ma tête est toujours vide
Quand mon cœur est plein !
Ma tête est aussi trop pleine
Quand toutes les vies m'agressent !

Mon cœur est aussi trop plein
Quand il y a parfois de l'allégresse !
Mon cœur est toujours trop vide
Quand il ne reste moins que rien !

Les jours s'en vont,
Tout tourne en rond
La vie s'écoule et puis s'en va
Et toi que j'aime, tu pars déjà

Que reviennent nos nuits !
Que reviennent nos heures !
Sans toi, tout m'ennuie
Ton absence est un malheur

Sous l'arche de nos bras passe
Les éternels regrets de l'onde lasse
Dans combien de temps tu reviendras ?
Et encore est-ce que tu me souriras

N.B. Pour certains passages, pensez à demander
des droits d'auteurs à Guillaume Apollinaire Paris le 12 mai 2004

Riens de rien du tout

Je n'aime pas la première gorgée de bière
Parce que je n'aime pas la bière
Je n'aime pas tous ces petits riens
Qui font un gros bouquin
Car je suis trop flemmard pour cela
Et si jamais vous vous dites
Il n'a rien dit sans doute vous avez raison
Mais rien de rien quezaquo ?
Un Bon aryen est-ce un bon à rien ?
Je ne sais pas mais je m'en contrefous
On oublie rien de rien...
On s'habitue c'est tout
Merde j'ai un presque rien de réminiscence
D'une chanson de Jacques Brel
Mais cela ce n'est pas rien du tout
Ce n'est qu'un brin de nostalgie

Une Brève Histoire de l’Europe

En 1815, à Waterloo l’ogre est vaincu,
Les alliés font la fête dans Paris,
En 1870 Guerre entre la Prusse et la France,
La commune de Paris est écrasée…

En 1918 La grande Guerre se finit,
Les alliés se réunissent à Versailles…
En 1940 La France crie vive Pétain !
En 1945 La France crie vive de Gaulle !

En 1945 les alliés sont dans Berlin en ruine,
L’Europe se coupe en deux Blocs ;
La guerre froide commence,
Mais invention des 6 de la CEE…

En 1989 un grand mur est mis à terre,
Gorbatchev laisse le Pouvoir soviétique,
Et Eltsine réinvente la Russie,
La CEE s’agrandit à 15…

En 2004 nous sommes à 25 dans le club,
Les nations sont intégrées dans le machin,
Mais des patrons cassent les frontières,
Et notre Europe est de nouveau à refaire…

Paris le 12 mai 2004

la chenille

Ca dégouline de bons sentiments,
ça bave sa tendresse,
ça éructe sa détresse
puis la chenille mûrit
et elle devient un papillon
que le rossignol mange
sans se soucier du goût

Silences... Pas urgence...

Ennuis, couleurs, douleurs,
Douceurs de vivre, solitudes,
Temps d’avril, pluie fine,
Angst, angoisses de mal-vivre

Mal au crâne, mal au cœur,
Sourires, indiscrets,
Pas envie de crâner,

Psy ! Psy torrides,
Mortel, envie mortelle,
Mortel ennui, silences, pauses,

Crever, crever la forme,
Cueillir la flore,
Faune parisienne de nuit,
Rut, bander, pénétrer, jouir,

Désintégrer les mots,
Travailler la bande, poème, rudiments,
Joie luxuriante, luxure riante,

Pénis, blés, jouir, jouir, jouer,
Vivre, vivre, lâcher l’est, aléas
Vivre avant, jacta est,

Nuits de chine, nyctalope,
Nique ! Salope,
Manger du cochon, en travers,

M’enfoncer, m’enfoncer
M’enfouir, dans un con accueillant,
Pour l’instant, pas urgence...

Abécédaire à la Rose

A....Allons voir, mignonne, si la rose, de ce matin, est éclose,
B....Belle, dans la fraîcheur humide, de la rosée matinale,
C....Calice, ourlé de mille perles, cousues sur ses pétales,
D....Divine fleur, suave odeur, cette chose rouge, qui n’ose,

E....Eclaircie de l’aurore, fanée, flétrie, a la chute d’un soir,
F....Fille de l’instant, femme d’un moment, joie d’un espoir,
G....Germes, puis boutons, puis encore, corolle délicate et gracile,
H....Hier ? Néants ! Aujourd’hui, flamme vive si fragile,

I.....Iles des temps, passages sans retours, amours et passions,
J.....Jeune fille, mère de tous les amants, excuses du cœur amoureux,
K.... Kaléidoscope aux mille phantasmes, avec ses griffes acérées,
L.....Lacérant, les cœurs de ces amateurs, qui espèrent l’être aimé,

M....Mystère, dans cette beauté, castrée, ce rêve, cette émotion,
N.....Nudité de la chair, si douce, si tendre, tellement désirée,
O.....Ors, fervents, déposés ce matin, mon bref aveu,
P.....Plénitudes, dans la couleur, le sang rouge, qui est versé,

Q....Quand reviennent, les temps tragiques, ces jours violents,
R....Révoltes des cœurs, cœurs cernés, cœurs bernés, cœurs béants,
S....Sais-tu ? Que jamais, elle ne meurt, cette petite fleur,
Toujours et partout, Elle fleurit, dans le bonheur, et aussi, dans le malheur,

Unique parfois ! Parfois drapeau, mais sereine dans toute notre éternité,
Vois-tu encore ? Ce vif et frai bouton, qui ce jour, a un instant, été,
Wergeld ou ce Jugement d’un Dieu , la petite tache de sang rouge,

Xérophile en ce Désert, reine de mon oasis, mon unique songe,
Ysopet te célébrant Déjà ô joie ! Ma damoiselle, ma bien venue
Zéphyr, doucement Te berce et te caresse, O jouvencelle ! Toute nue,

Paris 1989

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