TLP Octobre 2004
Les Mots...
Prenez soin des bons mots dont vous usez
Nettoyez-les ! Ne les négligez pas !
Toujours de bons serviteurs, aimez-les !
Si un mot parait relief de repas
Les mots sont précieux, nul ne peut me dire
Comment vous aimez et vous respirez,
Un seul mot suffit pour faire rire
n’insulte pas ! Parle ! Soit inspiré !
Les plus beaux sont amour et liberté
Ne crois pas la liberté limitée !
Globbe-trotters
Si tous les gars du monde voulaient se donner la main
Comment feraient-ils pour se moucher...
Entre parenthèse, mon père, dans les années 50
Rêvait du premier citoyen du monde
Mais je me rappelle plus son nom
Garry Davis je crois bien (Rectification Décembre 2005)
L'époque est dure mais on y arrivera
Mais dans combien de temps
Y'a urgence et ça c'est poétique
Amour des quatre saisons
Un amour en hiver est beaucoup moins prolifique
Qu'un amour de printemps mais beaucoup plus stoïque
J’veux être Dieu …
M'ennuis le jour et la nuit
Si j'étais tout puissant, m'emerderais pas
Ma vie serai enfer ou paradis.. Qui sait ?
Poids des jours que tu es lourd
J'aime ce poids car je sais que par lui j'existe
Nuages
Je vois passer les nuages là bas
Oui les fragiles nuages, où vont-ils
Ils vont là où le vent les mène
Libre et léger, sans présent, ni passé
Les nuages sont là, ciel éternel
Juste un peu de notre éternité
Le temps est variable
Le temps est variable,
Un anticyclone, passe, avec un peu d’avance, devant ma porte.
Un train de, mesures acoustiques, bouche la voie,
Les particules, se font décapiter, sous de hautes tensions,
Le temps s’égrène,
Goutte à goutte, incertain,
Un soliste démarra en première position,
Les chœurs se greffèrent, dès le premier tempo,
Un demi-chef d’orchestre, dirige les satellites,
Le méson pi, se pose en douceurs, dans le fond de ma cour,
Dans les yeux éblouis, d’un grand gosse rigolard,
La girouette indique le sens, du vent de l’histoire,
Une si, gale, indique la note et donne le la,
Pierrot décroche sa lune et l’apporte à John F Kennedy,
Langevin rencontre le petit Robert et le grand Albert,
Le petit, la rousse, pisse en lits, de sang froid,
Monsieur Littré, lui fait la morale, l’air sévère,
Wagner se tire en douce, Eanes mange des lentilles,
Le temps, n’est plus variable,
Il pleut sur le Nord de la planète terre,
l’hagard du Nord est interné à Dallas,
Il neige, sur nos dernières utopies,
Le croissant rouge, refuse, l’assistance d’un ami,
Le temps est mesuré,
Il ne mousse pas assez de chocolat, sur la moquette,
Les bâches sont pleines, les vaches produisent le lait,
Les pies, s’encanaillent, elles nous piquent nos rêves,
Les chiens aboient, la caravane passe,
Le feu s’allume, piéton, je traverse,
l’heure est, avancée, je m’arrête,
Un clou s’enfonce, une tête dépasse,
Un trou, qui jouit, se fait combler,
Une bourse se vide,
Un wagon de jarretelles se met à craquer,
Un facteur multiplie ses termes,
Une vidéo sépare le bon grain de l’élite,
Le jour est finissant, Les heures sont comptées,
Un ouvrier, passe à la caisse,
Vers vingt-trois heures trente,
Les temps sont finis,
Un de mes premiers poèmes écrit en 1977 ou à peu près c'est si lointain 1977
La Femme à la Fontaine
En allant me promener, je vis une femme
Bien seule au bord de sa fontaine
Mais je vis aussi des fleurs des fruits
Et quelques-uns uns qui lui tenaient compagnie
Je me disais quel joli tableau
j'irais bien boire de cet eau
Mais la fontaine était loin
Et elle en est encore que plus belle
Cette fontaine quelques part là bas
Là où sont les arbres, les fleurs et la femme...
Dure la Vie
La vie est dure mais sans toutes ses joies
Et ses grosses emmerdes
Vaut-elle la peine ?
Tu verras... Je ne dis rien
Pas question de jouer le vieux sage
Assemblée de poètes
Nous étions un, puis deux et alors trois
Puis par un prompt renfort nous fûmes mille
Et alors au bord de l'eau nous causâmes nous causâmes
Ces bavardages ne changeaient rien au monde
Mais qu'est ce que ça faisait du bien
De causer de parler de partager et de savoir
Que nous étions plus d'un à rêver
D'un monde meilleur et encore à refaire
Nous fumâmes, nous buvâmes nous parlâmes
Mais que de la bonne herbe, du bon vin et de bonnes paroles
Et nous étions heureux ensemble
Entre parenthèse j'étais cet après midi à un spectacle
avec des poètes vivants à Paris au Lucernaire 53, rue ND des Champs
pourvu qu'ça'dure
Compter avec ses doigts
T'as deux pieds deux mains et vingt doigts en tout
Léo Férré disait que ceux qui comptent leurs pieds
Ce ne sont pas des poètes mais des dactylographe
à savoir que dactyl veut dire doigts en grec
Soleil bien pâle
Une nuit de septembre
Cœur qui a mal
Une feuille morte
Le décès dérisoire
un jour d'automne
Un otage meurt
Mille cadavres de plus
La Guerre me tue
Dire aux soldats
Demain reste à venir
Mais quoi encore ?
Cœurs trop fatigués
Nuages sous la lune
Mes espoirs déçus
Demain loin Paris
Revivre en savoie
Dans les noyers
Noyers m'attendent
Pour tout bien ramasser
Paniers plein raz-bord
Des pensée autres
Très loin de cette guerre
Vivre, respirer
Demain à l'heure
ou soleil couchera
serait en ce lieu
Voir des bons amis
Soleil brille dans mon cœur
Hiver sera blanc
Sur le temps
N'avez vous jamais songé comme le temps passe vite quand on est amoureux et qu'il est trop lent lorsqu'on en est loin? Le temps des amoureux n'est pas le même que celui des patrons ou des banquiers puis, il y a le temps des musiciens avec des tempo d'orchestres tous différents le temps est un sablier qui fuit comme le tonneau des Danaïdes
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