TLP-Méandre-La fourmiière mai-juin 2005
Testament
Je laisse ma graisse aux Mac Do,
Je laisse mes écrits à la poubelle,
Je laisse mon ordinateur au clone d'hurlante,
Je laisse Méandres à la fourmilière,
Je laisse la fourmilière aux fourmis,
Je laisse les fourmis à Salvador Dali,
Je laisse Salvador Dali aux musées,
Je laisse toutes les oeuvres des musées
Aux vandales des
temps futurs,
Je laisse le futur aux punques de 70 ans,
Je laisse les vieux crever dans des salles communes,
Je laisse mon cadavre aux rats pour qu'ils puissent bouffer,
Et je laisse mes écrits à ceux
Qui voudront bien aimer
toutes mes conneries,
Et comme ce n’est pas demain la veille...
Ben tout ça çà ira à la poubelle!
L'avenir est une gigantesque poubelle,
Et l'enfer n'existe pas mais un immense tas de déchets...
Un paradis pour fouilleurs de merde
Razemotte Les Méandres le 26 05-2005
Réflexions personnelles
Ce qu'il y a de chiant chez les poètes,
C'est de se croire indispensable à jamais
D'avoir un nombril surdimensionné
De croire qu'ils sont des Rimbaud en puissance
Le mythe de l'écrivain jeune et génial
A fait beaucoup de mal aux poètes
Quatre-vingt-dix-neuf pour cent des poètes
Resteront à jamais des inconnus pour toujours
Même moi qui ait quelques prétentions littéraires
Mais je m'en fous car l'important c'est maintenant
Ca me fera chier d'aller dans la poubelle
Mais je ne joue pas l’immortel moi !
Je suis un homme témoin de son temps
Je suis mort dès demain mais je m'en moque
J'ai trop perdu d'illusion sur la littérature
Pour que je puisse me croire un génie !
Peut être un bon faiseur mais encore
Ce n'est que par l'usage de l’écriture
Que j'ai appris à aligner les mots !
Je ne suis pas un nul ni un génie
Mais un bon faiseur qui chronique l'ordinaire
Razemotte Les Méandres le 25 05-2005
Le rêveur dans le labyrinthe croisera-t-il le Minotaure ?
Ce croqueur d'enfants perdus, le roi des aulnes
Le fil d'Ariane permettra-t-il de sortir avant le crime ?
Ou le rêveur deviendra- t- il à son tour un assassin ?
Mille questions que je me pose sur cette banale réalité
Quand les enfants n'ont pour guide que le programme TV !
Les enfants de Sumerhills, ignoraient trop du réel
Ils vivaient dans un monde sans limite et sans bornes
Alors que notre réalité n'est qu'un vaste labyrinthe
Dont personne ne donnera les plans pour en sortir
j'ai appris quand j'étais gamin chez les boys scouts
A prendre un azimut et à me servir d'une boussole
Plus tard l'informatique m'a appris les algorithmes
nécessaires
Mais personne ne m'a jamais donné les plans
j'ai bien lu dans des livres des labyrinthes mythiques
Ceux de la littérature, ceux des mathématiques
Mais aucun ne donne la solution mais ne pose que l’énigme
Je le sais nous sommes dans le labyrinthe
Ce n'est pas un mythe mais des murs qui se dressent
Entre les bonnes issues et les fausses sorties
Ne pas désespérer m'a t'on appris
Car la solution est de dissoudre le labyrinthe
Par le doute absolu de cette réalité labyrinthique
Et la certitude absolue que la vérité est toute simple
Mais que beaucoup préfère le labyrinthe
Car chercher c'est stimulant pour l'esprit
Alors que la vérité nue est une évidence trop simple
Sachez voir, sachez ce que vous cherchez!
Cherchez-vous la vérité ou aimez-vous le labyrinthe ?
Les gnostiques ne croyaient pas à la magie du sexe
Car ils croyaient que la création se faisait Ex Nihilo à
partir de l'esprit...
Ils croyaient que les éons seuls pouvaient agir sur la
matière...
Une vision qu'ont repris beaucoup de sectaires
De tous le temps où l'homme était auto suffisant,
Et ils niaient leur dualité sexuelle
Mais ils adoptaient le dualisme entre la matière et
l'esprit...
Les parfaits cathares, les jansénistes
Dans le même esprit repris de Paul de Tarse
Jugeaient la chair comme négligeable pour le salut de leurs
âmes.
Cette aberration qui consiste dans l'église catholique
De donner une place mineure à la femme,
A totalement détourner la vraie magie du sexe
Au dépends d'un
satanisme qui ignore ses sources celtiques.
Le 21ième siècle doit se ressourcer
A ces racines anciennes, d'une dualité sexuelle
Et abandonner un dualisme manichéen
Entre la chair et l'esprit qui a fait plus de mal que de
bien.
Je suis pour l'amour fou surréaliste de Breton
Et contre le dualisme esprit/matière...
Je demande que les prêtres et les nonnes catholiques
S'assument entièrement dans une vie de couple,
L'amour vrai qu'ils portent au Christ et à sa mère...
Le dualisme matière/esprit mourra de sa belle mort
Fautes d'arguments
sur cette unité renouvelée
Que feront les hommes et femmes modernes..
La damnation c'est de se croire autosuffisant...
Razemotte Les Méandres 05/06/2005 14:00:54
J'l'aimais cette salope,
J'aurais voulu lui faire l'amour
Par devant et par derrière pour la faire
Jouir à ne plus savoir où elle en était...
Qu'elle ne sache plus si c'était de la prose ou des alexandrins,
La violer violement, jouir sans fin avec ses mots,
Ses apothèmes, ses diérèses et ses acrostiches
Que je ferais avec son nom...
Ma salope de poésie, ma littérature à moi tout seule...
Ma jouisseuse, ma syntaxe, mon idéale,
Ma parfaite double jouisseuse à moi...
Razemotte Les Méandres 30/05/2005 21:46:18$
Désespérer, Espérer
Le désespoir est emballé sous vide
On le conserve dans le noir néant
Il n'existe qu'en un trou trop béant
Et il n'a rien de vivant, très aride
l'espoir fait vivre, ce n'est pas certain aussi
C'est encore remettre aux lendemains
Ceux qui chantent et toutes choses rassoies
l'espoir est encore une fuite vers demain
La réalité n'est pas toujours désespérante
La réalité est une claque pas très bandante
Hier comme avant hier les jours se suivent
J'ai voté et on a compté ma voix dans l'urne
J’ai l'impression d'avoir pissé avec mes burnes
Les jours se suivent et hélas des riens n'arrivent
Razemotte Les Méandres 31/05/2005 23:00:43
Pluies de mai
Pluie douce du mois de mai tombe dans ma rue
Elle lave les saletés et toutes choses sans vertu
Douce pluie pour temps chauds, pluie de printemps
Plus me plait temps de mai que mauvais temps
Soleil sourit aussi après l'averse les fleurs épanouies
Se gonflent de nectar, roses et jonquilles sourient
La chaleur laisse place à un peu de bonne fraîcheur
Ce temps que j'aime, ce temps ne reste que du bonheur
Et j'oublie les vents mauvais, tous les tracas quotidiens
Je pense à tout ce qui me va pour le meilleur bien
Ma pensée refleurit, elle se gonfle de toute sa sève
Les SDF n'existent plus, dans ma rue que des humains
Demain sourit j'espère encore ne voir que lendemains
Le temps des cerises me donne la force de son rêve
Razemotte Les Méandres 04/05/2005 16:03:14
Poètes que j’aime,
vos papiers !
Rimbaud quoique gros ego et mal fini plus tard
Verlaine un poètes léger qu'en a pris plein la gueule du 1er
Baudelaire pour son érotisme morbide
Prévert un maître à penser et de simplicité
Desnos un poète surréaliste sans être au parti
Ferré mais est ce un poète, plutôt un chanteur
Trenet un fou chantant pas toujours correct mais ça rafraîchit
Puis plein de Chanteurs, Brel, Brassens,
Lavilliers quand il écrit, Higelin un autre fou chantant,
Béranger poète et militant, puis tous les autres bons
Que j'oublie comme cela çà fera plaisir à beaucoup
NB je ne parle que du XIXieme et XXième siècles..
Strofka n'est pas né, il suce encore son pouce...
Razemotte Les Méandres 08/01/2005 09:46:27
Sur la poésie et les poètes
Si vous avez du style vous pouvez montrer votre âme
Votre cœur est tout dans les mots, amour qui se pâme
Mais votre âme est-elle pure ou est-elle plus sombres
Que le Styx et le fleuve des enfers de la pénombre ?
Votre pureté est-elle vraie ou n'est-elle qu'apparence ?
Par vos mots bien ou mal choisis, font la différence
Votre innocence ne fait-elle pas de vous un nouveau génie?
Pour un seul Rimbaud qui écrit combien y a-t-il de bannis?
Le père Verlaine était un fonctionnaire appointé
Cela vous fait-il du mal? En êtes-vous désappointé?
Le génie n’attends pas, il mûrit avec les printemps
Pour un Mozart prodige, combien de Beethoven
Pour des inconnus... Combien de sonnets d'Arven
Les poètes sont soumis aux passages du temps
Nuages
Regardes-tu les nuages légers
Qui sont l'éternel présent
Et qui changent tout le temps,
Les nuages légers et roses au soleil
Et les nuages lourds de pluie
Qui s'en vont déjà...
Là-bas au loin
Spleen du jour
Aujourd’hui mon ciel est très bas et trop lourd
Mon cœur n'est ni gai ni triste, un peu gourd
Comme dans le poème du grand Baudelaire !
Je n'ai rien à souhaiter, aucun anniversaire
C'est l'horreur et la haine, qui se trouvent ainsi bannies
Je n'aime pas Staline mais Hitler était encore pire
Entre la peste et le choléra, il faut choisir, mais que dire
Le Vingtième siècle fut le siècle de la raison parait-il
Quand la raison est plus une folie que nous reste-t-il !
Je n'aime pas l'age de nos parents leur adolescence
Mon père né en mil neuf cents vint deux, Dada étonne
Ma mère née en mil neuf cent vingt-cinq, les garçonnes
Et ces deux enfants avaient leurs cœurs pour innocence.


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