Le soleil est lÃ
Le soleil est apparu dans l'empyrée des nuages
Et les fleurs humides font ainsi toutes de bons gages
Quelques enfants se promènent dans des poussettes
Le jardin public est ouvert, les bancs on les époussette
Après mars et avril ou il a plu, mais le mois de mai nous sourit
Lundi les muguets nous disaient que le temps enfin refleurit
Quelques jeunes gens se promènent se tenant par la main
J'aime ce temps même si j’ai un gros rhume, c’est certain
Je ne sais qu'aimer ce temps malgré ma grande tristesse
Je ne devrais voir que la vie qui va et toute cette jeunesse
Dans mon âme il y a un assassin qui parle de ma solitude
Moi! Je sais que j’ai encore et toujours ma vraie certitude
Aussi si parfois je chante, c'est alors, sans tous mes soucis
Car de la sorte j'oublie la mort et le temps qui passe si vite
Il y a des jours qui vous plombent toute une vie, c'est ainsi
La mort qui frappe en mai et personne qui ne ressuscite
Pour ne pas plomber l'ambiance, je ne chanterais que la vie
Ces amours et ces petites vies qui se rencontrent le soir
Dans la nuit où l'on danse en oubliant tout son désespoir
Ou bien s'enivrer de musique pour avoir de plus fortes envies
Moi ! J'attends depuis mille ans, cette longue lettre de toi
Alors j'écris des poèmes où je ne parle alors que de moi
T’attendre comme cette petite morte, toi ma princesse endormie
Ou encore chevalier sans armure, conquérir le cœur d'une amie