20 mai 2008

Bêtise du 20 mai 2008

Je vous donne un premier MP3 où je me suis amusé à délirer sur la suite des 100 premiers nombres
Suite des 100 premiers nombres.mp3

Ensuite une préface que j'ai mise sur mon recueil de poèmes parus en 2004 Poèmes Parisiens

Préface

Je suis ce drôle, ce Poète et je volette comme un moineau,
Pour me présenter à vous tous, j’ai un cœur d’artichaut,
Mon dire est dru, mon verbe est parfois cru,

Mon coeur est chaud, pour vous j’ose le mettre à nu,
Vous pouvez en rire mais lisez-moi, libre recueil,
Prenez votre temps, très lentement feuilles à feuilles,

Pour vous en donner le goût de lire et d’en rire,
Je vous cueille des mots, pour les hommes,
Des fleurs sauvages et belles pour les femmes,

Quelles que soient vos histoires et quels que soient vos âges,
Regardez donc ces poèmes, craquez pour ces pages,
Morceaux gourmands d’un rire plein ou joyeux délire

Mes saveurs épicées ou mes comptines pour enfants
J’espère encore vous étonner d’un plaisir décapant,
Malgré des fautes d’or… taux ! Gras feu aide saint taxe !

Si jamais vous avanciez mon cercueil ou l’échafaud,
Pour un vers innocent, qui sonne et luit faux
Je combine, laids mots dits, et pour vous je les malaxe

Pardonnez-moi mes fautes, si elles vous étonnent,
De parfois surprendre par des sonorités qui détonnent
Profondes fosses nautes où flâne un thon fantôme,

Excusez l’artichaut qui a fait ce trop long strip-tease,
Ils lisent mes sottises et ils disent que se sont des bêtises,
Mais pas une once de sentences, pas même un atome,

Bruno Quinchez janvier 1997

Préface.mp3

un texte que j'avais écrit en 1998 lors d'un marché de la poésie où j'étais au stand de monsieur Vincent Jarry de l'association de poètes Gros et 1/2 Gros

 

Accroche pour le marché,

Ils sont beaux, ils sont beaux mes poèmes,
Oyez ! Oyez des rimes pour qui les aime !
Vous avez le choix, en vrac en gros ou en demi-gros
Pour vous nous sommes prêts à vous dire mille propos

Ils sont beaux, ils sont beaux mes poèmes
Venez esgoudir nos paroles nos beaux vers à thèmes
Et sortez vos oreilles pour mieux nous écouter
Ils sont beaux nos poèmes car, ils sont pleins de santé

Venez ! Venez, ce ne sont pas des laitues, ni des artichauts
Mais de beaux poèmes pour avoir un coeur plus chaud
Allez ! Oyez ! Vous ferez plaisir sûrement à une jolie damoiselle

Ce n’est pas cent francs, ni dix francs, pas même un tout petit sou
Oyez ! Oyez ! Ils sont beaux mes poèmes, ils sont jolis, c'est chou
Allez ! Venez ! Venez ! Ils sont beaux mes poèmes en ritournelles,

Bruno Quinchez Paris 18 juin 1998

Accroches pour le Marché.mp3

Dans le même recueil Poèmes Parisiens Paru en 2004

Fleurs de quelques sous (version II)

Ce sont fleurs de quat’sous, des fleurs de Poète,
Faire un roudoudou et vous rirez, peut-être,
Ayez yeux d’amadou même yeux que Babette,

Babette au coeur si doux qui m’aimera, peut-être,
Voici des fleurs d’un sou, fleurs, soucis et cachous,
Pour mon rêve d’un sou, fleurs comme des bijoux,

Ce sont fleurs de vingt ans, les fleurs de votre jeunesse,
Elles me rendent aimant, mon coeur plein de tendresse
Mais vous gardez vos gants, velours et mains de diablesse,

Je perds pour vous mon temps, car vous parlez sans cesse,
Voici des fleurs d’un sou, fleurs, soucis et cachous,
Pour votre coeur d’un sou, fleurs comme des bijoux,

Ce sont fleurs des amants pour fleurir votre coeur,
Elles brillent comme diamants et avivent vos couleurs
Riez de toutes vos dents, vos rires sont charmeurs,

Vous me plaisez vraiment moi qui vous donne peur,
Voici des fleurs d’un sou, fleurs, soucis et cachous
Pour un rire d’un sou, fleurs comme des bijoux,

Ce sont fleurs de printemps, des fleurs de belles maisons,
Vous en voulez ? Oui vraiment ! Pour fleurir vos saisons,
Vous riez des printemps, vous oubliez vos raisons,

Moi, je veux à présent parler sans oraisons,
Voici des fleurs d’un sou fleurs, soucis et cachous
Pour vos plaisirs d’un sou, fleurs comme des bijoux,

Ce sont fleurs, presque rien, de jolies fleurs des champs,
Car vous les valez bien, plus que toutes, pourtant,
Pour mon regard de chien, qui donne cet air si touchant,

Présents de moins que rien, pour votre rire plaisant,
Voici des fleurs d’un sou, fleurs, soucis et cachous,
Pour vos soucis d’un sou, fleurs comme des bijoux,

Bruno Quinchez Paris le 10 juin 1998

Fleurs de quelques sous (version II). mp3

Dans le même recueil Poèmes Parisiens,   un hommage à plusieurs poètes de mes amis disparus maintenant

L’automne des Poètes… (Version II)

Ils meurent souvent à l’automne vers le soir,
Les Poètes fragiles, mes insaisissables amis,
Ils se déchirent d’un sourire ou de longs désespoirs
Pour un mot, dans la sombre médiocrité d’une vie.
Ils sont broyés et rejetés, puis balayés par les vents,
Fétus légers et tourbillonnants, tels ces feuilles jaunies,
Leurs absences font très mal, pendant un très long temps.
Ces voix restent l’or d'un moment, celui du temps des amis.

Quand par malheurs ils meurent, ils fuient vers la splendeur,
Pour conter fleurettes aux anges et contempler le créateur
Loin de notre terre, cette douleur aux travaux fastidieux
Pour inventer des paradis beaucoup plus lumineux et radieux.

Ce sont des Poètes, ils restent d’immortels fantômes,
Ils sont exigeants, ces incroyables bonshommes
Et leurs voix résonnent comme des souvenirs du bonheur
Quand la vie se fait noire dans un début d’horreur.

Des êtres de la lumière aux âmes les plus ténébreuses,
De jeunes éphèbes malappris aux jovialités irrévérencieuses,
Des ivrognes et de gais braillards, noyés dans leurs brumes
Ou même de graciles papillons de la nuit brûlés par les flammes.
Ils meurent d’un mal d’amour, ils meurent de leur peine,
Ils meurent pour un mot lancé sans que rien n’advienne,
Ils crèvent de l’angoisse d’exister plus fort pour plus de lumière
Et un soir ils crèvent de ce rien qui n’arrive, trop solitaires et trop fiers…

En souvenir de Nancy Finley une grande dame morte trop tôt,
D’Alain Bornert un Poète tellement fragile
Et de Léo Ferré mort le 13 juillet 1993

Bruno Quinchez Morsang sur/orge décembre 1996

L'Automne des Poètes(version II).mp3

Dans le même receuil encore Sonnet non régulé où je me suis un peu amusé

Sonnet non régulé

Mes alexandrins ont quinze ou dix-huit pieds
Ils ne sont pas réguliers mais sonnent comme il sied
Que je suis fort heureux de vous voir, cher ami !
Si vous le voulez bien, je donne ainsi mon avis

Que nous sert-il d’écrire un sonnet qui boite ?
Alexandrin ! Tu rimes riche ou tu t’emboîtes,
J’écris pour mon plaisir et non pas pour un jeu
Me mépriserez-vous après ces troublants aveux ?

Je crois bien que seul mon plaisir me dirige et m’amuse,
Vaut-il mieux se taire quand le vers clopine ?
Que d’erreurs permises restent anonymes !

Pour cet affreux charabia reste caché loin de ta muse,
Misère ! Que te sert-il de nous faire la morale ?
Que j’aime à faire des vers aux rimes inégales,

Bruno Quinchez Morsang 27 juillet 2000

Sonnet non régulé.mp3

Dans le même recueil un long poème en prose, Les fantasmes, les souvenirs et les odeurs dans la version d'aout 2003, une 3ième version après celle de 1995 et  2000


Les fantasmes, les souvenirs et les odeurs…(Version août 2003)

La bonne odeur du pain qu’a pétri la main du boulanger, l’odeur du café que l’on a versé dans la tasse aux petits matins, le goût sucré de la mie de pain longuement mastiquée, le goût de noisette et le goût du beurre frais, La blancheur du yaourt dans la cuillère que l’on avale et l’odeur âcre de l’ozone dans les petits matins de l’hiver…

Le souvenir encore tiède du lit défait, l’odeur de cette femme que j’aime et l’odeur de l’homme. Une odeur de cul, l’odeur du sexe et du phallus, après cette intense jouissance, le goût de sa salive dans ma bouche et ses seins que j’ai pétris, ballochés et chamaillés. Mon sexe durcit par l’envie de recommencer encore et encore. L’odeur encore chaude du plaisir partagé, les draps froissés par le mouvement chaotique de la passion…

Le souvenir ensoleillé d’un bel et bon été, l’odeur de l’herbe dans la campagne brûlante, l’odeur du foin fraîchement coupé et la senteur des fleurs, l’odeur des foins séchés dans la grange où nous nous cachions. L’odeur des arbres par cette lumineuse journée, cette odeur insistante du magnolia dans le jardin des souvenirs. L’odeur de la Terre humide par les soirs d’orages et l’odeur des roses durant le temps d'un début d’automne. L’odeur de l’automne, cette odeur de feuilles mortes qui se décomposent,l’odeur de la mort, cette odeur de novembre.

L’odeur du premier et du onze novembre. La Toussaint et l’Armistice de 1918, une odeur de charogne,une odeur d’encens brûlé. L’odeur de la tranchée, l’odeur de la messe de souvenir des morts, l’odeur des poilus. Tous ceux qui puent ensembles et pour toujours, ce mélange d’odeurs de pieds, de sueurs et de Terreur froide, avec cette odeur de merde dans la boue de la tranchée. Une odeur de tous ceux qui chient dans leurs culottes, l’odeur des gaz, de la poudre et des morts qui pourrissent, cette odeur, cellede la chair martyre, de la chair à canons, l’odeur affreuse de la souffrance…

L’odeur des femmes dans la maison close, cette odeur de moisissures qui est aussi l’odeur de toutes ces femmes emprisonnée. De femmes trop soumise, trop dépendantes et qui se fanent. L’odeur des mères maquerelles, une odeur d’un parfum de quatre sous. L’odeur des huîtres, celles que consomment les clients. L’odeur de la môme Crevette, cette odeur de la servitude qui est une odeur de la lassitude ou l’odeur des solitudes. Hélas ! Ce ne sont qu’odeurs de pisse et des parfums éventés, l’odeur des putains qui s’étiolent…

L’odeur des enfants, une odeur sucrée de barbe à papa et le goût des caramels mous qui collent aux dents. L’odeur des pétards qui explosent dans la bouse de vache, l’odeur des feux de Bengale. L’odeur du bal du quatorze juillet et l’odeur des premières cigarettes, celles qui font tousser, une odeur de tabac brûlé qui vous fait oublier toutes les bonnes odeurs.

L’odeur merveilleuse du premier désir, ce goût et cette odeur du premier baiser que nous osons donner.L’odeur évanescente des premiers matins de notre enfance. L’odeur de la confiture qui cuit dans lesmarmites, toutes ces odeurs qui fondent notre enfance…

L’odeur du nazi ou celle du camarade prolétaire ? Hélas ! Dans les années trente le choix était pénible !Je ne sais pas ce que j’aurais choisi. Me serais-je peut-être suicidé comme Maïakowski ? Mais cela je ne le saurais peut être jamais. Peut-être de même aussi j’ignorerais cette odeur surréaliste qu’est l’odeur du con d’Irène Maïaskovsakaïa, cette superbe russe n'est hélas qu'un agent du parti et une membre actif de la police secrète : la Guépéou…

L’odeur du con d’Irène, c’est aussi cette odeur de la soumission au parti. Les plus belles femmes russes se donnaient pour la gloire du parti, elles étaient complètement subornées par le parti. Ce parti qui a pourtant l’odeur de la sueur du prolétaire mais le con d’Irène Maïaskovsakaïa n’a que l’odeur d’un parti désincarné.C’est une odeur qui reste proche des fantasmes érotiques d’intellectuels qui ne disent rien de la réalité sordide de cette époque, un rêve sur réel, une réalité hors de nos vies communes mais moi je me demande : Quelle était l’odeur de Staline ? Ce brave petit père du peuple, le guide de la révolution bolchevique, celui-ci était aussi un buveur de sang, celui des prolétaires, de tous ceux-là qui n’avaient pas la perspicacité de lui plaire…

N’ai-je jamais su si le nazisme était ce fantasme : une absence d’odeur pour Adolf Hitler ? Le führer n’a-t-il jamais senti cette odeur du sang et de la sueur ? N’a-t-il rêvé du surhomme que dans un monde inodore, sans sueurs, ni attractions sexuelles ? Pour moi ! Le nazisme était ce fantasme d’absence des odeurs, un fantasme désincarné de pureté de la race et la saveur d’une conception, celle d’un homme aryen parfait…

Dans ce monde qui se veut parfait, il y a aussi l’odeur de l’indicible, celle du wagon où les humains sont entassés, cette odeur évanescente de la nuit et du brouillard. L’odeur des camps d’extermination nazis est définie par la nuit et le brouillard. L’odeur jalouse du juif que les nazis haïssent et l’odeur incantatoire de ce nègre qui a peur.

Ce sont des odeurs si particulières que respirent les nez aryens. En Europe occupée l’odeur de la collaboration, celle des bons pères de familles qui ne sentent rien et ne voient rien. L’odeur de ces fantasmes, cette odeur des horreurs et cette odeur de l’honneur…

L’odeur des pieds qui est aussi odeur de Poètes. Dans la rue celles-ci sont des odeurs d’humains trop humains et celles-là sont celles de tous les hommes libres et vivants. L’odeur de ces humains tellement humains et l’odeur florissante des printemps.

Les effluves des fleurs qui nous étourdissent et nous émoustillent. L’odeur de la joie et de la liberté de s’aimer, l’odeur de la permanence de la femme, l’odeur de ces enfants qui ne demande qu’à naître. Tout ce qui fait l’honneur, la joie et le charme de nos vies.Oui ! La vie possède une odeur et vivre n’est pas un fantasme !

Quelle est l’odeur de la Télévision ? Rien ! Néant ! Ce qui est pire que la mort !
La Télé n’a pas d’odeurs donc la Télé n’existe pas !

L’odeur des souterrains, le métro dans la capitale, un parfum de synthèse pour masquer l’odeur des humains, les S.D.F. Cette odeur de pieds et de crasse, d’hommes bien humains. L’odeur de la mort et l’odeur des gens biens vivants… Le goût du terroir et le sang de la Terre ou parfois l’odeur terrible de la souffrance. Cette odeur du sang impur que verse le citoyen de France.

L’odeur triste de la guerre et l’odeur de la pureté. L’odeur de la pureté ethnique, c’est aussi cette odeur de poudre et de napalm ou encore le goût de cet alcool fort. Le goût de gin, le goût de vodka, le goût de l’eau douce et le goût des pommes de terre sans le feu, l’odeur de l’essence absente, un goût du vide… L’odeur du gas-oil et le bruit des blindés…

L’odeur de la sueur, l’honneur de soi-même. Cette peur de l’autre et l’odeur des souvenirs, l’odeur desfleurs au mois de mai. L’odeur de la femme Bosniaque et l’odeur de cet enfant qui sera Serbe, l’odeur de l’hiver, l’odeur de l’ozone, l’odeur du vide…

Et toujours l’odeur de la vie. Cette odeur de femme humée, cette odeur que possèdent toutes les petites filles qu’elles soient Hutus, Tutsis, Afghanes, Irakiennes Algériennes, Palestiniennes ou même pourquoi pas des petites filles du peuple d'Israël !

L’odeur et la peur de l’homme que l’on égorge aux noms de dieu. L’odeur et le goût du sang, ces odeurs de la vie…Non ! Je le dis et je le crois nos vies ne sont pas des fantasmes !

Non ! La vie n’est pas un opéra ! La vie n’est pas un concept ou une belle et vaine abstraction lyrique…

L’odeur de tous les saints qui sont morts dans l’amour de Dieu et l’odeur de ces seins tétés dans nos tendres enfances. L’odeur de toutes ses bonnes choses que nous ne pouvons oublier. L’odeur du pain que nous rompons en commun et le goût des vins forts, l’ivresse des alcools cet alcool pur et si dur qui vous désintègre.

Les odeurs aimées et l’odeur inodore,

Le nez de la belle Cléopâtre et les senteurs fortes de l’Orient. L’odeur puissante de Jules César et la puissance de la femme. Cette odeur des fantasmes et l’odeur jamais oubliée des souvenirs…L’ardeur du passé et l’odeur du de la vie…

Bruno Quinchez Morsang sur/orge 1995, Paris 2000 et 2003 remanié le 6 avril 2000 et en août 2003

Les fantasmes, les souvenirs et les odeurs.mp3 (N.B. 9.33 MO)

17 mai 2008

Bêtise du 17 mai 2008

Assoupli le feu de ta voix

Assouplit ta raideur
Fait parler tes couleurs
Fait nous balancer tes rimes
Et de ton bassin déhanche-toi

Des mots déjantes toi
Des éclats bleus de ma voix
Eclate de trois mots tendres
Je vous aime !

Des râles des profondeurs
Dégrippe moi en douceur
Ce panier de la rime
Explore les rivages nouveaux

Pour dire des choses simples
Où même très compliquées
Choses d’escrimes
De lèse-majesté

Assouplis le feu de ta voix.mp3

Du rien, de bonne nature

Silhouettes incertaines, en fils de fer
Peu, vous importe, mes propos
Si ce n'est  qu’existe cette seule soif
Et ce charme qui opère toujours

A chaque fois, que moi je me dis
Pourtant il n’y a  jamais rien de neuf
Que du vent qui passe dans tes rêves
Qui éclate des petites bulles de Rien

Je vous donne un rien, un rien du tout
Et vous, vous en faites alors un poème
Mais mon rien est aussi  bien vivant
Il vous redemandera un jour sa monnaie

Et vous ne saurez alors plus de quoi
Vous ne  vous souviendrez de rien
Quelques parts dans vos archives
Ces petits riens qui font ce fourre-tout

Du_rien_de_bonne_Nature.mp3

Infiltration

Je suis en infiltration
En effet je suis un infiltré
J’appuie là où ça fait mal
Aux petites fuites de présent

J’ai infiltré vos préventions
Je suis d’ici et de maintenant
Je ne sais pas cet ailleurs votre
Je vous dis je suis un infiltré

Entre votre peau et vos sentiments
Qui gratte comme un chandail écru
Je jette sur vous des petites miettes
De ces miettes après repas qui grattent

Oui du confort je veux vous détourner
Je m’infiltre un espion du désordre
Vous savez le KGB MOSSAD CIA
Qui vous observent toutes les nuits

 Oui je voudrais m’attaquer à vos habitudes
Pour vous resserrer vers ce qui est essence
L’essence du temps qui passe mots d’urgence
Vivre sans surprises et ivre l’éphémère

Infiltrations.mp3

J’ai peu de temps

J’ai peu de temps à vous consacrer
Vous devrez cicatriser sans moi
Ni que je vous tienne les mains
J’étais là mais je ne suis plus ici

Madame parlez moi mais dites moi
Où est passée la dame qui m’aimait
MONSIEUR... PRENEZ VOS MEDICAMENT…
Voilà la stupide réalité qui réagit

Je rêve souvent à ce vieillard qui vient
Je ne sais plus où est passé le temps
Comme un cauchemar sans temporalité
Je n’ai jamais eu assez de temps pour dire

Je me rêve et je ne suis aussi pas là
J’ose dire qu’un jour je coïnciderais
J’espère avant la mort mon être
Un jour, des coïncidences simultanées

J'ai_peu_de_temps.mp3

"Je" est un autre... (Titre repris du père Rimbaud)

Je suis le Bouc,
L'inconsommé,
L'irrécupéré
Et je suis en rut

Je suis le veuf
l'inconsolé
Le solitaire
Et je vous désire

Je suis le cocu
L'irraisonné
Le trompé
Et je suis votre mari

Je suis l'autre
Le non nommé
L'irrationnel
Celui qui est en tous

"Je" est un autre.mp3

Labyrinthes

Le rêveur dans le labyrinthe croisera-t-il le Minotaure ?
Ce croqueur d'enfants perdus, le roi des aulnes
Le fil d'Ariane permettra-t-il de sortir avant le crime ?
Ou le rêveur deviendra- t- il à son tour un assassin ?

Mille questions que je me pose sur cette banale réalité
Quand les enfants n'ont pour guide que le programme TV !
Les enfants de Sumerhills, ignoraient trop du réel
Ils vivaient dans un monde sans limite et sans bornes

Alors que notre réalité n'est qu'un vaste labyrinthe
Dont personne ne donnera les plans pour en sortir
j'ai appris quand j'étais gamin chez les boys scouts
À prendre un azimut et à me servir d'une boussole

Plus tard l'informatique m'a appris les algorithmes nécessaires
Mais personne ne m'a jamais donné les plans
j'ai bien lu dans des livres des labyrinthes mythiques
Ceux de la littérature, ceux des mathématiques

Mais aucun ne donne la solution mais ne pose que l’énigme
Je le sais nous sommes dans le labyrinthe
Ce n'est pas un mythe mais des murs qui se dressent
Entre les bonnes issues et les fausses sorties

Ne pas désespérer m'a t'on appris !
Car la solution est de dissoudre le labyrinthe
Par le doute absolu de cette réalité labyrinthique
Et la certitude absolue que la vérité est toute simple

Mais que beaucoup préfère le labyrinthe
Car chercher c'est stimulant pour l'esprit
Alors que la vérité nue est une évidence trop simple
Sachez voir, sachez ce que vous cherchez!

Cherchez-vous la vérité ou aimez-vous le labyrinthe ?

Labyrinthes.mp3

La Pipe

Je fumerais mes souvenirs de demain
Dans une petite pipe d'argent et de terre
Dans des volutes fines ils s'envoleront
Mes mains s'y réchaufferont de la vie
Les fourneaux sont creusets alchimiques
Entre un souffle versatiles et rythmique
Pour maintenir le feu qui grésille ici
La fumée est cet envoûtement d'odeurs
Je jetterais ces calcinations de ma pipe
Dans un cendriers noir et très puant
Qui ramasse les saloperies du jusant
Ce jus infâme et collant, réglisse amer
Je fume ce jour conscient de ma mort
Ils sont assez aimables pour me rappeler
Que je me tue à petits feux, hé oui monsieur!
Le tabac peut provoquer une envie de sourire

La pipe.mp3

L’amateur de roses

C’était un homme qui aimait toutes les roses
Les roses blanches pour la pureté
Les roses rouges pour la passion
Les roses noires pour leur rareté

Mais il aurait aimé trouver la rose bleue
Cette rose que les jardiniers n’avaient pu créer
La rose qui nous donne la couleur du ciel
Alors il se désintéressa de ses roses trop ordinaires

Il les aimait encore pour leurs diverses variétés
Leurs couleurs, leurs formes et leurs odeurs
Mais il aurait aimé avoir la rose qui est unique
Celle qui ne ressemblera jamais à aucune autre

La fleur qui vous est inaccessible, la fleur rare
Une fleur qui est ainsi d’une nature suprême
Toutes ses roses comme des femmes lui plaisaient
Mais son rêve était d’atteindre la plus inimaginable

Il parcourut mille pays d’occident et d’orient
Mais celle-ci restait ignorée entièrement de tous
Puis un sage lointain lui dit simplement ces mots
La beauté est sous tes yeux, sache l’admirer et l’aimer !

Alors il comprit et vit qu’il vivait au milieu de trésors
Que ces roses si ordinaires et que toutes parmi toutes !
Elles étaient uniques et belles par leurs diversités
Et prise isolément elles étaient encore plus magnifiques

Et qu’aucune rose que l’on choisit n’en vaut une autre
Mais qu’elle est comme l’unique femme pour son désir
Il devait encore apprendre à voir dans chaque rose
La beauté insurpassable que nous propose chacune

Et que chacune d’entre elles est une parcelle de cette rose
Celle dont il rêvait, était celle qui évoquait une parmi toutes
Ainsi il appris cette sagesse qu’aucune n’est jamais semblable
Et qu’une rose en ce lieu sera toujours une fraction de l’éternité

L’amateur remercia le sage en lui confiant une telle rose
Et le sage se contenta de le remercier encore de l’aubaine
Le lendemain matin la rose offerte était déjà défraîchie
Mais un jour elle avait été et alors elle ne mourrait jamais

Car des roses fleurissait déjà hier et encore d’autres demain
L’amateur de rose ne cherchait plus ailleurs sa rose idéale
Mais il sut qu’une seule rose parlait de toutes les roses
Alors l’éternité lui parut, dans l’instant, déjà exaucée

L'amateur de roses.mp3

Le bon goût

Je connais et je résiste
Ils m'horripilent
Avec leurs violons geignards
Leurs accordéons populos,

Moi ! J'suis d'ailleurs
Désespérément d'ailleurs.
Et pas du tout de chez eux
Vous me direz racistes,

Et vous aurez raison
Rendez moi la bourrée pachydermique
Ma bourrée à cinq temps
Temps de saison et temps en suspens

Mais tous les autres...
Qui postillonnent des sons
Ici et là ! Ben il y’en a marre

Le bon goût je vous le dis..
C'est ma bourrée pachydermique
Et je vous interdis de rigoler

Le_bon_goût.mp3

Les chats divers (Hommage indirect à Philippe Veyrunes et le prix de l'édition de la ville de Beaume)

Les chats d’hiver à la peau de velours
Ni tout a fait bleu, ni vert ni rouge
Mais d’un gris confortable de matou
Ces chats, ils passent là sous ma fenêtre

Gras matous ou aussi de jeunes adolescents
Qui se sont mis des réserves dans la panse
Ces chats se promènent dans mon hiver parisien
Où la gelée blanche décante entre mes fleurs

Ces chats mi oranges, mi bleus, mi blancs
Campent placidement dans mon hiver boréal
Aujourd’hui est très froid minou ne le sait pas
J’ai dormi mes sorcières me laissent en paix

J’attendrais le printemps avec des gelées
Miaou ! Matou se ballades dans le givre
Mes fleurs attendront, ma peur du froid
Des incroyables sentiments d’un abandon

Aujourd’hui le temps est pire mais sans crainte
Gelées d’hivers et matous gras telle est la loi
Demain j’irais chercher une maousse nana pour radiateur
Qui vous dis que l'amour ça n'existe plus à mon âge

Les_chats.mp3
 Les_chats-2 (Stéréo avec bruits de bouche).mp3

24 octobre 2006

Bêtise du 24 octobre 2006

Slam Tentative n° 1
La montagne



La montagne a accouché
D'une souris verte
qui à bouffé notre fromage
y'a plus de fromage pour moi
y'a plus de fromage pour toi
Et y'a plus de pizzas au fromage
Pizzaoilo tu n'as plus de pognons

la montagne a accouché
D'une souris bleue
Qui a mangé tout notre blé
y'a plus de blé pour faire du pain
Y'a plus de blé pour faire des pizzas
Pizzaiolo tu pointes au chomâge

La Montagne a accouché
D'une souris grise
Qui nous a bouffé notre pognon
Y'a plus de pognon dans mes poches
Y'a plus de pognon chez mon copain
On va tous dealer des trucs très cher
Qui font des éléphant roses

La montagne a accouché
D'un éléphant rose
Qui nous a promis plein de trucs
Des truc bizarres avec des lois
Des lois qui seront jamais appliquées
Faut pas nous prendre pour des gogos
La politrique a accouché de rien

La montagne a accouché
D'un truc Bizarre et gris
Qui nous fait rêver de matins bleus
J'aime bien ce truc bizarre
Pour une fois que la montagne est sympa
Dis montagne tu remballes
Les souris, l'éléphant et toutes tes connerie
J'en ai parlé à ma femme

La montagne n'a plus accouché
Ma femme était comme un éléphant
Et elle a accouché d'un bébé rose
La montagne avait bien travaillé
Merci madame la montagne
Ma femme  a accouchée d'un bébé rose   
Que j'aime ce jardin dans la montagne
Un tout petit jardin  très intime

Téléchargement la_montagne_slam.mp3

05 avril 2006

Bêtise du 5 avril 2006

Toujours dans mes archives sur cassette audio mono une suite de poèmes dit au Formidiable le 16 janvier 1997 lorsque je fus mis à l'honneur par Colette Jarjavay et son association dont j'ai longtemps fait partie, à cette époque je fréquentais 4 à 5 associations de poésie

Eaux vives, Poème dis par moi extrait de mon recueil Poissons d'Eaux,
D'abord le texte puis le MP3 Mono

Eaux vives...

C'est ton regard, tellement angélique...

Qui mouille l'iris de tes grands yeux...

Et qui me fait espérer vers tes cieux...

Pour y accrocher des ailes mystiques...


Pour cette unique goutte dans tes deux bijoux...

J'aimerais me noyer dans tes frous-frous

Pour y puiser et y chercher cette onde miraculeuse...

Où elle jaillit, cette source d'eau lumineuse...


J'offre mes grands saphirs, mes précieuses gemmes...

Comme le passeport infini des navires éblouis...

Et naviguer longuement ! O mer trop inouïe ! .

Agitée par les vents, comme la marée oriflamme...


Toi ! Ma sirène sage, ma parure d'océan.

Toi la femme qui me retient si souvent...

Tu restes la source vitale où j'aime encore boire...

Toute ma passion à la quelle je veux croire...


Je goûte à cette clarté dans tes deux ciels

Toi ! Ma sensuelle, tu demeures mon essentiel...

Un autre jour, tu seras le fruit fané et trop mûr...

Ma tout aimé, mon amphore, mon désir de vin pur...


J'aime laper cette goutte de lait, sur le bout de tes seins...

Ou mieux boire, la goutte d'eau de la vie et assouvir ma faim...

Tu seras toujours comme cette eau vive qui sort du puits...

Je veux te boire et te croquer comme un beau fruit

Download Eaux_vives.mp3

Toujours dans mes archives même lieu  encore dit par moi même recueil voici
"Maryse... Sarah... Mara..." suivi du MP3 Mono


Maryse... Sarah... Mara...


Maryse, ma rose, me ruse !

Les ruses de ma muse m'amusent,


Sarah, russe rousse, rosit au rosse Boris,

Ses rires sont rares et usés,


Mara misère en sari racée sourit,

Rama son rusé mari rassis rit,


Maryse ma muse aux sourires cerises, mise à ras rougit...

Sarah aux tristes soucis. Raisonne Boris...

Mara, sensible au caresses de son mari rama, paresse...


Ces roses sont...

Sarah, russe et rousse...

Mara en sari et racée...

Maryse, muse et rusée...


Sarah se rue au musée,

Les musées russes sont roses...

Les roses russes s'y rassurent

Les muses s'y amusent...

Les muses au musée cirent les serres à rosières...

Les arts roses sont sassés et si sûrs

Les roses sont éprises aux musées...


Mara se sent saisie en sari,

Le sage Rama se grise, épris de son essence...

Ce sont des sensations insensées et sensuelles...

Mara sensible, sent sa soie se serrer...

Rama se baisse et la baise aux seins...

Son assaut se passe à Madras, le soir...


Maryse au sage visage apaise mes regards...

Ses seins roses sont berceaux...

Ses sourire, ses rires ses secrets sont ma vie...

Ses murmures me mûrissent


Ces roses sont, sages, gages, rage

Ses usages sont rimage, mirages et visages.

Download Maryse... Sarah... Mara...mp3 ..


Un inédit  "je suis Fou" que j'ai jamais osé mettre dans un recueil car malgré tous les sujets abordés il existe encore des tabous pour les poètes entre autre Jean-Pierre Rosnay du club des poètes texte dit par Colette Jarjavay jamais publié avec sa version MP3 Mono

Je suis fou


Vous venez, sans doute dans cet antre, voir la bête étrange !

L’individu bizarre et insolite, celui qui vous dérange,

Oui, je suis fou ! Et devant vous tous je le proclame,


Je vous le dis, nulle maison et nulle raison ne me réclament,

Et vous, vous vivez et vous rêvez, petit homme, dans votre petite norme !

Mais déjà, fin renard ou bon psy, vous sentez cela trop énorme,


Et si dans ce seul l’instant, si vous aviez su sourire,

Je me serais alors calmé de cette folie, et de tous mes délires,

Malgré vous, vous ne savez, quel est ce malaise qui vous prend ?


Pauvres, petits hommes, comme hélas, je vous comprends,

Cette terre, si calme, peut sous vos pieds, trembler,

Rien ne vous touche, vous savez par expérience que le sec,

Vient toujours, après, la douche,


Il fait déjà nuit, savez-vous quoi ? Je m’en fous !

Si cet hiver fut très rude, le printemps est si doux,

Je survole, tel cette libellule, sur la mare des songes de votre pensée,


Tout est à dire et à redire mais quoi donc pouvoir en penser ? ? ?

Que vous en pâtissiez, je m’en moque ! Moi l’ego si triste !

Je vous mène voir, mille fous qui se prennent tous pour Jésus-Christ,


Son père, ce Jésus, il ne l’a pas connu…

Et pourtant, autres mœurs,

Et d’autres lieux, en d’autres temps,


Non, je ne suis pas cet homme déraisonnable,

Mais j’ai tant vu, des hommes et des femmes,

Le cœur, le corps et l’âme mis à nu,


Oui je vous le dis : je suis fou !

Je suis fou, d’un seul rire,

Je suis fou, d’un seul être,

Je suis fou, d’un toujours,

Je suis fou, d’un amour,


Oui, je suis encore, fou de cette vie,

Cette vie, qui est si courte et qui est si dérisoire,

Cette vie si importante qui est si fragile,

Ma seule vie,


Je voudrais que ma révolte de fou,

Soit dans vos mémoires,

Vous qui m’aviez cru si violent, si vous aviez su,


Et dès le début, vous auriez ri, et mon rire de fou,

Vous aurais guéri comme l’absolution guérit le pénitent,

Allez, allez, n’en parlons plus, je vous le dis, je vous aime,


Et seule cette folie m'est bonne,

         

Bruno Quinchez 30 mai 1988

Download je_suis_fou.mp3

Un texte envoyé en 1990 à Mme Jeannine Dion Guérin dont la recension s'appelle de la toile au poème Vincent centenaire de la mort de vincent Van Gogh, le texte s'appelle Palette idéale et il  est lu par Loic Bénard copain poète, toujours au formidiable le 16 janvier 1997

Palette idéale


Blanc d’argent,

Comme la pluie de tes étoiles,

Jaune de Naples,

Comme le soleil du midi,


Bore jaune,

Comme la glèbe de ton pays,

Bore rouge,

Comme le sol chaud de la Provence,


Ocre brûlée,

Comme ta galette de sarrasin,

Terre de sienne, air de sien,

Comme le prénom de cette femme,


Bleu de Prusse,

Comme un ciel forcené,

Noir, d’ivoire,

Comme la nuit, et ton désespoir,


Vermillon,

Comme la couleur de ce sang qui coule,

La palette idéale,

Comme le disait van Gogh,


La vie de Vincent,

Comme je vous l’ai dite,

Bruno Quinchez 1989 mention concours Vincent

Download palette_idéale.mp3


Un autre texte "Et il y aura" Paru en 2004 dans mon Recueil Poèmes Parisiens dit par une dame Annick Gobert Toujours le 16 janvier 1997 toujours au formidiable  toujours suivi par le MP3 Mono

Et il y aura


Et il y aura d’autres fleurs pour encore, rêver des jardins merveilleux,

Pour d’autres hommes, pour d’autres femmes,

Qui feront ces rêves, encore, inachevés,

Pour des bonheurs, sans causes,


Et des quêtes sans qu’il n’y ait jamais de fin,

Tous ces univers nouveaux à découvrir,

Tous ces savoirs nouveaux à construire,

Et toutes les œuvres inconnues à traduire,


Des myriades d’enfants à instruire,

Tout au long de notre éternité commune,

Dans des dimensions inconnues,

Des hommes et des femmes, comme nus,


Grandioses étoiles des âmes

Ou faible étincelle divine, tous ces soleils intimes,

Oui je vous le dis : il y a encore d’autres fleurs à cueillir,

Les lys blancs d’une vie pure,


Les œillets rouges de la passion,

Il y aura même, je vous le prédis,

Dans l’avenir, d’extraordinaires roses bleues,


Il y aura aussi car je l’espère et je le crois,

D’étranges fleurs venues de mille ailleurs,

Des fleurs venues de myriades d’étoiles, lointaines,


Ce poème, fait référence au roman de Charles L. Harness «La Rose »


Bruno Quinchez 1990

Download Et_il_y_aura.mp3

Toujours même lieu même date même circonstance, toujours inédit mais cette fois lu par un poète vivant Jean Van Nostrand suivit de la version MP3 Mono

Amour,


Qui verse des verres de tendresse ?

Dans les déserts et la mer,

C’est cet amour mal connu,

Comme ces anges déchus,


Qui traversent dans les chimères ?

Comme les tendres détresses,

Qui verse des ciels de tristesse ?

Dans l’océan de l’amer,


Qui est, ce toujours d’une femme disparue,

Quand le vent du soir souffle,

Et que souffrent les mots essentiels,

Et que meurent les fleurs si belles,


Qui craint la mort qui persifle ?

Aux petits matins solitaires,

Pour ce hérault lunaire,

Que serai-je ? Moi, marin fort,


Qui cherche l’amour, dans un port,

Cette solitude est, douceur amère,

Et tous ces hommes de chairs,


Qui parlent dans les chaires,

De la charité et de la mort,

Voient venir le vent mauvais,

Ce sont des poètes du toujours,


Et c’est, ce poète, pour un jamais,

Qui parla ? A cette fleur, jadis,

C’est l’amoureux d’un autre jour,

C’est le rêveur de cet autre paradis,


Qui parle à cette heure ? Du jour,

C’est l’homme aux abois,

Car son cœur est soumis,

Délit d’un non-retour,


Défaites obscures des narquois,

Défis lumineux d’un affranchi,

Qui ose le redire ? Cet amour infini,

C’est cet homme, a la vie abrutie,


Ce mortel aux certitudes dessaisies,

Le rebelle aux rêves insoumis,

Et son cœur bat et bondit,

Pour le reste de sa triste vie,


Quand te révérais-je ?

Combien de fois te rêverai-je ?

Quand verrais-je ? Ce rivage,

Toi qui ne m’es plus que ce piège,


Dans cet immense désert vierge,

Et dans cette pure et claire neige,

Toi qui ne m’es plus là

Et tu n’es plus qu’un au-delà,


Toi qui fus ma Léda

Mon Elda de Lucas

Mon amour unique c’est toi

Toi, qui reste ma seule joie,

Te croire, c’est encore cela,

Toi que je vois, si loin déjà,

Comme cette oasis dans le Sahara ! ! !


Bruno Quinchez 1993

Download Amour...mp3

un texte qui joue sur les sons des lettres inédit aussi  Titre "Hélènne version I" une seconde version a paru dans mon recueil Poèmes Parisiens en 2004 avec toujours les mêmes conditions même lieu même date lu par moi-même  suivi du MP3 Mono

 

Hélènne (Version I)

Hélènne est née au pays grec,

Elle y est déesse et fée,

Mais elle est restée athée,

Elle a vécu d’écus, de cafés et de cul,


Elle y a aimé Hervé,

Hervé s’est occupé et s’est baissé

Hélènne a des nénés et des fessées,

Hervé a aidé hellène délaissée,


Elle a mêlé ses effets et ses huées,

Elle a jeté des airs béats, elle a vécu,

Elle a fêté et elle a aimé Hervé,

Elle a eu des bébés, bébé a tété hellène,


Hervé a effacé, rêvé ses idées, et a décédé Dédé

Léa et son pépé Dédé, Dédé a véhiculé

Des géhennes et agité des haines dégénérées,

Hélènne est cassée, elle a ôté ses faits et a cédé,


Hélènne a baissé ses ailes téméraires,

Hélènne est hébétée de paix et d’éphémère,

Hélènne mémé âgée et décalée, est décédée,

Elle gît au pays des aînées et des aimées


Bruno Quinchez 18 octobre 1995


Download Hélènne (Version I).mp3

Encore un inédits jamais publiés "L'automne des poètes (version I)" lu par un Alain dont je ne me souvient plus le patronyme, une autre version a paru dans mon recueil Poème Parisiens en 2004
Conditions de lecture,  mêmes conditions, même lieu, même date... Version MP3 Mono

 

L’automne des poètes (Version I)

Ils meurent, souvent à l’automne, le soir,

Les poètes fragiles, mes insaisissables amis

Ils crèvent d’un sourire ou d’un long désespoir,


Pour un mot, dans la sombre médiocrité d’une vie,

Ils sont, broyés, rejetés, puis balayés par les vents

Fétus légers, tourbillonnants, telle ces feuilles jaunies,

Leurs absences, font, très mal, pendant, très longtemps,


Ces voix restent l’or du moment, le temps des amis,

Quand par malheurs, ils meurent, ils fuient vers le ciel,

Pour conter fleurette aux anges et voir le père éternel,

Loin de notre terre, cet enfer aux tourments, monotones,


Ce sont des poètes, ces immortels fantômes,

Ce sont des personnes exigeantes, ces incroyables bonhommes,

Leurs voix sont toujours là, qui résonnent dans nos magnétophones

Des êtres de la lumière, aux âmes les plus sombres,


De jeunes éphèbes malappris aux rires impertinents,

Des ivrognes, de gais braillards, noyés dans leur brouillard,

Des graciles papillons, de la nuit, brûlés par la lumière,

Et ils meurent d’amours, ils meurent de leurs peines,


Ils meurent, pour, un seul mot et ils crèvent, solitaires et fiers,


Pour Alain Bornert, ami poète, mort en août 1992,

Pour Léo Ferré, un des poètes que j’aime,

A Nancy Finley, une grande dame, morte trop tôt,

Bruno Quinchez septembre 1994

Download L'automne_des_poètes_(Version_I).mp3

Un autre texte tiré de mon recueil "Poissons D'Eaux" Intitulé "Un éclat de Ciel" Lu par Monsieur Elie Kahn un monsieur qui a aussi organisé une association "Drole d'oizeaux" mêmes conditions, même lieu même date avec la version MP3 Mono lu par Elie Kahn

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Un éclat de ciel...


Elle m'est toujours actuelle...

Cette toute petite étincelle...

Dans tes deux brillantes prunelles...


Qui luisent doucement ...comme les parcelles

D'un léger d'un subtil pastel

O la clarté...la toute belle...


O ma belle ...ma damoiselle...

O ma jolie jouvencelle...

O pure et vive flamme éternelle


Mon rêve d'absolue...ma toute pucelle...

Tout aux fonds de ce ciel...

O mon amour...ma passionnelle...


Quelles seront les promesses rationnelles...

De cette âme que l'on dit éternelle

Comme un très ancien ...un lointain appel...


Désirs et plaisirs charnels...

Plaisirs à deux tellement sensuel

Délectations de nos corps matériels


Plaisirs biens naturels

Il y a dans tes deux doux yeux...mille rêves virtuels...

Et il y a aussi deux petites sentinelles


Qui me regardent et qui envisagent ce monde bien réel...

O ma toujours...ce rêve habituel...

O mon amour...ma chair spirituelle...

Download Un_éclat_de_ciel.mp3

Un texte que j'ai repris dans mon second recueil de poésie Poèmes Parisiens dont le titre est
"Merci O multiples!"  lu par une Danielle dont j'ignore le patronyme ma vie est peuplée de Danielle et de Daniel, memes conditions même lieu même date toujours version format MP3 Mono

Merci ! O multiples !


Pour les soleils brûlants, dans ces chauds déserts,

Pour cette douce pluie, qui tombe ce jour d’avril,

Pour tous les jours de ma vie, où brille le soleil,

Pour les nuits gelées dans les sombres hivers,

Pour l’oasis cachée, dans les grands déserts,

Pour les montagnes inaccessibles…

Et pour tous les conquérants de l’inutile,

Pour tous hommes et femmes de tous les temps,

Pour cet espoir, qui permet de vivre,


O toi ! Mon Dieu !
Je te dis… Merci !


Pour tous les rires de tous les amis,

Pour le sourire d’une seule femme,

Pour la joie d’aimer, celle que j’aime,

Pour ce rêve, d’un toujours,

Pour ce sens, que je donne à cette essence,

Pour la peine et pour la tendresse,

Pour le partage des vies,

Pour les promesses de ces partages,


O sage Marie ! O vierge aimable !

Je te dis aussi… Merci !


Pour tes yeux qui me regardent,

Pour tes seins que je regarde,

Pour un seul de tes sourires qui viennent, de toi,

Pour la liberté de nous aimer,

Pour toi ! Moi, qui t’aime !

Pour cette rougeur qui t’a trahie,

Pour la pudeur qui te fait rougir,

Pour la longue route qui nous a réunis,

Pour cet amour qui nous a joints,


O mon aimée toi douceur de mon cœur,

Je te dis encore… Merci !


Pour tous ces jours où je me sens inutile,

Pour les longues nuits, toutes, mes nuits blanches,

Pour les rêves qui sont les miens,

Pour les petites joies celles de la vie,

Pour toutes celles que mon cœur a chéries,

Pour le temps qui me reste à vivre,

Pour l’espoir de tous,

Pour ma mère qui est encore vivante,

Pour tous les enfants qui sont à naître,

Pour le regard du chien et cette lueur fidèle,

Pour la misère que l’on croise au carrefour,

Pour la solitude d’exister et pour l’effroi de vivre,

Pour chaque micro secondes d’espérance,


O toi ! Silence… Mille mercis !


Bruno Quinchez 5 novembre 1989 Rajout 24 novembre 1991 & 24 mai 2003

Download Merci ! Ô_Multipes!.mp3

Pour aujourd'hui Mercredi 5 avril 2006
j'arrête de copier format MP3 Mono Je continuerais demain

04 avril 2006

Bêtise du 4 avril 2006

je me suis acheté un petit magnétophone monophonique et je m'amuse à mettre des Cassettes que j'ai archivées depuis 15 ans donc  voici un petit essai c'est un texte dit en 1997 par un monsieur de Radio la sentinelle une radio qui lisait des poètes dont je suis je vous mets le texte avant et le texte dit en MP3 mono


Frimas...

Sensations légères, léger ! Euphorie !

Cœur trop lourd ! Ô hivers! Ô spleen !


Comme le moineau prisonnier...

Dans une cage à l'automne...

Un triste soir de novembre...


Seul et trop calme, trop sage...

J'image les radieux paysages...

Des pays sages, que jamais je n'aborde...

Trop lointains rivages de l'autre-monde...

Si lointains du froid automne...


Terres inconnues de mon rêve confortable...

Rêves exotiques ou rêves érotiques...

Les mirages, loin de la métropole...

Images, des rivages, des visages...


Les fabuleux oiseaux des chauds paradis...

Les arbres à pain, les patates douces...

Les animaux encore innocents...

Les fleurs multicolores de l’éden...


Karma intime multiples désirs...

Les femmes aux yeux noirs...

Les secrets de l'orient...

Derrières des voiles...


Les terres fertiles, la vie, exubérante et sauvage...

Les sourires d'enfants...

Un essaim de jeunes garnements...

Les rires et les sourires...

Les cœurs qui accueillent...


Nudité dans mon rêve...

Nageurs dans une grève...

Vivre du feu des airs.

Pour seul habit le chaud soleil...

Ah ! Que j'aimerais rêver dans le hâle de cet éternel été...

Download Frimas.mp3


Dans (version numéro deux)

Dans tes grands yeux de vierge océane

La mer immense de notre lointaine origine...

Dans cette mer incroyable de bleu azur...

L’huître accrochée solidement au rocher...


Dans l’huître aux amples saveurs marines

La perle fine et parfaite, irisée de mille feux

Dans la perle sauvage et parfaitement ronde...

L'iris liquide de tes grands yeux...


Dans l'iris transparence de ton âme

La phosphorescence de myriades d’étoiles...

Dans ces étoiles brillantes de mille flammes...

La perspective infinie que nos deux univers dévoile...


Dans ce gigantesque univers qui s'ouvre à nos yeux...

Nos cœurs fragiles qui battent pour nous deux...

Et dans ces cœurs amoureux qui battent chamade...

La forteresse de notre passion sauvage et placide...


Je suis ce pied de vigne noueux des cépages antiques...

Dont on fait le vin fort et les rires aux soleils homériques.

Tu es l'amphore au corps galbée qui dort sous la mer...

Et qui attends la main qui fera de toi la fertile Déméter...


Tu me souris, pour la beauté paisible de ces beaux jours...

Et moi ton unique amour connu, je te réponds : bonjours !

Tu me mèneras dans le plus secret dans tous tes beaux rêves...

Maintenant que mon trop long sommeil enfin s’achève


Comme une frêle embarcation sur tes ondes sinueuses...

Lentement bercée par le ressac de ta vague rythmée...

Tel le soc d'un navire, tes terres fertiles sont labourées

J'avance tel la figure de proue, sur les vagues joueuses...


Je suis le galion pirate des anciennes routes marines

Et je suis chargé à ras bord de tous tes ors et soieries...

Tes étoffes précieuses et les senteurs des terres lointaines...

J'aime le sillon que j'ouvre dans tes liquides prairies


Osmose en toi, toi la mer de tous mes abîmes