Bêtise du 20 mai 2008
Je vous donne un premier MP3 où je me suis amusé à délirer sur la suite des 100 premiers nombres
Suite des 100 premiers nombres.mp3
Ensuite une préface que j'ai mise sur mon recueil de poèmes parus en 2004 Poèmes Parisiens
Préface
Je
suis ce drôle, ce Poète et je volette comme un moineau,
Pour
me présenter à vous tous, j’ai un cœur d’artichaut,
Mon
dire est dru, mon verbe est parfois cru,
Mon
coeur est chaud, pour vous j’ose le mettre à nu,
Vous
pouvez en rire mais lisez-moi, libre recueil,
Prenez
votre temps, très lentement feuilles à feuilles,
Pour
vous en donner le goût de lire et d’en rire,
Je
vous cueille des mots, pour les hommes,
Des
fleurs sauvages et belles pour les femmes,
Quelles
que soient vos histoires et quels que soient vos âges,
Regardez
donc ces poèmes, craquez pour ces pages,
Morceaux
gourmands d’un rire plein ou joyeux délire
Mes
saveurs épicées ou mes comptines pour enfants
J’espère
encore vous étonner d’un plaisir décapant,
Malgré
des fautes d’or… taux ! Gras feu aide saint taxe !
Si
jamais vous avanciez mon cercueil ou l’échafaud,
Pour
un vers innocent, qui sonne et luit faux
Je
combine, laids mots dits, et pour vous je les malaxe
Pardonnez-moi
mes fautes, si elles vous étonnent,
De
parfois surprendre par des sonorités qui détonnent
Profondes
fosses nautes où flâne un thon fantôme,
Excusez
l’artichaut qui a fait ce trop long strip-tease,
Ils
lisent mes sottises et ils disent que se sont des bêtises,
Mais
pas une once de sentences, pas même un atome,
Bruno Quinchez janvier 1997
un texte que j'avais écrit en 1998 lors d'un marché de la poésie où j'étais au stand de monsieur Vincent Jarry de l'association de poètes Gros et 1/2 Gros
Accroche
pour le marché,
Ils
sont beaux, ils sont beaux mes poèmes,
Oyez
! Oyez des rimes pour qui les aime !
Vous
avez le choix, en vrac en gros ou en demi-gros
Pour
vous nous sommes prêts à vous dire mille propos
Ils
sont beaux, ils sont beaux mes poèmes
Venez
esgoudir nos paroles nos beaux vers à thèmes
Et
sortez vos oreilles pour mieux nous écouter
Ils
sont beaux nos poèmes car, ils sont pleins de santé
Venez
! Venez, ce ne sont pas des laitues, ni des artichauts
Mais
de beaux poèmes pour avoir un coeur plus chaud
Allez
! Oyez ! Vous ferez plaisir sûrement à une jolie damoiselle
Ce
n’est pas cent francs, ni dix francs, pas même un tout petit sou
Oyez
! Oyez ! Ils sont beaux mes poèmes, ils sont jolis, c'est chou
Allez
! Venez ! Venez ! Ils sont beaux mes poèmes en ritournelles,
Bruno
Quinchez Paris 18 juin 1998
Dans le même recueil Poèmes Parisiens Paru en 2004
Fleurs
de quelques sous (version II)
Ce
sont fleurs de quat’sous, des fleurs de Poète,
Faire
un roudoudou et vous rirez, peut-être,
Ayez
yeux d’amadou même yeux que Babette,
Babette
au coeur si doux qui m’aimera, peut-être,
Voici
des fleurs d’un sou, fleurs, soucis et cachous,
Pour
mon rêve d’un sou, fleurs comme des bijoux,
Ce
sont fleurs de vingt ans, les fleurs de votre jeunesse,
Elles
me rendent aimant, mon coeur plein de tendresse
Mais
vous gardez vos gants, velours et mains de diablesse,
Je
perds pour vous mon temps, car vous parlez sans cesse,
Voici
des fleurs d’un sou, fleurs, soucis et cachous,
Pour
votre coeur d’un sou, fleurs comme des bijoux,
Ce
sont fleurs des amants pour fleurir votre coeur,
Elles
brillent comme diamants et avivent vos couleurs
Riez
de toutes vos dents, vos rires sont charmeurs,
Vous
me plaisez vraiment moi qui vous donne peur,
Voici
des fleurs d’un sou, fleurs, soucis et cachous
Pour
un rire d’un sou, fleurs comme des bijoux,
Ce
sont fleurs de printemps, des fleurs de belles maisons,
Vous
en voulez ? Oui vraiment ! Pour fleurir vos saisons,
Vous
riez des printemps, vous oubliez vos raisons,
Moi,
je veux à présent parler sans oraisons,
Voici
des fleurs d’un sou fleurs, soucis et cachous
Pour
vos plaisirs d’un sou, fleurs comme des bijoux,
Ce
sont fleurs, presque rien, de jolies fleurs des champs,
Car
vous les valez bien, plus que toutes, pourtant,
Pour
mon regard de chien, qui donne cet air si touchant,
Présents
de moins que rien, pour votre rire plaisant,
Voici
des fleurs d’un sou, fleurs, soucis et cachous,
Pour
vos soucis d’un sou, fleurs comme des bijoux,
Bruno
Quinchez Paris le 10 juin 1998
Fleurs de quelques sous (version II). mp3
Dans le même recueil Poèmes Parisiens, un hommage à plusieurs poètes de mes amis disparus maintenant
L’automne
des Poètes… (Version II)
Ils
meurent souvent à l’automne vers le soir,
Les
Poètes fragiles, mes insaisissables amis,
Ils
se déchirent d’un sourire ou de longs désespoirs
Pour
un mot, dans la sombre médiocrité d’une vie.
Ils
sont broyés et rejetés, puis balayés par les vents,
Fétus
légers et tourbillonnants, tels ces feuilles jaunies,
Leurs
absences font très mal, pendant un très long temps.
Ces
voix restent l’or d'un moment, celui du temps des amis.
Quand
par malheurs ils meurent, ils fuient vers la splendeur,
Pour
conter fleurettes aux anges et contempler le créateur
Loin
de notre terre, cette douleur aux travaux fastidieux
Pour
inventer des paradis beaucoup plus lumineux et radieux.
Ce
sont des Poètes, ils restent d’immortels fantômes,
Ils
sont exigeants, ces incroyables bonshommes
Et
leurs voix résonnent comme des souvenirs du bonheur
Quand
la vie se fait noire dans un début d’horreur.
Des
êtres de la lumière aux âmes les plus ténébreuses,
De
jeunes éphèbes malappris aux jovialités irrévérencieuses,
Des
ivrognes et de gais braillards, noyés dans leurs brumes
Ou
même de graciles papillons de la nuit brûlés par les flammes.
Ils
meurent d’un mal d’amour, ils meurent de leur peine,
Ils
meurent pour un mot lancé sans que rien n’advienne,
Ils
crèvent de l’angoisse d’exister plus fort pour plus de lumière
Et
un soir ils crèvent de ce rien qui n’arrive, trop solitaires et trop fiers…
En
souvenir de Nancy Finley une grande dame morte trop tôt,
D’Alain
Bornert un Poète tellement fragile
Et
de Léo Ferré mort le 13 juillet 1993
Bruno
Quinchez Morsang sur/orge décembre 1996
L'Automne des Poètes(version II).mp3
Dans le même receuil encore Sonnet non régulé où je me suis un peu amusé
Sonnet
non régulé
Mes
alexandrins ont quinze ou dix-huit pieds
Ils
ne sont pas réguliers mais sonnent comme il sied
Que
je suis fort heureux de vous voir, cher ami !
Si
vous le voulez bien, je donne ainsi mon avis
Que
nous sert-il d’écrire un sonnet qui boite ?
Alexandrin
! Tu rimes riche ou tu t’emboîtes,
J’écris
pour mon plaisir et non pas pour un jeu
Me
mépriserez-vous après ces troublants aveux ?
Je
crois bien que seul mon plaisir me dirige et m’amuse,
Vaut-il
mieux se taire quand le vers clopine ?
Que
d’erreurs permises restent anonymes !
Pour
cet affreux charabia reste caché loin de ta muse,
Misère
! Que te sert-il de nous faire la morale ?
Que
j’aime à faire des vers aux rimes inégales,
Bruno
Quinchez Morsang 27 juillet 2000
Dans le même recueil un long poème en prose, Les fantasmes, les souvenirs et les odeurs dans la version d'aout 2003, une 3ième version après celle de 1995 et 2000
Les
fantasmes, les souvenirs et les odeurs…(Version août 2003)
La bonne odeur du pain qu’a pétri la main du boulanger, l’odeur du café que l’on a versé dans la tasse aux petits matins, le goût sucré de la mie de pain longuement mastiquée, le goût de noisette et le goût du beurre frais, La blancheur du yaourt dans la cuillère que l’on avale et l’odeur âcre de l’ozone dans les petits matins de l’hiver…
Le
souvenir encore tiède du lit défait, l’odeur de cette femme que j’aime et l’odeur
de l’homme. Une odeur
de cul, l’odeur du sexe et du phallus, après cette intense jouissance, le goût
de sa salive dans ma bouche
et ses seins que j’ai pétris, ballochés et chamaillés. Mon sexe durcit par l’envie
de recommencer encore
et encore. L’odeur encore chaude du plaisir partagé, les draps froissés par le
mouvement chaotique
de la passion…
Le souvenir ensoleillé d’un bel et bon été, l’odeur de l’herbe dans la campagne brûlante, l’odeur du foin fraîchement coupé et la senteur des fleurs, l’odeur des foins séchés dans la grange où nous nous cachions. L’odeur des arbres par cette lumineuse journée, cette odeur insistante du magnolia dans le jardin des souvenirs. L’odeur de la Terre humide par les soirs d’orages et l’odeur des roses durant le temps d'un début d’automne. L’odeur de l’automne, cette odeur de feuilles mortes qui se décomposent,l’odeur de la mort, cette odeur de novembre.
L’odeur
du premier et du onze novembre. La Toussaint et l’Armistice de 1918, une odeur
de charogne,une
odeur d’encens brûlé. L’odeur de la tranchée, l’odeur de la messe de souvenir
des morts, l’odeur des
poilus. Tous ceux qui puent ensembles et pour toujours, ce mélange d’odeurs de
pieds, de sueurs et de
Terreur froide, avec cette odeur de merde dans la boue de la tranchée. Une
odeur de tous ceux qui chient
dans leurs culottes, l’odeur des gaz, de la poudre et des morts qui
pourrissent, cette odeur, cellede
la chair martyre, de la chair à canons, l’odeur affreuse de la souffrance…
L’odeur
des femmes dans la maison close, cette odeur de moisissures qui est aussi l’odeur
de toutes ces femmes
emprisonnée. De femmes trop soumise, trop dépendantes et qui se fanent. L’odeur
des mères maquerelles,
une odeur d’un parfum de quatre sous. L’odeur des huîtres, celles que
consomment les clients.
L’odeur de la môme Crevette, cette odeur de la servitude qui est une odeur de
la lassitude ou l’odeur
des solitudes. Hélas ! Ce ne sont qu’odeurs de pisse et des parfums éventés, l’odeur
des putains qui
s’étiolent…
L’odeur des enfants, une odeur sucrée de barbe à papa et le goût des caramels mous qui collent aux dents. L’odeur des pétards qui explosent dans la bouse de vache, l’odeur des feux de Bengale. L’odeur du bal du quatorze juillet et l’odeur des premières cigarettes, celles qui font tousser, une odeur de tabac brûlé qui vous fait oublier toutes les bonnes odeurs.
L’odeur
merveilleuse du premier désir, ce goût et cette odeur du premier baiser que
nous osons donner.L’odeur
évanescente des premiers matins de notre enfance. L’odeur de la confiture qui
cuit dans lesmarmites,
toutes ces odeurs qui fondent notre enfance…
L’odeur
du nazi ou celle du camarade prolétaire ? Hélas ! Dans les années trente le
choix était pénible !Je
ne sais pas ce que j’aurais choisi. Me serais-je peut-être suicidé comme
Maïakowski ? Mais cela je ne
le saurais peut être jamais. Peut-être de même aussi j’ignorerais cette odeur
surréaliste qu’est l’odeur
du con d’Irène Maïaskovsakaïa, cette superbe russe n'est hélas qu'un agent du
parti et une membre
actif de la police secrète : la Guépéou…
L’odeur
du con d’Irène, c’est aussi cette odeur de la soumission au parti. Les plus belles
femmes russes
se donnaient pour la gloire du parti, elles étaient complètement subornées par
le parti. Ce parti qui
a pourtant l’odeur de la sueur du prolétaire mais le con d’Irène Maïaskovsakaïa
n’a que l’odeur d’un
parti désincarné.C’est
une odeur qui reste proche des fantasmes érotiques d’intellectuels qui ne
disent rien de la réalité sordide
de cette époque, un rêve sur réel, une réalité hors de nos vies communes mais
moi je me demande
: Quelle était l’odeur de Staline ? Ce brave petit père du peuple, le guide de
la révolution bolchevique,
celui-ci était aussi un buveur de sang, celui des prolétaires, de tous ceux-là
qui n’avaient pas
la perspicacité de lui plaire…
N’ai-je jamais su si le nazisme était ce fantasme : une absence d’odeur pour Adolf Hitler ? Le führer n’a-t-il jamais senti cette odeur du sang et de la sueur ? N’a-t-il rêvé du surhomme que dans un monde inodore, sans sueurs, ni attractions sexuelles ? Pour moi ! Le nazisme était ce fantasme d’absence des odeurs, un fantasme désincarné de pureté de la race et la saveur d’une conception, celle d’un homme aryen parfait…
Dans ce monde qui se veut parfait, il y a aussi l’odeur de l’indicible,
celle du wagon où les
humains sont entassés, cette odeur évanescente de la nuit et du brouillard. L’odeur
des camps d’extermination
nazis est définie par la nuit et le brouillard. L’odeur jalouse du juif que les
nazis haïssent
et l’odeur incantatoire de ce nègre qui a peur.
Ce
sont des odeurs si particulières que respirent les nez aryens. En Europe
occupée l’odeur de la collaboration,
celle des bons pères de familles qui ne sentent rien et ne voient rien. L’odeur
de ces fantasmes,
cette odeur des horreurs et cette odeur de l’honneur…
L’odeur des pieds qui est aussi odeur de Poètes. Dans la rue celles-ci sont des odeurs d’humains trop humains et celles-là sont celles de tous les hommes libres et vivants. L’odeur de ces humains tellement humains et l’odeur florissante des printemps.
Les effluves des fleurs qui nous
étourdissent et nous émoustillent. L’odeur
de la joie et de la liberté de s’aimer, l’odeur de la permanence de la femme, l’odeur
de ces enfants
qui ne demande qu’à naître. Tout ce qui fait l’honneur, la joie et le charme de
nos vies.Oui
! La vie possède une odeur et vivre n’est pas un fantasme !
Quelle
est l’odeur de la Télévision ? Rien ! Néant ! Ce
qui est pire que la mort !
La
Télé n’a pas d’odeurs donc la Télé n’existe pas !
L’odeur des souterrains, le métro dans la capitale, un parfum de synthèse pour masquer l’odeur des humains, les S.D.F. Cette odeur de pieds et de crasse, d’hommes bien humains. L’odeur de la mort et l’odeur des gens biens vivants… Le goût du terroir et le sang de la Terre ou parfois l’odeur terrible de la souffrance. Cette odeur du sang impur que verse le citoyen de France.
L’odeur triste de la guerre et l’odeur de la
pureté. L’odeur de la pureté
ethnique, c’est aussi cette odeur de poudre et de napalm ou encore le goût de
cet alcool fort. Le goût
de gin, le goût de vodka, le goût de l’eau douce et le goût des pommes de terre
sans le feu, l’odeur de
l’essence absente, un goût du vide… L’odeur du gas-oil et le bruit des blindés…
L’odeur
de la sueur, l’honneur de soi-même. Cette peur de l’autre et l’odeur des
souvenirs, l’odeur desfleurs
au mois de mai. L’odeur de la femme Bosniaque et l’odeur de cet enfant qui sera
Serbe, l’odeur de
l’hiver, l’odeur de l’ozone, l’odeur du vide…
Et toujours l’odeur de la vie. Cette odeur de femme humée, cette odeur que possèdent toutes les petites filles qu’elles soient Hutus, Tutsis, Afghanes, Irakiennes Algériennes, Palestiniennes ou même pourquoi pas des petites filles du peuple d'Israël !
L’odeur
et la peur de l’homme que l’on égorge aux noms de dieu. L’odeur et le goût du
sang, ces odeurs
de la vie…Non ! Je le dis et je le crois nos vies ne sont pas des fantasmes !
Non
! La vie n’est pas un opéra ! La vie n’est pas un concept ou une belle et vaine
abstraction lyrique…
L’odeur
de tous les saints qui sont morts dans l’amour de Dieu et l’odeur de ces seins
tétés dans nos tendres
enfances. L’odeur de toutes ses bonnes choses que nous ne pouvons oublier. L’odeur
du pain que
nous rompons en commun et le goût des vins forts, l’ivresse des alcools cet
alcool pur et si dur qui vous
désintègre.
Les
odeurs aimées et l’odeur inodore,
Le
nez de la belle Cléopâtre et les senteurs fortes de l’Orient. L’odeur puissante
de Jules César et la puissance
de la femme. Cette odeur des fantasmes et l’odeur jamais oubliée des souvenirs…L’ardeur
du passé et l’odeur du de la vie…
Bruno
Quinchez Morsang sur/orge 1995, Paris 2000 et 2003 remanié le 6 avril 2000 et
en août 2003
Les fantasmes, les souvenirs et les odeurs.mp3 (N.B. 9.33 MO)