23 mai 2008

Bêtise du 10 avril 2005 ter

Préface Léo Férré

La poésie contemporaine ne chante plus.
Elle rampe.

Elle a cependant le privilège de la distinction,
elle ne fréquente pas les mots mal famés,
elle les ignore. On ne prend les mots qu'avec des gants :
à "menstruel "on préfère "périodique ",
et l'on va répétant qu'il est des termes médicaux
qui ne doivent pas sortir des laboratoires ou du codex.

Le snobisme scolaire qui consiste
à n'employer en poésie que certains mots déterminés,
à la priver de certains autres,
qu'ils soient techniques, médicaux, populaires ou argotiques,
me fait penser au prestige du rince-doigts et du baise-main.

Ce n'est pas le rince-doigts qui fait les mains propres
ni le baise-main qui fait la tendresse.

Ce n'est pas le mot qui fait la poésie,
c'est la poésie qui illustre le mot. 

Les écrivains qui ont recours à leurs doigts
pour savoir s'ils ont leur compte de ppieds
ne sont pas des poètes : ce sont des dactylographes.

Il n'y a point de fautes d'harmonie en art;
il n'y a que des fautes de goût.

L'harmonie peut s'apprendre à l'école.

Le goût est le sourire de l'âme;
il y a des âmes qui ont un vilain rictus,
c'est ce qui fait le mauvais goût.

En France, la poésie est concentrationnaire.

Elle n'a d'yeux que pour les fleurs;
Le contexte d'humus et de fermentation
qui fait la vie n'est pas dans le texte.

On a rogné les ailes à l'albatros
en lui laissant juste ce qu'il faut de moignons
pour s'ébattre dans la basse-cour littéraire.

Il n'y a plus rien à attendre du poète muselé,
accroupi et content dans notre monde,
il n'y a plus rien à espérer de l'homme parqué,
fiché et souriant à 'aventure du vedettariat.

Le poète d'aujourd'hui doit être d'une caste,
d'un parti ou du Tout-Paris.

Le poète qui ne se soumet pas est un homme mutilé. 

La poésie est une clameur, 
elle doit être entendue comme la musique.

Toute poésie destinée à n'être que lue
et enfermée dans sa typographie n'est pas finie;
elle ne prend son sexe qu'avec la corde vocale
tout comme le violon prend le sien avec l'archet qui le touche.

L'embrigadement est un signe des temps,
de notre temps.
Les hommes qui pensent en rond
ont les idées courbes.

La pensée mise en commun est une pensée commune.

Du jour où l'abstraction, voire l'arbitraire,
a remplacé la sensibilité,
de ce jour-là date,
non pas la décadence qui est encore de l'amour,
mais la faillite de l'Art.

Mozart est mort seul,
accompagné à la fosse commune
par un chien et des fantômes.
L'art est anonyme
et n'aspire qu'à se dépouiller de ses contacts charnels.

L'art n'est pas un bureau d'anthropométrie.
On sait que Renoir avait les doigts crochus de rhumatismes,
que Beethoven était sourd,
que Ravel avait une tumeur qui lui suça d'un coup toute sa musique,
qu'il fallut quêter pour enterrer Bela Bartok,
on sait que Rutebeuf avait faim,
que Villon volait pour manger,
que Baudelaire eut de lancinants soucis de blanchisseuse :
Cela ne représente rien qui ne soit qu'anecdotique.
La lumière ne se fait que sur les tombes.

Avec nos avions qui dament le pion au soleil, 
avec nos magnétophones 
qui se souviennent de "ces voix qui se sont tues ",
avec nos âmes en rade au milieu des rues,
nous sommes au bord du vide,
ficelés dans nos paquets de viande,
à regarder passer les révolutions.

Le seul droit qui reste à la poésie
est de faire parler les pierres,
frémir les drapeaux malades,
s'accoupler les pensées secrètes.

Nous vivons une époque épique 

Nous vivons une époque épique
et nous n'avons plus rien d'épique.

On vend la musique
comme on vend le savon à barbe.
Le progrès, c'est la culture en pilules.

Pour que le désespoir même se vende,
il ne reste qu'à en trouver la formule.
Tout est prêt : les capitaux, la publicité, la clientèle.

Qui donc inventera le désespoir ?
Dans notre siècle
il faut être médiocre,
c'est la seule chance qu'on ait de ne point gêner autrui.

Dès qu'une idée saine voit le jour,
elle est aussitôt happée et mise en compote,

Les plus beaux chants sont des chants de revendication.
Le vers doit faire l'amour dans la tête des populations.

A l'école de la poésie, on n'apprend pas : on se bat.

Léo Férré Préface

09 mai 2008

Bêtise du 9 mai 2008

Sur lnternet...  L'écriture et la Poésie

Le Net donne l'illusion de direct et la forme de l'écrit, ce qui n'est pas une forme classique, la poésie a besoin de la voix et de l'écrit... Puis à vrai dire sur le net, c'est avant tout de l'éphémère donc de l'esbroufe, un peu comme la mode et les médias... Les bouquins, que l'on lit, ont un temps qui leur appartient... Le temps du net est un temps provisoire de l'événementiel... La poésie ne peut fonctionner à l'événementiel car elle doit surprendre, ceci par la voix, l'expression et la nuance... elle doit disposer du temps de lecture ou de l'écriture... Quand je suis sur des sites de poètes sur le Net, j'ai l'impression d'être à l'usine et à la pièce, ce dont TLP site de poésie en ligne très fréquenté en est le meilleur exemple de la production/consommation industrielle des grandes surfaces de Poésie (sic...)

11 novembre 2007

Bêtise du 11 novembre 2007

La gadoue (parole et musique Serge Gainsbourg, voix Jane Birkin)

Du mois de septembre au mois d'août
faudrait des bottes de caoutchouc
pour patauger dans la gadoue,
la gadoue, la gadoue, la gadoue
hou la gadoue, la gadoue

une à une les gouttes d'eau
me dégoulinent dans le dos
nous pataugeons dans la gadoue.....

vivons un peu sous le ciel gris-bleu
d'amour et d'eau de pluie
puis mettons en marche les essuie-glaces
et rentrons à Paris

ça nous changera pas d'ici
nous garderons nos parapluies
nous retrouverons la gadoue.........

il fait un temps abominable
Heureusement tu as ton imperméable
et ça n'empêche pas la gadoue......

il fallait venir jusqu'ici
pour jouer les amoureux transis
et patauger dans la gadoue.........

vivons un peu sous le ciel gris-bleu
d'amour et d'eau de pluie
et puis mettons en marche les essuie-glaces
et rentrons à Paris

L'année prochaine nous irons
dans un pays où il fait beau
et nous oublierons la gadoue.........

Ces temps-ci------impression d'époque
Nous sommes de la merde, fait de merde
et 99% de ce qui est vivant c'est pareil
Le confort de nos annnées dillusion
Seront bien facile à porter
Tant qu'on péte pas plus haut que son cul
On reste dans la Gadoue...
Et ça me rassure sur le coté disséquant de Lucifer
Peut pas y avoir de Lucifer Non ? Dans la Merde...

08 août 2007

Bêtise du 8 août 2007

Histoire d'en sourire...

J'ai entendu dire qu'un gamin (je ne sais pas qui, ni son âge) était tellement pris par les aventures de Harry Potter, le jeune sorcier à Lunettes, qu'il aurait traduit en un très bon français le dernier tomes des aventures du sorcier et l'aurait mis en ligne sur le Net... Ce qui ne plait pas du tout à l'Editeur papier Gallimard qui devait publier sa version et n'est pas content d'être doublé par un gamin… Toujours est-il que la traduction de ce gamin est parait-il excellente… Juste un petit NB pour les marchands de papier : la jeunesse ne comprends pas les subtilités de l'argent et si j'avais un conseil pour Gallimard ce serait de s’attacher les services de ce gamin… Il n'y a pas meilleurs vendeurs que des passionnés de la chose... Que certaine subtilités lui échappent, cela est un reste de la pureté enfantine...

23 février 2007

Bêtise du 23 Février 2007

Sur les poètes et la poésie, ce que j'en connais…

Les poètes que je connais se soucient assez peu de moi et des autres, ils se moquent de savoir mon état de santé et de mes états d’âme, comment va ma famille, la seule chose qui les intéresse en moi, c’est le cochon de payeur celui qui les lit et  qui achète leurs petites plaquettes, la seule chose qu’ils me demandent après leur passage sur scène est ce que j’ai été bon ? J’ai beaucoup aimé ce monde des poètes, puis  me suis-je ainsi aperçu que c’était un monde assez superficiel et que le seul monde qui compte pour eux c’est le monde des apparences… Ce qui se résume en deux mots « aimez-moi » car je suis cet incomparable poète qui parle d’un monde qui vous échappe… En général leurs mondes intérieurs sont aussi bizarres que le vôtre, mais vous n’avez pas besoin de cet autre qui vous ressemble trop.  Leur humanité c’est la votre, mais alors voir des miroirs, à l’infini de la poésie, cela vous lasse et vous changer de monde… Vous vous essayez aux nouvelles et au roman pour parler de la psychologie de cet autre. Vous n’êtes plus un poète et  vous vous sentez enfin libre de ce monde kaléidoscope mais de temps en temps une phrase un mot vous fait replonger… Vous voulez maîtriser le sujet, car dans la technique vous êtes devenu habile. Vous voyez des ados qui vous rappellent votre jeunesse et par sympathie vous continuez pour eux. Vous n’êtes pas las de la poésie, vous n’êtes las que de vous-même… Vous êtes  las de ces milliers de miroirs que vous tendent les revues de poésies…. Votre écœurement vient que vous vous reconnaissez dans tous ces poètes qui alignent les clichés comme des forcenées…. La fascination est la plus forte, vous vous promettez d’inventer des formes inédites…. La technique aussi vous lasse et  vous devenez chroniqueur vous tenez votre journal avec une bonne technique poétique

C'est curieux j'ai mis ce texte sur un site d'éditions littéraires In-Libro-Véritas, et il est très mal accueilli, les personnes de ce site ne se reconnaissnt pas dans le poète que je décris, alors qu'autrefois sur TLP en 2006, c'était un de mes textes qui avait le plus fait TILT! chez ces chers poètes membres de TLP... Il faut dire que j'ai l'impression que le site que j'ai choisi In-Libro-Véritas, c'est des bourges de province, du genre les poètes de Belgique and Co... Des fois je trouve ce monde littéraire bien petit et bien mesquin... Allez une fois, la vie peut être aussi belle, il ne faut pas regarder là où il ya des bêtes...

06 février 2007

Bêtise du 6 février 2007 Bis

Propos sur l'écriture, les techniques, la presse et le Net

Je n''ai plus envie d'ouvrir un bouquin car  j'en ai plus la patience avec Internet, j'ai appris l'instantané et j'ai plus la patience d'ouvrir des boites de conserves, pourtant je me dis toujours qu'il doit y avoir quelques choses qui me manque, en fait c'est le présent qui me bouffe les tripes et j'ignore la durée qui est synonyme de mûrissement, mais dans mûrissement il y a l'étape suivante, le pourrissement. Avec le net je vis dans l'émotion instantanée, j'ai les réactions très vite, alors qu'un bouquin ce n'est que dans un temps assez long que les lecteurs réagissent, je ne crois pas l'écriture du Net  plus superficielle, moins travaillée ou plus émotionnelle, mais du brut de soi, du brut d'actualité, du brut d'émotion...Si un grand écrivain des temps passés avait eu cette chance de se voir lu instantanément, aurait-il écrit pareil? Le roman est mort, l'écriture c'est des journaux intimes des blogs, plus de romans, du brut de vécu, pas de temps pour réfléchir...

23 octobre 2006

Bêtise du 23 octobre 2006

Cliquez la desssus çà parle de moi et d'un bouquin édité à la maison Rhodanienne de Poésie en janvier 1996 donc dans un lointain passé et qui est devenu un livre rare... Moi... Sans vouloir casser le marché, j'ai encore un stock personnel de 140 exemplaires invendus et encore dans un très bon état... 
Ah oui! Je suis devenu une pièce de colllection...

Si vous voulez l'objet, il est encore et toujours disponible chez moi
au 1-7,rue Haxo Paris 20ième au prix de 10€+ 3€ de Frais de Port

Hi! Hi! Hi! Hi ! Hi Hi!

Un Collector de Bruno Quinchez Poissons d'eaux

Critiques parues en 1996

POISSONS D’EAUX.

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Paru à la Maison Rhodanienne de Poésie.

(Sainte Geneviève des Bois) janvier 1996

L’auteur/ Bruno Quinchez

Né Le 31 janvier 1952

Adresse/ 1-7 Rue Haxo 75020 Paris

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Critiques parues dans la presse spécialisée en littérature et poésie...

Ils nagent ces « Poissons d’eaux » dans une onde miraculeuse à la recherche de la belle sirène, la source vitale... Ils traversent les saisons « Bouquets de cent fleurs »,   « Jours d’Automne», «Frimas» jusqu’à la «Nuit des amants»... Après «Maryse, Sarah, Mara. C'est la rencontre avec la prêtresse, mais déjà l’Amour s’éloigne et c’est la « Rupture»... Mais comme on le sait, les poissons savent nager et les voilà qui pensent à une « Stratégie et conquête amoureuse » avant de se donner à «Une Femme, une Fleur, une Rose»"... Ou pour "Un éclat de Ciel"... Dessin de François Lauvin... Soixante pages de poésie Marine...

Critique tirée de SOL’AIR n°12/1996.

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Ce curieux style poétique ne peut laisser indifférent... Cette Versification particulière convient à des poèmes effervescents, pleins d’images qui touchent les points sensibles du coeur du corps, de l’esprit, avec un faible pour le corps dans une profonde sensualité... «Fusion vivante des corps»... «Densité du désir»... « J’aime le sillon que j’ouvre dans tes liquides prairies »... Mais il y a aussi « La Mer de tous mes abîmes »... «Les Senteurs des Mers lointaines»... Et beaucoup d’autres où la Nature n’est pas absente... Bravo pour le long poème aux odeurs et cette Ode à Marie... Les poèmes de Bruno Quinchez, souvent teintés d’humour, sont émouvants, ils ont le sang chaud, le souffle et la chair... Je n’énumère pas tous les poèmes que je préfère car je les aime tous pour leur don de faire jaillir sans contraintes toutes les émotions...

Critique de Monsieur Henry Claude Buret tirée de « RENCONTRES n° 72-73 1996 »

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Dans ce recueil une trentaine de poèmes courent comme des eaux vives sur une soixantaine de pages, puis quand le ruisseau devient moins tumultueux et se perd dans les sables, un temps de repos qui permet d’entendre et d’attendre... «Ecoutez le lent tic-tac de la Pendule, Ecoute mon coeur qui bat, Ecoute, Ecoute mes Aveux Dans le Noir nos mains se joignent. » et «SILENCES PAS URGENCE, Ennuis, Couleurs, Douleurs, Douceurs de vivre, Pluie fine »... Des mots assemblés pour confier les émotions du poète devant lesquelles nous ne restons pas Indifférents...

Critique de Michèle Pichéry Parue dans le « bulletin n° 73 de L’ECOLE DE LA LOIRE»

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Extraits parus dans diverses revues telles que

La Revue FLORILEGE septembre 1996...

La Revue ECLOSION septembre 1996...

Si vous désirez acheter ce recueil... Vous pouvez vous le procurer en contactant l’Auteur à l’adresse ci dessus (au Prix de 10 €+ 3 € de frais d’envois) soit 13 €.

16 mai 2005

Bêtise du 16 mai 2005

Pourquoi «On» écrit

On écrit parce qu'on a du monde dans la tête, un petit théâtre ou un petit vélo qui fait le tour du monde, il est rare que les gens sans histoire se mettent à écrire, puis des fois on se prend pour Dieu et on invente un monde à soi avec ,ses rois, ses anges, ses démons et plein d'histoires terribles qui se passent… En général ça passe avec l'âge ou on se fait lire par sa famille puis ses amis, puis quand on voit que ça plait, on regarde plus loin les éditeurs qui n'ont rien à foutre de nos histoires mais on continue d'écrire… C'est comme une drogue d'être lu et on continue jusqu'à ce qu'on désespère de n'être pas lu par d'autres que ses amis, alors on se met sur le net et là on regarde les forums de poésie, on écrit, on est reconnu mais pas par votre nom et prénom….  Alors on cherche encore un éditeur mais les éditeurs vous répondent toujours, de commencer par être connus…. Alors on se met à faire son blog où l'on a quelques lecteur qui vous disent: j'aime bien ce que tu fais, on à un grand sourire et une bonne montée d'endorphine de plaisir mais on est toujours pas connu….  Alors on cherche encore mais c'est sans fin, puis on change de style, les amis ne vous reconnaissent plus mais d'autres se mettent à vous aimer… Et ça, ça dure toute une vie, et les amis fidèles vous disent qu'ils essayeront encore de vous faire connaître, les amis font des associations pour aider le génie inconnu, puis ils se lassent et tout le soufflé retombe… Jusqu'au jour ou un éditeur aime votre travail, mais vous êtes mort et vos droit d'auteur lui tombent direct dans la poche… Moralité tu ne sauras jamais ce que la postérité de ton vivant et post mortem te réservent… A savoir que Rimbaud à fait de l'édition à compte d'auteur et n'a été connu que grâce à André Breton dans les années 30

Au jourd'hui lundi 16 mai 2005
Autrement dit lundi de pentecôtes
Certains travailleront
Certains seront en congés
Certains fairont la grève
Mais politiquement c'est du nanan
pour tous les contestataires de Raffarin
On parle de Raffarin grand publicitaire
Pour des marques de Cafés et autres
Mais communication et Politique
Ca ne semble pas être compatible
No comment...  Mais je rigole!

14 avril 2005

Bêtise du 14 avril 2005

Aujourd'hui 14 avril
J'ai la nausée et elle est bien réelle
Plus envie de vomir que d'écrire

13 avril 2005

Bêtise du 13 avril 2005

En écoutant la radio j'ai entendu
une dame Berbèrre qui écrivait en français
pour parler de sa langue et d'elle,
puis je me suis fait la réflexion
si ne parler qu'une seule langue
n'est il pas une forme d'ostracisme
voire d'étroitesse d'esprit, voire de racisme,
puis cela m'a  fait songer à Babel notion Biblique,
ne pas demander aux autres de chosir notre langue,
mais une langue possède son champs d'expériences...
Les autres langues parlent d'autres mondes,
je pense aussi à ces africains
obligés de choisir une langue
telle que le français ou l'anglais,
je pense aussi à la france impériale
des hussards de la république,
je pense aussi aux langues minoritaires
telles que le corse ou le Breton

18 mars 2005

Bêtise du 18 mars 2005

J'entends parler du salon du livre
où l'invitée majeure est la Littérature Russe contemporaine
j'ai l'impression d'une littérature complaisante
cette littérature qui ne peux dire
que Poutine n'est pas un ange en Tchétchénie,
que le pétrole des pays de l'est
intéresse l'Europe et l'Amérique,
que la morale n'est pas une affaire de de sous,
puis je souris jaune en entendant
des contorsions des journalistes
qui n'osent dire franchement
que le pétrole ça compte
et que le reste c'est du cinéma pour les gogos
et entre autres la littérature russe contemporaine
une littérature faite encore des apparatchicks de Poutine
Les autres doivent aller voir ailleurs
Du moins tant que Poutine est au salon du livre
Car la vérité fait mal surtout aux affaires pétrolières
le passé est toujours une bonne affaire
Une histoire de nostalgie
qui ne pose plus vraiment de  problème
Alors que le présent aurait besoin
D'un autre Solesnitsyne celui de 2005
Ce Solesnitsyne écrivain russe contemporain
Qui régle ses compte avec des fantômes
Mais ne voit rien des maffias et des histoires de fric

Nuits tièdes et douces d'avril
Ce printemps tellement désirable
Qui est à nouveau parmi nous
Germination et bourgeonnement
Fleurs en bouton, rosée du matin...

13 mars 2005

Bêtise du 13 mars 2005

Publicité pour un ami auto-éditeur de Cartes Postales

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Pim0003_1

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A remplir et à envoyer à l'adresse indiquée à doite

Tout est dit,

Tout est dit ?
Tout est déjà dit !
Passent les temps,
mes amours où sont-ils ?
Dans le vent de ma mémoire,
passent les souvenirs,
Jamais la barque,
sur le grand fleuve,
ne remonte vers l’arrière,
Vers les monts et la source,
Et les feuilles sont à nouveau, vertes,
Encore un printemps de plus
et les sons du bal se sont tus,
Lointains bals de ma jeunesse
Ce temps qui se perd dans les rêves,
Et des souvenirs,
En es-tu si sûre ?
Un avion de la compagnie
des indes occidentales passe,
Dans le ciel, lentement,
laissant des traînes d’argent,
Plumes d’anges, les anges,
silences, nuages furtifs,
Dieu est mort,
alors que vive dieu,
J’eusse tant aimé
ré entendre tes doux murmures,
J’eusse aimé réécouter
la mélodie de ta voix,
Me revoir dans le beau miroir de tes yeux,
J’eusse tant aimé te revoir,
ma belle amour,
Trop regarder la monotone attente des sabliers,
Et regarder toutes les femmes-fleurs se faner,
Ne brise t il pas l’espoir d’un jour-toujours,
Oubli de ton visage,
toi ma source,
Mémoire ?
Tout est déjà dit !

Bruno Quinchez
( Sceaux 1978 Morsang sur/orge 92-juin 95)
Pour Gilonimo un copain Poète qui aime bien ce poème

Cet après midi temps doux
Journée de printemps précoce
Et je regardais les enfants
Jouer dans le Bac à sable
Tous les enfants que je n'ai pas eu
Et tous les enfant que j'aurai aimés avoir
Puis la vie en a décidé autrement

un truc pour tous les éditeurs possibles
et qui me veulent  comme poulain
Il est plus sympa d'être maitre chez soi
que d'être employé dans un grand Bazard

Satistiques

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