Roman Le Magicien (Chapitre 1/33 si j’ai la patience)
La terre Promise…
Bonjour Jolie
mademoiselle pouvez-vous me vendre un sachet de pistache avec quelques
loukoums !
La femme est une belle femme avec des yeux noirs qui
vous plonge dans les yeux, elle sourit puis dis au jeune homme : Ici on ne
sert pas les juifs et les chiens ! Joseph se sent pris d’un malaise il n’a
pas quitté son Estonie pour se faire traiter de chien par une habitante de la
ville la plus sacrée qui soit. Il répond : Pouvez-vous comme même me servir car
je suis d’origine russe, et je ne suis pas encore de nationalité
israélienne !
Vous les juifs vous vous croyez tout permis du fait
que vous existez encore ! Pas question de vous servir ici ! Vous êtes
ici en Jordanie, et Israël ce n’est pas
ici ! Joseph vexé s’écrase car il ne veut pas d’histoire. Tous nous avons
nos petites lâchetés et intérieurement il se dit : Je vais tenter ma chance
ailleurs…
La voiture roule depuis dix minutes et il y a un
contrôle d’identité mais lui ne possède pas encore ses papiers israéliens. Et
il est emmené au poste et mis à la question mais grâce à la récitation de quelques passages de
la Thora il peut prouver son identité. Il est bloqué dans ses moyens de Transport quand un
lieutenant de l’armée, lui dit de monter dans sa Jeep. Après tout on devait
s’aider entre juifs. Le lieutenant n’est pas un homme de religion mais un homme
de réalité qui lui dit que tout cela ça ne vaut pas une bonne guerre et que les
Arabes ne comprennent que la force. Joseph lui dit qu’il avait rêvé d’autres
choses, le lieutenant lui dit que le monde n’est pas un rêve. Il y a les forts et les faibles. Lui le lieutenant Sharon, il préférait un état
d’Israël fort pour pouvoir imposer le respect aux pays arabes. Si Hitler a pu
faire ce qu’il a voulu durant les années trente c’est qu’il était fort et que
nous étions faibles. Joseph, lui répond alors que le si le Messie doit venir,
il a promis la paix sur la terre d’Israël et que ses rêves à lui passaient par
une entente plutôt qu’une déclaration de
guerre. Le lieutenant lui réplique qu’il ne peur avoir de paix sans un état
fort, toute l’histoire le prouve. Joseph lui parle de son Messie mais le
lieutenant lui parle du réalisme de chaque jour mais il veut bien admettre que
joseph a le droit de rêver mais cela, pas avant d’avoir assis une paix par les
moyens appropriés. Le débat continue jusqu’aux portes de Jaffa où le lieutenant
laisse Joseph devant un groupe de baraquements situés non loin du centre
métallurgique où Joseph travaille. Ce Week-end à Jérusalem était un désir très
ancien mais ses rêves sont mal en point. Il arrive dans son petit studio et il
dit bonjour à Malika, la femme de chambre des baraquements construits en
provisoire depuis 3 ans. Demain ne peut être pire qu’aujourd’hui mais vraiment
la Jérusalem d’aujourd’hui est décevante…
- Malika peux-tu me dire de quoi demain sera fait ?
- Je ne sais pas monsieur Mayer mais demain sera certainement mieux
qu’aujourd’hui et je sais que dans 5ans vous habiterez dans un immeuble moderne
avec tout le confort alors que puis-je vous dire de demain ? Peut-être
rencontrerez vous l’amour de votre vie, je peux vous introduire dans de bonnes familles religieuses et d’ici
deux à trois ans vous serez heureux avec une ribambelle de petits…
- Non ! Cela n’est pas pour moi, J’ai pas envie d’être un patriarche
mais de réaliser le rêve d’une paix sur Israël et sur ses enfants, je ne rêve
pas de peupler Israël mais de bien vivre en Israël
- Peut être auriez vous du étudier la Thora ?
- L’étude ne m’est pas suffisante il me faut toucher la réalité de la matière
Malika !
- Votre travail vous suffit-il monsieur Mayer ?
- Oui ! Mais j’aimerai trouver la pierre philosophale !
- Vous parler là de choses que j’ignore mais peut-être que pour moi la
pierre philosophale, c’est la vie et de voir une ribambelle d’enfants…
- Je ne veux pas avoir d’enfants avant qu’Israël vive en Paix et je ne
veux pas donner d’enfants à la guerre, après tout, c’est mon droit de pouvoir choisir, pour ma descendance…
- Peut-être mais si je vous présente Esther Cohen alors vous verrez bien que vous changerez
d’avis !
- Présentez-moi Esther et nous verrons !
- Demain je vous la présenterais, elle est assez libre et n’est pas
religieuse, c’est plutôt une artiste et une rêveuse comme vous elle chante
dans un groupe musical du Schubert et elle se défends plutôt bien avec un piano…
- Ah La femme éternelle qui vous embarrasse le cœur ! Va pour
Esther !
Le lendemain après avoir pondu son rapport sur le
stock des matières, Joseph arrive chez
lui, Malika est là avec une grande Blonde assez longiligne avec un regard
perçant un visage équilibré et un nez plein de caractère qui dénote une forte
personnalité…
- Monsieur Meyer Voici Esther ! Esther Voici
Monsieur Joseph Meyer un immigré estonien qui travaille au centre métallurgique
depuis 6 mois, Esther sourit, légèrement étonnée des audaces de Malika.
- Bonjour monsieur ! Comment dois-je vous appeler ?
- Joseph si cela ne vous fait rien ! Et vous ?
- Téti c’est mon surnom je trouve qu’Esther, cela fait Biblique, du reste
il y a le livre d’Esther qui est une aventurière Biblique mais Esther c’est
pompeux, donc pour moi cela sera Téti
- Bien Téti ! Et d’où êtes-vous ?
- Je suis d’origine française avec une mère polonaise, nous avons fuit la
France en 1936, nous sommes allées en Angleterre jusqu’en 1948 et je suis
israélienne depuis deux ans, puis-je en
savoir plus sur vous
- Je suis un émigré des pays de l’Est arrivé récemment en Israël, je suis
plus un idéaliste qu’un religieux mais j’attends tout de même un âge d’or que
je vivrais ici mais pourquoi Téti et pas Esthy
- Une lueur d’amusement sortie des yeux de Téti puis elle répondit pour
un homme des pays de l’Est Esthy c’est quelques chose qui devrait représenter
quelques souvenir vous avez raison dans mon enfance mon père m’appelais Esthy
puis Téti n’est que le diminutif, mais vous Joseph je peux vous appeler Joe,
c’est tout de même moins pompeux que
Joseph le patriarche…
- D’accord pour Joe Téti ! si
vous pouviez m’inviter cette après midi pour visiter votre monde je serais tout à fait d’accord
après tout en tant qu’artiste vous devez avoir pas mal de temps à perdre…
- Venez ce soir au cabaret roi David vous verrez mon groupe «les
élohims » c’est un groupe entre le jazz et le classique avec beaucoup de
création par nous-mêmes, c’est l’un des nouveaux groupe de Jazz juif entre le la
tradition «Kelsthemer (à Voir)» et le
Jazz afro cubain…
- O.K. ! Téti à ce soir pour voir votre groupe mais où allez-vous
maintenant ?
- Vous allez à votre usine moi je
vais retourner à ma machine je suis secrétaire dans la même entreprise que vous
je suis secrétaire de direction pour mieux vous servir… Allez ! Bises Joe et Ã
ce soir !
- Maintenant pour l’un de mes amis présent je vais chanter plus
spécialement une chanson qui s’appelle «How i can sing for you, my dear
Joe ?. Elle commence avec un rythme
de blues assez rythmé puis accélère le
rythme par un Cha-Cha en ne quittant pas
Joseph des yeux. Elle s’approche de lui et lui tends les bras. Elle danse avec
lui un rock endiablé en hurlant des «I Love you ! Darling ! » et
ceci à chaque passes de Rock pendant que Joseph et elle monopolise la piste du
roi David. Les spectateurs applaudissent l’ambiance est très chaude, ils se calment et ils
demandent des danses moins violentes. Le
trompettistes entame une valse douce et tous les deux sont enlacés sur la
piste. Elle lui susurre: Joe ! J’ai
envie de toi... Viens ! On va faire l’amour
! Joseph est en sueur et il est en
pleine extase et lui dit : D’accord ! Puis il lui fait un long
French-Kiss sur la piste et essaye même de lui trouver le secret de sa
fermeture éclair. Elle lui dit : Non pas ici ! Allons chez moi…
- Et ça qu’est que c’est ! En montrant une longue balafre sur le
bras…
- Un mauvais souvenir ! Mais je suis là avec toi ! Faisons
l’amour jusqu’à l’aube Téti ! Et il l’embrasse en caressant ses petits
seins. Elle est d’une maigreur effrayantes mais encore assez de chairs pour
être désirable, ils se mêlent et s’emmêlent au plus profond. Qui est qui
? Et qui fait quoi ? Je ne sais, c’est simple il sont là et ils sont
heureux. La nuit froide de décembre pour
eux restera une nuit chaude dans leur souvenirs il faut dire aussi que Téti est
plutôt frileuse et elle pousse le chauffage durant les mois froids. Pour lui
dans son souvenir seront mêlés le chaud, le froid, le désir et l’obscurité avec
ce plaisir lié à l’inaccomplissement, elle est trop cérébrale cette Esther et
même si elle se donne avec violence, son désir n’est pas son plaisir mais
plutôt l’envie de se perdre avec Joseph. Après le premier contact, le désir
devient plus mécanique et elle le suce pour que son érection tienne plus
longtemps. Joseph la désire-t-elle vraiment, elle pourquoi c’est elle alors donnée, mais la mécanique marche plutôt bien,
et ils arrivent tout de même à des orgasmes plusieurs fois dans la
nuit. Sa question est celle là : Qu’ai-je de commun avec lui ?
Et pour lui cette question : Que me veut-elle ? Mais ils profitent
bien l’un de l’autre, ce n’est pas un fol amour mais du bon temps passé en
commun…
- Vers 7h Le matin, le r éveil sonne sur un lit défait, Esther est
encore emmitouflée dans sa chemise chaude qu’elle s’est mise vers trois heures
du matin marquant ainsi son désir de dormir, joseph est allongé nu sur le
ventre, inconscient et bienheureux.
Esther regarde Joseph puis elle tourne la tête vers le réveil et elle dit en
hurlant : Zut ! Je vais être
en retard. L’amante a disparue, elle fait le café puis donne quelques claques Ã
Joseph pour le réveiller, puis voyant que cela ne marche pas elle décide
d’utiliser les grands moyens et elle lui verse une carafe d’eau sur le visage.
Joseph se réveille en sursaut que se passe-t-il ? Esther, maintenant habillé, lui dit :
Lève-toi mon bonhomme ! J’ai besoin du
lit dans 10 minutes, si tu veux du café il est chaud ! Allez ouste ! Hors de
là mon bonhomme ! Joseph
complètement dégrisé essaye de l’embrasser, mais elle le repousse, il allume
une cigarette et se rhabille lentement. C’est fini. Et cela ne doit pas
s’éterniser, après tout, la vie continue, c’est la vie, puis j’ai d’autres
choses à faire. Joseph rhabillé lui demande et quoi donc chère Esthy ?
- Mon cher je dois aller présenter
au Kibboutz Mayerling une représentation culturelle sur la spécificité juive et
le sionisme, vous savez sans doute entendu parler d’Hertzel mon chou ?
- J’ai eu le barbu Marx en Estonie et maintenant je dois supporter
le barbu Hertzel ! Non ! Ca ne me va pas, je n’ai jamais cru Ã
leurs programmes. Une idée oui !
Mais surtout ne pas bloquer l’avenir !
- Eh bien, mon Jojo ! Je suis moi-même tout ce qu’il y a de plus engagé
dans le militantisme sioniste. Je crois que nous les juifs nous avons beaucoup
de choses à dire et que nous sommes choisis, par l’histoire et par Dieu, pour
faire de l’état d’Israël l’état idéal.
- Tu me fais peur chérie pour moi qui suis en Israël, j’y suis bien, je
ne suis pas un violent et après tout, tous les hommes peuvent vivre en paix sur
cette terre et pourquoi pas en Israël…
- L’état d’Israël est un état que nous avons fait pour les juifs et par
les juifs les autres doivent donc admettre que nous sommes les maîtres ici dans
un état fort pour une paix durable…
- Un certain Adolf disait aussi cela dans le passé…
- Hitler était fort et nous étions faibles nous ne serons plus jamais
faibles !
- Peut-être mais serons-nous encore digne du nom de juifs ?
- Un Juif fort reste un juif ! N’oublie pas qu’il a fallu 1800 ans
pour reconstruire, Israël je rêve du grand Israël tel que le roi David régnait
en son temps
- Un état qui irait de Damas au Caire en passant par toute la Jordanie,
c’est un rêve puissant et même un rêve
dangereux. Moi, je suis content qu’Israël existe mais je n’ai pas ton ambition…
- Le grand Israël ne se fera pas en quelques années, nous avons le temps.
Le royaume de David s'est fait en quelques dizaines de générations. L’éternel a
construit l’histoire pour que l’histoire nous serve…
- Tu me traite de rêveur tu es encore plus folle que moi allez bisous et
à te voir !
Joseph sort de l’appartement, il sort une cigarette
et passe sa main sur sa joue, il remarque la saleté des escaliers et qu’il fait
vraiment froid dehors et il se dirige jusqu’à son baraquement, il se
débarbouille et se rase et se change. Il se sent bien, la vie est belle et Téti est jolie. Il doit y aller pour neuf heures, il allume sa radio,
les officiers arabes manifestent leur
soutien à Nasser, les ouvriers agricole du Kibboutz Ben Hachem ont été attaqué dans
la nuit par un groupe de terroristes
palestiniens, les affaires étrangères communiquent que Golda Meir envoie son
ministre de l’armement dans les pays occidentaux pour négocier des contrats de
coopérations bilatéraux, la météo sera froide, sur le Nord de la Galilée, avec
quelques chutes de neige, aux bords de la Méditerranée. Joseph coupe la radio
puis s’habille avec une veste en cuir chaude et va chercher sa Vespa dans le
garage
Les Journées se suivent Téti revient plusieurs fois
et plusieurs fois ils font l’amour. Ils ont décidé de ne pas se contraindre
l’un et l’autre, chacun gardant sa liberté. Au bout de quelques mois de ce
va-et-vient entre les deux, Esther annonce à Joseph qu’elle est enceinte de
lui. Elle lui dit aussi qu’elle veut garder le bébé pour elle-même et
qu'elle lui autorisera les visites mais
qu’elle veut rester libre. Sept mois après, elle lui annonce que c’est un
garçon, qu’il s’appellera Samuel David Henri et qu’elle l'a déclaré lui Joseph Mayer comme l'identité du Père…
Joseph ne peut voir son fils et sachant qu’il ne peut rêver mieux dans son travail que d’aller en Amérique pour la métallurgie. Il a encore quelques études à entreprendre, il laisse donc Israël, Téti et son fils Samuel et il part pour un séjour qu’il pense provisoire aux USA.
Bruno Quinchez Mai 2004