Le soleil se levait déjà, aux blancs confins des nuées
Je me levais, frais, disponible pour un nouveau temps
C'était en hiver, des flocons tombaient, fins et légers
Je me préparais à vivre, sentant en moi le printemps
Je me levais tranquille prêt à bien vivre et rire,
Je n’avais pas de moulin à abattre mais des heures,
A vouloir débattre, et à vouloir encore sourire,
Je ne voyais venir que le bonheur, pas le malheur.
Je regardais ma pépette, bien blottie au chaud sous la couette
Princesse au cœur et au corps de panthère mais si chouette
J'allais à la cuisine préparer un petit déjeuner, du pain grillé
Ces odeurs, ça sentait le café qui doucement allait la réveiller
Dans un silence parfait, je contemplais, lassé, mes rides,
Je regardais cette femme au cœur et aux désirs avides,
Je ne savais que lui dire, pauvre homme que j'étais, absent,
Pour tous les rêves que j'avais faits, encore tout jeune enfant
Des explosions, dans le ciel, fleurissaient notre jour,
Des anges qui lâchaient, leur bombes sur nos têtes,
Cruels anges des saints abattoirs, Dresde, Oradour,
Auschwitz était encore inconnu, donc sans requêtes.
Mon homonyme familial qui regardait sa mort
Venir de douze fusils car il avait eu ce grand tort
De vouloir dire non! Un petit enfant de vingt ans
Dans une Europe de déments, mort mais aimant
Menora, Memoriam, Mnémosyne, un même grand nom,
Dans toutes ces civilisations antiques, me hantait, démon
Ou ange des souvenirs, je songeais en ces beaux matins
A ces jours de fureurs, que sont nos vies et nos destins
Ne savoir jamais ni le jour ni l'heure
Et vivre sans poser toutes ces questions
Sur ce qui vous fait malheur ou bonheur
Saisir intensément l'instant et dire... Vivons!
Ces jours passés ou vivre un ordinaire quotidien,
Tant de temps pour vivre, cet ennui qui me ronge,
Et ce quotidien qui s'assume dès les petits matins,
Ne pas vivre pour manger, pouvoir vivre d'un songe
Il ya soixante ans l'Europe découvre l'horreur
Alors qu'ils croyait se battre que pour l'honneur
La Liberté et la Vérité de vivre tous ensemble
La Vérité était horrible, et la Conscience trouble
Jour après jour, le temps s'enfuit
Sonne l'heure, sonnent les cloches
Même dans le noir, l'espérance luit
Ses flèches, dans mon coeur, décoche
Le clown était bien triste en ce beau matin
On se moquait de lui, des mauvais Coquins
Qui ne connaissent pas encore son bon coeur
Ceux-là qui ricanent, et déjà le clown pleure
Dans la nuit solitaire et l'obscurité si profonde,
Un enfant pleurait, d'une grosse terreur imonde,
J'ai été, comme tous les enfants, ce petit gamin,
Que sa mère rassurait, dans ses bras, au matin.
Bruno Quinchez Pseudo Victorugueux fait en janvier 2005 Quatrains
faits avec la participation d’Héloïse de TLP Et copier-coller personnel
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Voir video gratias
Voir en latin video ce n’est pas peu dire
Voir comme le voyant du père Rimbaud
Ou voir un feuilleton à la télé
C’est pas pareil !
Le regard des peintres distingue toutes les nuances
Et notre télévision a une palette réduite
La vidéo c’est le regard en boite
Les peintures jouent avec une palette de couleurs
Tandis que le vidéaste joue sur les signifiants
Je ne referais pas Lacan
Mais j’aime mieux regarder les nuages
Un coin de ciel bleu
Que la ferme sur TF1 !
Bruno Quinchez Victorugeux Paris le 8 juin 2004
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Une brève histoire de Europe
En 1815, à Waterloo l’ogre est vaincu,
Les alliés font la fête dans Paris,
En 1870, guerre entre la Prusse et la France,
La commune de Paris est écrasée…
En 1918 la grande guerre se finit,
Les alliés se réunissent à Versailles…
En 1940 la France crie vive Pétain !
En 1945 la France crie vive de Gaulle !
En 1945 les alliés sont dans Berlin en ruine,
Europe se coupe en deux blocs ;
La guerre froide commence,
Mais invention des 6 de la CEE…
En 1989 un grand mur est mis à terre,
Gorbatchev laisse, le pouvoir soviétique,
Et Eltsine réinvente la Russie,
La CEE s’agrandit à 15…
En 2004 nous sommes à 25 dans le club,
Les nations sont intégrées dans le machin,
Mais des patrons cassent les frontières,
Et notre Europe est toujours à faire…
Bruno Quinchez Victorugeux Paris le 12 mai 2004
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Eloges d’une paire de seins
Les prendre dans la main, les voir, les soupeser,
Comme des gros melons murs, les sentir, les peser,
Ces deux choses que vous posséder ma princesse,
Quoique je ne sache rien, de vous et de vos fesses.
Très chères belles dames vous nous faites rêver
Quoiqu'on ne sache bien, tout cela que vous avez
Mais parfois des fantasmes passent mieux sur l'écran
Et je vous dis, tout cela, ce bien n’est que du nanan
Madame, j’aime encore et toujours, vous voir et draguer
Mais je me dis moi aussi, de ce petit-rien vous me baguer
Même si j'aime toujours et autant, certes ma grande liberté
De beaux nénés pour une bonne année... O ma princesse!
Même s'il faut que votre douce échine galbée que je caresse
Avec verge dure et ferme pour mieux, vos fesses vous fouettez
Bruno Quinchez Razemotte Paris le 3 janvier retravaillé le 9 janvier 2005
NB je crois pas qu'il y ait des enfants sur mon site
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Ma muse… un souvenir chéri
Ma muse s'amuse de toutes mes ruses
Mais elle sourit de toutes ses dents
Elle croque la vie comme ces enfants
Qui courent çà et la et qui s'amusent !
Sur la balancelle, debout elle se balance
Et moi prudemment vers elle, je m'avance
Elle a ce rire heureux de ceux de son âge
Et avec elle je me promets de faire mille voyages
Ma muse, elle n'a que vingt ans et moi aussi
Le temps est toujours beau, là bas, comme ici
Le vent souffle et décoiffe ses grands cheveux
Et je suis amoureux d'elle et ses beaux yeux
Bruno Quinchez Paris le 20 août 2004
Victorugueux en souvenir de ses 20 ans
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Questions historiques sur Napoléon Bonaparte…
Pourquoi Napoléon s’est-il fait sacrer ?
Parce que Bonaparte ça ne faisait pas sérieux,
il voulait être con-sacré…
Pourquoi Napoléon avait-il sa main sur le ventre ?
Souvent il avait trop mangé, on l’appelait l’ogre et il avait mal au foie…
Pourquoi Napoléon portait-il un petit chapeau ?
Certain disent qu’il voulait faire modeste, en fait c’est qu’il voulait cacher un début de calvitie…
Pourquoi vous prenez-vous pour Dieu ?
Napoléon est mort à st Hélènne et paraît-il que Dieu n’est pas mort…
Pourquoi Napoléon a-t-il été vaincu à Waterloo ?
Parce qu’un con nommé Cambronne a donné le mot de passe aux anglais
Bruno Quinchez Victorugueux Paris le 2 décembre 2004
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Tempête dans une tête
J'ai l'impression d'être au milieu d'une tempête
Il n'y a pas que les tourments que j'ai dans la tête
Mais je vois une violence historique sous mes yeux
Des clochards dans la rue qui ont le ventre creux
Et de faux mendiants qui exploitent tout mon crédit
Mais quand on me demande qu'est-ce qu'alors je fais ?
Ce que je peux donner! Ce qui est faux, est aussi vrai
Un politique non-coupable mais responsable l'a déjà dit
Je me sens impuissant comme devant ces vampires
Pas ceux qui me sucent le sang, c'est encore bien pire
Mais c'est de voir tout cela comme si c'était normal
Tout cela me fait mal au cœur et au un poids au moral
La politique échoue là où elle devrait encore plus exister
C'est à dire panser les plaies ou soutenir mes pensées
Mais je vis dans un monde déraisonnable, fou et insensé
Ou le plus important c'est de plaire aux électeurs pour rester
Merde j'ai voté, j'ai choisi mon seul et unique bourreau
Et ce salaud il fait trop bien son boulot qui m'épouvante
La tempête ne se calmera pas, celle qui est dans mon cerveau
Hier je croyais en demain mais aujourd'hui déjà s'invente
Et je ne sais même pas si demain vaux la peine d'essayer
En Tchéchénie ou en Ossétie, en Afghanistan ou encore en Irak
Les militaires dirigent le monde, mais il ne faut pas m'effrayer
Mon unique et grand rêve ce n'est que tout cela ça craque
Dans un grand krach boursier ou par une bonne reprise
Une reprise en main de cette conscience si inhumaine
Je ne veux pas des sectes humanistes SVP ! Ni gourou à analyse
Mais la simple conscience de la fragile existence humaine
Bruno Quinchez Victorugeux Paris le 10 septembre 2004
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L’au de-là
Paradis ou enfer nous n'avons pas le choix
Parlez pour hier, demain ou autrefois
Déjà un peu de temps passe hélas
Et l'éternité se montre encore trop lasse
Mais savoir que demain existe est sagesse
Même si parfois les poètes la confondent avec tendresse
J'ai longtemps rêvé sous plus de mille étoiles
Mais mon Dieu je n'ai plus peur de tes voiles
Je ne veux pas mourir sans avoir vécu
Avec de bons amis et beaucoup d'inconnu
Merci! Est la miséricorde accordée aux hommes
Et nul curé, pasteur ni rabbin jamais me sermonnent
Car je sais bien que la haut il est miséricordieux
Ce mec bizarre, le barbu que l'on nomme dieu
Même si c'est aussi une femme avec tous ses appas
Mais pas une femme qui ne se vends, non pas!
Bruno Quinchez Victorugueux Paris le 14 septembre 2004
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