TLP Janvier-Février 2003
Sur l'Ailleur Absolu
L'ailleurs absolu se trouve à 13,5 milliards d'année-lumière...
Des lieux où la lumière est partie
au moment de la naissance de l'univers
et qui ne nous est pas encore parvenue
C'est à dire que nous ne pouvons rien dire
au de-là de cette distance, qui corresponds aux débuts de l'univers...
Un peu de science rends prétentieux...
Un peu plus de connaissance rends modeste
L'archer
Les flèches d'Eros
Ne viennent que d'Eros
Des flèches transpercent
Archer toujours innocent
Les deux pigeons de Paris…
Deux pigeons, de notre Paris, s’aimaient d’amour tendre,
Leurs plumages étaient d’un gris sale, couleur de cendre,
Ils fréquentaient notre ville depuis des temps lointains,
Leur nourriture venait des Parisiens qui tendent leurs mains.
Le premier, un pigeon avec des taches marron, et laid
Courait entre les bancs et le bac à sable, en mendiant
Les enfants essayaient de l’attraper en le pourchassant
Cherchant à le coincer par des cadeaux sans attraits
Le second tout aussi déplumé que le premier désigné
Mais leurs amours étaient arrivés, signe du printemps
Ils ne se séparaient jamais, symbole d’un amour suranné
Les enfants jouaient et les regardaient de temps en temps
Leurs amours étaient connus comme le symbole la fidélité
Mais les bancs et les trottoirs devaient souvent être décrotté
Un maire décida que cela était assez, ils devaient dis paraître
Les pigeons ignoraient les édiles et se révélaient opiniâtres
Un chasseur de pigeon fut nommé par le maire de Paris
Ceux, qui voyaient seulement leurs salissures, furent ravis
Et le chasseur fit si bien, qu’en une année, plus de pigeon
Mais l’âme des Parisiens fut triste de leur entière disparition
Un parisien complaisant se mit en quête de leur faveur
On choisit de beaux pigeons, des bisets aux plumages titrés
La race des pigeons était sauvée, pigeons de grande qualité
Mais nos deux pigeons du début ré apparurent, sales et chieurs
Quelques années ont passé, il n’y a plus les beaux bisets
Mais des pigeons sans pedigree, mélange des gris et des marrons
Les Parisiens de toujours, se réhabituèrent alors à leurs pigeons
Les pigeons sale et gris, avec leurs toutes les salissures, sans arrêts
Moralité si les pigeons sont sales dégouttant et sans attrait
c’est une partie de notre paysage de notre vieux Paris
Leur salissure serait cette longue absence sans préavis
Si vous aimez Paris, aimez aussi ceux qui font partie du portrait…
Avant ou la déchéance du paradis obscur
Pulse ! Pulse ! Pulse ! Voilà l’univers que je ressens, c’est une pénombre tiède et agréable dans un univers liquide, je sens les vibrations de cet univers que j’aime, c’est peut-être un univers limité mais c’est le mien. Depuis une éternité, je sais que j’existe mais peu à peu je ressens la signification de ce qu’est être mais je reste l’unique. Depuis un temps indéfini, je sens des choses bizarres et je pressens que mon moi-même est dans cet univers limité car j’entends les vibrations de cet univers qui n’est pas moi. Des bruits, des sifflements et des moments de plaisirs intenses. Quand j’entends des sons graves d’une sonorité mélodieuse : Bébé.. Tu es dans mon ventre ! Cette voix étrange est-ce celle d’un Dieu qui m’appelle pour l’adorer ? Je n’en sais davantage mais sa voix bien que très sourde, elle est aussi une voix que j’ai apprise à aimer d’un grand amour… Est-ce le créateur qui me parle ? Je ne sais encore. Il y a aussi des musiques plus bizarres comme des miaulements. C’est bizarre car je sais maintenant que je suis prisonnier dans un univers chaud et doux mais j’aime beaucoup cela. J’espère que je vais y rester longtemps car c’est agréable. J’apprendrais plus tard que le grand tunnel de lumière avait une sortie froide dans une maternité des hommes… Lorsque je vis ce début d’ouverture de mon paradis-prison, je savais en fin que j’allais coexister dans un monde infini. Ma prison-paradis s’ouvre et je plonge ma tête de bébé dans un monde froid et sec. Mais malgré cela je souris à ce monde. J’entends alors cette voix terrifiante venue je ne sais d’où :
Madame ! Vous venez d’avoir un garçon, un fort beau garçon !
Princesse
Qu'est ce qui fait le charme
d'une princesse charmante ?
Une paire d'yeux qui me regardent
Une paire de seins que j'aimerais caresser
Un moment passé avec elle...
La main dans sa main
Soit dans un lit pendant une longue nuit
Soit à se regarder et être amoureux de notre amour
Un presque rien que je voudrais qu'il dure longtemps
Puis le souvenir du temps ou je t'aimais
C'est le printemps dehors, le soleil brille
Une pluie d'avril tombe douce mais froide
Et j'aime les poètes, j'aime la vie et j'aime aimer
Parce que cela me fait du bien
Suicidez-vous, mauvais conseil, (poème d’humour noir à prendre aux énièmes degrés)
Suicidez-vous ! Bons sangs !
Crevez cette énorme enflure,
Et regardez votre néant face à face,
La noirceur de votre vide,
Mauvais conseil, certes !
Mais arrêtez de parler du désespoir,
Si vous n’avez pas ce courage,
De voir votre auto adoration,
Merde ! ! La vie est belle!
Même si elle n’est pas jolie,
A regarder avec ses vergetures
Ces vertiges et sa tristesse,
Alors suicidez-moi cet ego,
Votre nombril et votre cerveau,
Et regardez alentours, merde !
Et arrêtez de jouer aux poètes maudits,
Les poètes ne sont maudits que par ignorance,
Par leur profondeur ou par idnavertance,
Ne surfez pas sur la vague de la notoriété,
Suicidez-vous, soyez bref,
Et peut-être on vous aimera morts et célèbres,
On dira de vous, ah qu’il était beau !
Rassurez-nous comme Rimbaud,
Ah ! Que les malédictions sont salutaires,
Suicidez-vous d’un mot d’amour,
Suicidez-vous pour un toujours,
Oui ! Suicidez-vous dès maintenant,
Et foutez-nous la paix dès à présent,
CE POEME EST DEDIE A TOUS LES POETE DE TLP
QUI PARLENT DE SUICIDE SANS SAVOIR CE QU'ILS DISENT...
Voilà revenu le joli mois de mai
Saluts à vous ! Ô beaux enfants du joli mois de Marie !
Les fleurs offertes du printemps, à tous vous sourient,
Les visages rayonnent d’un vrai bonheur car le soleil brille
Les amoureux ont tous des yeux qui s’éclairent et scintillent
Le joli mois de mai est revenu parmi nous, avec son muguet,
Et les échoppes mendiantes vous harcèlent, sourires aux aguets,
En mai, fait ce qu’il te plait ! Donc souris à une agréable vie !
Le souvenir d’une bonne extase rehausse une vie.. Ô ma mie !
La lumière s’annonce plus forte, et toujours plus formidable,
La chaleur des cœurs semble d'ailleurs tellement désirable
Ce temps des cerises rouges et sucrées, il vient maintenant
Et quand parmi nous refleurit le temps inventé des cerises
Viennent aussi des heures lumineuses qui restent exquises
Ce sont des temps qui rayonnent devant ce paradis plaisant
Fredaine d’avril
Don don dondaine
Vive les fredaines
Da dou da dou
Le printemps est doux
Papapoum tralala
Que dire de cela
j'aimais jamais
Mais j'aimais mai
Ti da dou bip ha loulà
La fin est déjà là
Allez à la revoyure
Pour quelques ratures
Les Immigrants.
Ils partaient naviguant vers le lointain suivant la course du soleil,
Vers l’île de leurs rêves ou le territoire de la liberté essentielle,
Emportant avec eux des souvenirs amers d’un passé haïssable,
La grande terre de là-bas leur tendait déjà des bras bien aimables.
Ils s’appelaient Martin Lafleur, Thomas Jefferson ou Déborah Weill,
Dans leurs valises il y avait plus de rêves que de ducats et de pesos,
Ils allaient toujours plus loin vers l’Ouest là-bas où se couche le soleil,
Emmenant avec eux leur foi, leurs combats éternels et leur Eldorado,
Naviguant sur des pavillons de complaisance, ils étaient la misère du monde,
Voguant de notre vieille Europe jusqu’aux cotes du nouveau-monde,
Imaginant déjà un paradis qui les portait là-bas où coule le miel,
Partant de terres surpeuplées pour conquérir les plaines et leur ciel,
Ils savaient à peine la langue de leurs nouveaux pays de cocagne,
Partant sans retour de leurs villes triste et des misérables labours,
Cabotant au milieu des pirates, des forçats de mer et peut-être le bagne,
Ils allaient construire un monde incroyable… Ici, là-bas et autours,
Mais voyaient-ils déjà à une terre promise ou de juteux butins ?
Les pauvres gens côtoyaient déjà leur prochain grand Manitou,
Cette terre promise était écrite dans de gros livres parlant de tout,
Une terre où leur Dieu n’était pas absent et réglait leur destin,
Ils partaient tels des conquérants ou comme que de pauvres hères,
Les rêves les plus fous croisaient les pauvres espoirs d’un long oubli,
Les bateaux surpeuplés portaient en eux les germes de mort et de vie,
Le choléra, la variole, des cultivateurs de maïs ou de pommes de terre,
Ils naviguèrent plusieurs siècle puis ils arrivèrent aux extrémités des océans,
Dans des îles où les femmes sont sans voiles et les hommes sains de corps,
Ils arrivèrent en Australie portant toujours la vie et semant aussi la mort,
Et ainsi disparurent les rêves d’un au-delà et que vieillirent les enfants….
Paris le 24 février 2003 Juste avant la guerre en Irak Poème
dédié à Julie de Californie qui m'aenvoyée un MP sur ce sujet
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